Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Les Passerands des 11e et 13e BCAP à l’Hartmannswillerkopf en 1915

Lire notre revue Vatusium n° 18, 2015 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 1ère partie : 1914 et 1915.

Cette troisième page BONUS complète notre article « Alsace et Lorraine en 1915 » publié dans Vatusium n ° 18, pages 42-43. Voir aussi nos autres pages bonus sur le même sujet (en construction).

En 1915, de nombreux Passerands se battent dans les VOSGES (au nord, régions de St-Dié, Lunéville ; au sud, sommets des Hautes-Vosges), et en ALSACE (voir notre page « Les Passerands et les combats d’Alsace en 1915 »). Lire l’introduction sur notre page « Les soldats de Passy en LORRAINE et ALSACE durant l’année 1915« .
Nous présentons le détail de ces différentes batailles est présenté dans les pages suivantes  :
– Les Passerands du 133e R.I à St-Dié-des-Vosges début 1915   
 Les Passerands des 11e et 51e BCAP au Reichackerkopf et au Sattelkopf en février-mars 1915
 Les Passerands des 11e et 13e BCAP à l’ Hilsenfirst en 1915
 Les Passerands du 11e BCA à Soultzeren en février 1915
 Les Passerands des 11e et 22e BCA à Metzeral en juin 1915
–  Les Passerands des 11e, 22e, 114e BCA au Barrenkopf en juillet 1915
– Les Passerands des 11e, 14e, 114e BCA au Linge en juillet-août 1915
Voir aussi notre page Les chiens d’Alaska dans les Vosges pendant la Grande Guerre

Extrait : « Le Passerand Pierre Alphonse Buttoudin, classe 1898, engagé volontaire au 13e BCAP le 11 janvier 1915 a participé à ces combats jusqu’au 25 mars 1915, date à laquelle il passe au 32e BCA. Il meurt de maladie le 10 avril 1915. »
De nombreux Passerands des 11e d’Annecy (et 51e BCAP, son bataillon de réserve), 13e BCAP de Chambéry (et le 53e BCAP, son bataillon de réserve), 28e BCAP de Grenoble et 67e BCA de Villefranche-sur-Mer participent à ces combats en 1915.

Un exemple : Eugène GROSSET-JEANNIN, classe 1912, déjà blessé au 22e Btn de Chasseurs à Thann le 15 août 1914 avec amputation du pouce droit et plaie pénétrante poignet gauche par éclat d’obus. (cité le 1er octobre 1915 : « Belle conduite au combat du 15 août 1914. A été blessé. »), passé au 11e Btn de chasseurs le 19 novembre 1914, à nouveau cité à l’ordre du Bataillon le 30 août 1915  (« A été volontaire pour faire partie d’une patrouille chargée d’aller relever des blessés tombés très près des ouvrages ennemis. [le Linge] »), nommé chasseur de 1ère classe au 11e Btn de chasseurs le 27 septembre 1915, est blessé le 1er  janvier 1916 dans le combat de l’Hartmannswillerkopf par un éclat d’obus à la tête et à l’épaule droite reçu. Cité à l’ordre du Bataillon n° 5 du 16 janvier 1916 : « Belle conduite au combat du 1er janvier 1916. A été grièvement blessé. » Croix de guerre avec trois étoiles de bronze. Il décédera le 1er septembre 1919 à l’âge de 27 ans. Inscrit sur le monument aux morts de Passy.

Panorama des Vosges et du Haut-Rhin ; le Vieil Armand (Hartmannswillerkopf), en haut 

Panorama des Vosges et du Haut-Rhin ; le Vieil Armand (Hartmannswillerkopf), en haut (site tim-slater.blogpost.fr)

Panorama des Vosges et du Haut-Rhin ; le Vieil Armand (Hartmannswillerkopf), en haut (site tim-slater.blogpost.fr)

Bataille de l’Hartmannswillerkopf, de janvier à décembre 1915

Cette bataille se déroule sur un front secondaire de la « Grande Guerre » mais la violence des combats et la rigueur du climat des Hautes-Vosges l’ont rendue aussi terrifiante que celles plus célèbres de la Marne, de la Meuse ou de la Somme. » (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

« Le massif du Hartmannswillerkopf est un éperon rocheux pyramidal surplombant le sud de la plaine d’Alsace entre les villes de Colmar au nord et de Belfort au sud, avec entre les deux Mulhouse.
Le nom de Hartmannswillerkopf provient du nom du village de Hartmannswiller et de la butte qui le surmonte (la « tête », Kopf).

« Ce massif doit sans doute son surnom de « Vieil-Armand » à une déformation lexicale des journalistes français qui a transformé le « Hartmann » en « Armand », avant de lui accoler l’épithète « Vieil-Armand » d’après un calembour sur le nom d’Armand Fallières, président de la République jusqu’en 1913.
Les poilus ne l’ont jamais appelé ainsi. Les chasseurs préféraient l’appellation de « Hartmann » et les documents officiels de l’armée utilisaient l’abréviation HWK, souvent prononcée HVK. De leur côté, les Allemands utilisaient le terme HK pour désigner le « mangeur d’hommes », rebaptisé après la guerre le « Moloch ». Les poilus qualifieront aussi la falaise de « montagne de la Mort ». » (Guides illustrés des champs de bataille Michelin, Alsace Moselle, les combats des Vosges, éd. 2014, p.187)

Culminant à 956 mètres, cette position stratégique est l’enjeu de furieuses batailles qui s’échelonnent entre le 26 décembre 1914 et le 9 janvier 1916. Durant cette période, alors qu’attaques et contre-attaques se succèdent, le sommet change huit fois de main. » (site front-vosges-14-18.eu)

Région des combats devant Cernay et l’Hartmannswillerkopf. Vue prise de la plaine d’Alsace, d’après l’Illustration 

Région des combats devant Cernay et l’Hartmannswillerkopf. Vue prise de la plaine d’Alsace, d’après l’Illustration (site thebluelinefrontier.com)

Région des combats devant Cernay et l’Hartmannswillerkopf. Vue prise de la plaine d’Alsace, d’après l’Illustration (site thebluelinefrontier.com)

« Les régiments les plus illustres (dont le fameux 152ème RI, appelé par les soldats le « 15-2 ») s’y distinguent, perdant parfois la moitié de leurs effectifs en quelques jours de combat. Quant aux intenses bombardements (250 000 obus sont tirés par l’artillerie française pendant la seule journée du 21 décembre 1915), ils transforment progressivement la forêt en paysage lunaire.
Les estimations des pertes évoquent le chiffre de 25 000 morts dans les deux camps (ou 15 000 ? Voir bilan ci-dessous), résultant de l’acharnement des généraux à maîtriser cette hauteur : pour Joffre, « le Hartmann doit être repris ». « Je veille la garde sur le Rhin », répondra le général allemand Gaede. » (site front-vosges-14-18.eu)

Soldat allemand près du Hartmannswillerkopf 

Soldat allemand près du Hartmannswillerkopf (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Soldat allemand près du Hartmannswillerkopf (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

« Les aménagements, casemates, galeries et abris souterrains qui sont installés pour abriter les hommes et les munitions sont les plus imposants du massif des Vosges. Parmi les 6 000 abris construits, la moitié est encore visible, jalonnant un parcours de 90 kilomètres de tranchées. » (site front-vosges-14-18.eu)

Contexte et enjeux stratégiques de la bataille de l’ Hartmannswillerkopf

Le front en Alsace s’est stabilisé pour le restant de la guerre sur une ligne Pfetterhouse – Altkirch – Thann – Hartmannswillerkopf – Munster – Col du Linge – Col du Bonhomme.

Carte du front dans les Vosges en 1915 après la fin de la guerre de mouvement 

Carte du front dans les Vosges en 1915 après la fin de la guerre de mouvement (site commons.wikimedia)

Carte du front dans les Vosges en 1915 après la fin de la guerre de mouvement (site commons.wikimedia)

Autre carte : site artois1418.skyrock ou tim-slater.blogpost.fr 

À partir du mois de décembre 1914, l’armée française commence à s’intéresser au Hartmannswillerkopf qui, par sa position avancée dans la plaine d’Alsace et sa situation sur la ligne de front, constitue un excellent observatoire à partir duquel on peut aisément surveiller la plaine de Cernay à Rouffach en passant par Mulhouse. » (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Vue depuis l’Hartmannswillerkopf, un point d’observation idéal pour l’artillerie 

Vue depuis l’Hartmannswillerkopf, un point d’observation idéal pour l’artillerie (site ww1blog.osborneink.com)

Vue depuis l’Hartmannswillerkopf, un point d’observation idéal pour l’artillerie (site ww1blog.osborneink.com)

« Le 25 décembre 1914, la bataille de Steinbach engage le 152e RI qui grimpe sur les hauteurs. L’action en tenaille visant Cernay n’aboutit pas, mais utilise l’Hartmannswillerkopf comme flanc-garde. Etre Noël et le jour de l’An, tandis que la température descend à -12°C et que les Vosges se couvrent de neige, les frictions se font plus vives en altitude. (…) Les Allemands décident de mettre fin au harcèlement français en déclenchant une attaque massive visant à supprimer leur position.» (Guides Michelin, op. cit., p. 190)

Sommet du Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) avec le monument des Diables bleus et le Vieil Armand au fond à gauche 

Sommet du Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) avec le monument des Diables bleus et le Vieil Armand au fond à gauche (site pages14-18)

Sommet du Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) avec le monument des Diables bleus et le Vieil Armand au fond à gauche (site pages14-18)

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus 

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus (site vosges-palatinat.com)

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus (site vosges-palatinat.com)

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus 

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus (site mes-photos-57400)

Grand Ballon (ou Ballon de Guebwiller) et monument des Diables bleus (site mes-photos-57400)

Les combats de l’Hartmannswillerkopf en janvier 1915

Le 18 janvier 1915 les Allemands montent à l’assaut. Des batteries sont installées « Les Allemands se montrent plus efficaces en installant des engins à tir courbe susceptibles d’atteindre les positions françaises à contre-pente : les obusiers de 210 et de 150 feront bien plus de dégâts que les 120 et les 155 français à tir tendu. Les Allemands mettent en position le premier mortier (Minenwerfer) le 21 janvier 1915. Le 22, ils  bousculent les Français et parviennent à se rendre maîtres du sommet de l’Hartmannswillerkopf et du col du Silberloch au troisième assaut du mois de janvier 1915. » (Guides Michelin, op. cit., p. 190-191)

« Immédiatement ils fortifient leur conquête de bunkers, tranchées et barbelés. » (site alsace.lib-expression)

L’Historique du 11e BCAP d’Annecy (où de nombreux Passerands sont engagés) donne des précisions sur ces combats de l’Hartmannswillerkopf  en janvier 1915

Chasseurs alpins au repos  

Chasseurs alpins au repos (site artois1418.skyrock)

Chasseurs alpins au repos (site artois1418.skyrock)

Extrait : « Un bon repos réparateur est nécessaire à nos poilus ; ils vont le goûter à Corcieux, au pied des grands bois de sapin, si pleins de fraîcheur et de mélancolie.
Mais, pendant la nuit du nouvel an, le Bataillon est alerté. Il accourt au sommet de l’Hartmannswillerkopf, où presque sans
arrêt le Boche attaque et nous bombarde en vain ; nous subissons des pertes effroyables ; nous restons cramponnés aux rocs
que domine le Rehfelsen. Douze jours, douze nuits de charges à la baïonnette et de gigantesques travaux
pour se mettre à l’abri des obus ennemis énormes et serrés, qui pulvérisent tout, voilà l’enfer où le 11e s’est montré une fois
de plus un admirable corps d’élite, invincible dans la défense, irrésistible dans l’assaut.
Mais là-haut, les hommes laissent un de leurs chefs les plus aimés, type du vrai Français qui place la Patrie au-dessus de tout,
Médecin refusant de suivre l’ambulance et demandant à mieux servir comme commandant de compagnie, apôtre qui sait
inculquer ses principes si généreux à ses Chasseurs qui l’admirent, le comprennent et le pleurent :
le Capitaine Belmont tombe horriblement blessé et meurt stoïque, simple, sincère, fier d’avoir accompli son devoir
ainsi qu’il se l’était tracé.
Le Bataillon descend vers les cantonnements qui lui sont assignés.
5 Officiers, 150 Hommes manquent à l’appel ce jour-là.
Quelques-uns parmi les survivants vont recevoir leur récompense, entre autres, ce brave Caporal Regot, qui, bien qu’ayant son bras droit à demi sectionné, encourage encore ses hommes pris
sous un abri effondré, en leur disant :
« Ne vous affolez pas, on viendra vous délivrer, on les aura, les Boches. »
Jusqu’en Mai 1916, à l’Hilsenfirst, autour des lacs, dans des secteurs peu tourmentés, le 11e monte la garde. (…) »
(L’Historique du 11e BCAP.Récit patriotique publié en 1920, transcrit par CHePP. Source site gallica.bnf, pages 14 à 20)

Hartmannswillerkopf-le Vieil Armand : sommet et croix 

Hartmannswillerkopf-le Vieil Armand : sommet et croix (site front-vosges-14-18.eu)

Hartmannswillerkopf-le Vieil Armand : sommet et croix (site front-vosges-14-18.eu)

Les combats de l’Hartmannswillerkopf en février et mars 1915

« Le 24 février, une première contre-attaque française échoue. D’autres lui succèdent et le 23 mars le sommet est repris par les Français qui refoulent 4 contre-attaques et rabattent les Allemands sur le flanc est de la montagne. » (site alsace.lib-expression)

Vieil Armand : champ de bataille

Vieil Armand : champ de bataille (site tim-slater.blogspot.fr)

Vieil Armand : champ de bataille (site tim-slater.blogspot.fr)

Le 13e BCAP a participé à ces combats de janvier à avril 1915.

Les souterrains au sommet du Vieil Armand 

Les souterrains au sommet du Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Les souterrains au sommet du Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Les combats de l’Hartmannswillerkopf en avril 1915

« Le 19 avril 1915, après une terrible préparation d’artillerie, les Allemands réoccupent leurs positions. Morts et blessés jonchent le sol par milliers. » (site alsace.lib-expression)

La Croix de l’Hartmannswillerkopf

a Croix de l’Hartmannswillerkopf (site scoopnest.com)

a Croix de l’Hartmannswillerkopf (site scoopnest.com)

Sur les skieurs du 28e BCA voir notre page « Les Passerands Chasseurs alpins skieurs du 28e BCA en 1915 » (en construction)

Sur les chiens de traineau dans les Vosges, voir notre page « Les chiens d’Alaska dans les Vosges » (en construction)

Monument du 28e BCA. Inscription :
« Ici se trouvait l’avant-poste du 28e BCA, premier enjeu de la lutte pour ce sommet, janvier 1915 » 

Monument du 28e BCA. Inscription : « Ici se trouvait l’avant-poste du 28e BCA, premier enjeu de la lutte pour ce sommet, janvier 1915 » (site pages14-18)

Monument du 28e BCA. Inscription : « Ici se trouvait l’avant-poste du 28e BCA, premier enjeu de la lutte pour ce sommet, janvier 1915 » (site pages14-18)

Les combats de l’Hartmannswillerkopf en décembre 1915

 Le 21 décembre 1915, les Français reprennent le sommet et refoulent leurs ennemis jusqu’à mi pente, vers la vallée. Le sort de la bataille semble joué.
Il n’en est rien : le 22 décembre les Allemands jettent dans la contre-attaque toutes les forces dont ils disposent dans le secteur. Après une terrible préparation d’artillerie, ils reprennent le terrain perdu la veille. 250 000 projectiles seront envoyés en deux semaines sur un front d’à peine 3 km…
Le front se stabilise autour du sommet, transformé en no man’s land. Le combat s’arrête le 9 janvier 1916.
Il aura fait plus de 60 000 victimes (voir bilan ci-dessous), pour un champ de bataille guère plus grand que 6 km²… » (site alsace.lib-expression)

Tombeaux des chasseurs français à l’Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand

Tombeaux des chasseurs français à l’Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Tombeaux des chasseurs français à l’Hartmannswillerkopf ou Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Tombes allemandes dans la neige

Tombes allemandes dans la neige (site site ww1blog.osborneink.com)

Tombes allemandes dans la neige (site ww1blog.osborneink.com)

De janvier 1916 à la fin de la guerre

À partir de cette ultime grande offensive et jusqu’à la fin de la guerre, les deux camps campèrent dans leurs positions respectives, très proches les unes des autres, tout en continuant de se harceler mutuellement, faisant presque quotidiennement de nouvelles victimes. (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Pour en savoir plus sur la Bataille de l’ Hartmannswillerkopf et le détail des combats, voir le site (Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Cette photo de 2010 illustre la situation entre 1916 et 1918 : au premier plan, se situe une tranchée française
et, au fond, la « Feste Dora » dans les lignes allemandes. Une vingtaine de mètres à peine les séparent 

Cette photo de 2010 illustre la situation entre 1916 et 1918 : au premier plan se situe une tranchée française et, au fond, la "Feste Dora" dans les lignes allemandes. Une vingtaine de mètres à peine les séparent (site Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Cette photo de 2010 illustre la situation entre 1916 et 1918 : au premier plan se situe une tranchée française et, au fond, la « Feste Dora » dans les lignes allemandes. Une vingtaine de mètres à peine les séparent (site Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Bilan des combats de l’Hartmannswillerkopf en 1915

« Aujourd’hui, personne ne sait dire exactement combien de victimes a fait la bataille du Hartmannswillerkopf. (…) Actuellement, on retient plutôt le bilan d’environ 15 000 morts dans chaque camp et environ trois à quatre fois plus de blessés.
Les morts reposent aujourd’hui dans le cimetière militaire français du Silberloch, dans les cimetières militaires français et allemand de Cernay et de Guebwiller ainsi que dans divers plus petits cimetières des alentours.
L’issue de la bataille est également discutable d’un point de vue purement militaire car, après plus d’un an d’âpres combats qui ont fait des milliers de victimes, les deux camps ennemis occupaient à peu près les mêmes positions qu’au début de la bataille, ce qui perdura jusqu’à la fin de la guerre. » (site Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf)

Le Monument National « Hartmannswillerkopf 14-18 »

« Le Musée Mémorial du Vieil Armand de la guerre 1914-1918 fut érigé en hommage aux soldats français qui ont donné leur vie pour interdire à l’armée allemande l’accès à la Trouée de Belfort.
Il présente une exposition souterraine émouvante d’armes et d’équipements provenant du champ de bataille. De nombreuses photographies et des sculptures viennent témoigner de l’horreur des combats. » (site Musée Mémorial du Vieil Armand)
Il fait partie des quatre monuments nationaux de la Grande Guerre, avec Douaumont dans la Meuse, Dormans dans la Marne et Notre-Dame de Lorette en Artois.
Œuvre de l’architecte Robert DANIS et du sculpteur Antoine BOURDELLE, ce monument résolument original, a été inauguré en 1932 par le Président de la République, Albert LEBRUN. » (site front-vosges-14-18.eu)
Ce mémorial se compose également d’une nécropole nationale, d’une crypte et d’un ossuaire où sont gardés ossements de 12 000 soldats inconnus.

La nécropole nationale du Silberloch

Le cimetière comprend 1 264 tombes de soldats français identifiés ainsi que six fosses communes. (Wikipedia, art. Hartmannswillerkopf)

Vue aérienne de la nécropole nationale du Silberloch 

Vue aérienne de la nécropole nationale du Silberloch (site ca-fondationpaysdefrance.org)

Vue aérienne de la nécropole nationale du Silberloch (site ca-fondationpaysdefrance.org)

Hartmannswillerkopf : cimetière militaire du Silberloch 

Hartmannswillerkopf : cimetière militaire du Silberloch (site front-vosges-14-18.eu)

Hartmannswillerkopf : cimetière militaire du Silberloch (site front-vosges-14-18.eu)

La crypte
Dans la crypte se trouve un ossuaire qui renferme les restes d’environ 12 000 soldats inconnus ainsi que des armes et équipements récupérés sur le champ de bataille.

Crypte du Mémorial national du  Vieil Armand 

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand (Wikipedia, art. Hartmannswillerkopf )

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand (Wikipedia, art. Hartmannswillerkopf )

Gardé par deux cariatides conçues par le célèbre sculpteur Antoine Bourdelle, cette crypte est un lieu de recueillement vibrant. » (site Musée Mémorial du Vieil Armand)

Entrée de la crypte du Mémorial national du  Vieil Armand

Entrée de la crypte du Mémorial national du Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Entrée de la crypte du Mémorial national du Vieil Armand (site front-vosges-14-18.eu)

Crypte du Mémorial national du  Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze 

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze (site centenaire.org)

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze (site centenaire.org)

Crypte du Mémorial national du  Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze 

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze (site pages14-18)

Crypte du Mémorial national du Vieil Armand : ossuaire couvert d’un bouclier en bronze (site pages14-18)

Mémorial national du  Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 

Mémorial national du Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 (site pages14-18)

Mémorial national du Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 (site pages14-18)

Mémorial national du  Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 

Mémorial national du Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 (site pages14-18)

Mémorial national du Vieil Armand : autel de la patrie rénové de 2009 à 2013 (site pages14-18)

Au printemps 2017, un historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf présentant les événements qui l’ont marqué ouvrira ses portes sur le site. Voir les sites Hartmannswillerkopf .e-monsite.com  , dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann     et VIDEO sur le site centenaire.org 

La pose de la première pierre de l’Historial franco-allemand, au Hartmannswillerkopf, par François Hollande Président de la République Française et Joachim Gauck Président Fédéral d’Allemagne a eu lieu le 3 aout 2014. Emblème de la réconciliation franco-allemande, il s’agit de la toute première institution franco-allemande consacrée à la Grande Guerre. Voir le site inca.architectes.com

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Inauguration : RÉCIT disponible sur le site liberation.fr  

François Hollande et son homologue Joachim Gauck ont posé la première pierre de l’historial du Hartmannswillerkopf où, durant la Grande Guerre, 25 000 soldats des deux pays périrent. Extrait : A l’occasion du centenaire, ce lieu de mémoire aussi méconnu que bien conservé fait « irruption au premier plan », note l’historien Nicolas Offenstadt (auteur avec André Loez de «la Grande Guerre. Carnet du centenaire», Albin Michel, 2013), qui travaille à la création de cet historial sur le site. « Les fronts d’Alsace et des Vosges ont longtemps été occultés sur le plan mémoriel par Verdun, la Marne, le Chemin des Dames… » Sa valorisation fait émerger « un nouveau type de guerre : celle de montagne avec une autre logistique, adaptée aux spécificités du climat et du relief, d’autres types de souffrance pour les soldats. Il faut creuser dans la roche, grimper des pentes abruptes, utiliser parfois des skis ». (…) « La plupart des soldats n’ont pas de tombe. Oubliés, déchiquetés, ensevelis, ils sont encore dans la montagne, qui rejette parfois leur corps. Ici, c’est un musée et cimetière à ciel ouvert », souffle Gilbert Wagner.

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand

« Monument en hommage aux « diables rouges » du « 15-2 ». Inauguré en 1921 au rocher Panorama, il commémore les combats qui ont littéralement décimé le régiment en mars, avril et décembre 1915. » » (Guides Michelin, op. cit., p. 193)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand 

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site pages 14-18)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site pages 14-18)

« Il est l’œuvre du sculpteur Antoine, également soldat dans cette unité mythique ; celui-ci l’a reconstruit à l’identique en 1954 après son dynamitage par les Allemands en 1940. » (Guides Michelin, op. cit., p. 193)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand 

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site site centenaire.org)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site site centenaire.org)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand 

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site L’Est républicain)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site L’Est républicain)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand : détail

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site magazine-2014-été.alsace-tendances.com)

Le monument du 152e R.I. au Vieil Armand (site magazine-2014-été.alsace-tendances.com)

Pour en savoir plus sur l’ Hartmannswillerkopf :

Site Hartmannswillerkopf.e-monsite.com 

Site front-vosges-14-18.eu

Site chtimiste  et autre page

Site pages14-18  ; et autre extrait

Site artois1418.skyrock : décembre 1915  ; site artois1418.skyrock : attaques du printemps

site histoire-pour-tous.fr 

Carte des Hautes-Vosges site artois1418.skyrock ou tim-slater.blogpost.fr 

Sources :

site tim-slater.blogpost.fr

site thebluelinefrontier.com

Wikipedia, art. bataille du Hartmannswillerkopf

site front-vosges-14-18.eu

site ww1blog.osborneink.com 

site pages14-18 

site alsace.lib-expression

L’Historique du 11e BCAP. Récit patriotique publié en 1920, transcrit par CHePP. Source site gallica.bnf, pages 14 à 20)

site scoopnest.com 

site blog.maryevans.com

Site mémoire-des-alpins.com

site nordic.traineau.free.fr  

site centenaire.org

site L’Est républicain

site magazine-2014-été.alsace-tendances.com

site vosges-palatinat.com

site mes-photos-57400

site stephanecompoint.com

site ca-fondationpaysdefrance.org

historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf :

sites Hartmannswillerkopf .e-monsite.com ; dna.fr/edition-de-mulhouse-et-thann  ; et VIDEO.

Guides illustrés des champs de bataille Michelin, Alsace Moselle, les combats des Vosges, éd. 2014, p.187 à 191.

Voir nos autres pages sur
– Passy pendant la grande Guerre
en particulier
 notre page consacrée au monument aux morts de Passy.

– Passy de 1920 à nos jours.

Découvrez aussi, sur notre site, la richesse et la variété du patrimoine de Passy :
 Les ex-voto du temple romain de Passy
– Le château médiéval de Charousse à Passy
– Le retable de la Chapelle de Joux, à Passy
– L’étonnant « Cahier » d’Eugène Delale, école de Passy, 1882
–  La méthode Freinet à l’école de Passy, 1932-1952
– La conduite forcée de 1947-1952 et la production hydroélectrique à Passy
– L’Arve des Gures aux Egratz, à Passy
– Vues panoramiques sur le Mont-Blanc depuis Passy
– L’inalpage dans les « montagnes » de Passy, « l’emmontagnée », et la « remuée » pendant l’été
– La gare de Chedde à Passy et la ligne Le Fayet-Chamonix
– La sculpture d’Albert FERAUD (1921-2008), La Porte du soleil (1973), sur la « Route de la Sculpture Contemporaine » à Passy
– La stèle de la Torchette à Passy et les commémorations du maquis de Montfort

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