Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Des téléphonistes et télégraphistes passerands en 14-18

Written By: BT

Lire notre revue Vatusium n° 19, 2016 « Les Passerands dans la Grande Guerre » 2e partie : 1916 à 1919 (parution août 2016).

Cette page BONUS complète nos articles publiés dans Vatusium n° 18 et n° 19.         

Communications et télécommunications pendant la Grande Guerre Voir aussi notre page « Des agents de liaison, des estafettes et des cyclistes passerands en 14-18 »
La Grande Guerre est le premier conflit pendant lequel les télécommunications militaires ont pris une grande ampleur et ont joué un rôle aussi primordial dans le succès des combats.

Les transmissions se faisaient par téléphonie, mais aussi par télégraphie soit Télégraphie électrique, soit Télégraphie Par le Sol (T.P.S.) soit  Télégraphie Sans Fil (T.S.F.).

 

Câble téléphonique (Photographie parue dans Le Miroir le 18 mars 1916)

Câble téléphonique (Photographie parue dans Le Miroir le 18 mars 1916, publiée sur le site CRDP de Toulouse)

Câble téléphonique (Photographie parue dans Le Miroir le 18 mars 1916, publiée sur le site CRDP de Toulouse)

Des Passerands, souvent des cultivateurs, ont servi dans les transmissions pendant la Grande Guerre. Certains ont reçu une citation pour leur courage dans l’accomplissement de leur mission :
DUC André Hector, classe 1918, cultivateur incorporé au 115e RI, blessé à Réthel le 17 octobre 1918 par éclat d’obus au mollet droit. Cité à l’ordre du Régiment : « Soldat téléphoniste dévoué et courageux. A été blessé en assurant la liaison téléphonique entre son chef de bataillon et une unité de première ligne» Croix de guerre, médaille de bronze, médaille interalliée.

BUTTOUDIN Ferdinand Alphonse, classe 1917, cultivateur incorporé au 6e RIC le 7 janvier 1916, passé au 8e Rgt du Génie Transmissions compagnie de télégraphistes du 2e C.A.C. (Corps d’Armée colonial) le 30 janvier 1918. Démobilisé le 25 septembre 1919 par le 2e groupe d’aviation.

CHATELARD Louis Ernest, classe 1908, cultivateur incorporé au 22e BCAP ; citation du 5 octobre 1916 de la 5e Brigade de Chasseurs : « Durant la période du 20 au 30 août 1916, n’a cessé de remplir à la brigade ses fonctions de téléphoniste avec un dévouement inlassable, se portant sous de violents barrages à la réparation des lignes» Croix de guerre.

FIVEL-DEMORET Alfred, classe 1904, (déjà mentionné dans notre page sur les agents de liaison), garçon de marchand de vin ; passé au 140e RI le 10 octobre 1915. Nommé soldat de 1ère classe le 6 février 1917. Cité à l’ordre de l’I.D. du 26 octobre 1917 : « Chef d’équipe T.P.S. [Télégraphie Par le Sol ; voir principe ci-dessous] d’un bataillon de première ligne, pendant l’attaque du 23 octobre 1917, a assuré son service avec zèle et courage, apportant un gros appui aux liaisons de ce Bataillon. » Cité à l’ordre du Régiment du 1er novembre 1917 : « Excellent soldat signaleur, courageux, qui a rendu de nombreux services dans tous les secteurs où il a été utilisé. Détaché à la T.P.S. les 23 et 24 octobre 1917, a installé son poste dans les endroits dangereux, et s’y est maintenu malgré le feu des mitrailleuses. » Croix de guerre étoile de bronze et étoile d’argent, médaille militaire (J.O. du 7 mai 1931). Intoxiqué, vésiqué par gaz au 140e RI le 3 novembre 1917 dans la forêt de Pinon (Aisne) ; intoxiqué le 7 mai 1918 au Mont-Noir. Campagne contre l’Allemagne : Aux armées du 25 août 1915 au 4 mars 1919.

Petite histoire des transmissions militaires

Un des grands problèmes de l’armée consiste à trouver des solutions pour guider les artilleurs et d’éviter les « tirs amis »…
« Lorsque l’infanterie attaque, les fanions de différentes couleurs doivent servir en principe à guider le tir de l’artillerie. Malheureusement, ce type de communication, dégradé par la fumée de la canonnade, est largement insuffisant. » De même « les fusées de couleur, tirées par l’infanterie, doivent diriger le tir de sa propre artillerie, et éviter, en principe, « les tirs amis dans le dos ». Les résultats demeureront décevants. » « Ainsi il n’est pas rare que les fantassins soient pris entre deux feux. De nombreux soldats français ont été tués par des tirs de 75… français. »  (Mino Faïta, Carnets de guerre de Pierre Pasquier, 97e RIA, note 29, p. 58 et note 55 p. 62 ; livre CHePP disponible à la bibliothèque de Passy)
En effet, « les moyens techniques de communication au début de la guerre étaient encore la signalisation optique, par fanions (Cf. Les Croix de bois de Dorgelès, « le fanion rouge ») et héliographes, systèmes totalement dépendants de la météo et de l’évolution des opérations.
Le télégraphe et le téléphone étaient longs à établir et demandaient aux interlocuteurs de parler chacun à leur tour : la cacophonie était reine. Le réseau était très fragile. L’isolation des fils n’était pas bonne, et les fils se rompaient facilement.
Les liaisons aériennes, bien que dépendantes des conditions météorologiques, allaient jouer un rôle important :
l’avion était un puissant agent de liaison pour le renseignement sur la situation et les mouvements de l’infanterie en éclairant sa marche et en signalant l’attitude de l’ennemi. Il indiquait aussi des objectifs à l’artillerie en observant les tirs. Il faisait des reconnaissances pour le compte du commandement. Il transmettait éventuellement aux unités des ordres du commandement par un signal convenu d’avance.
le ballon, maintenu loin de l’artillerie ennemie, jouait aussi un rôle d’observation. »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

Ballon d’observation ou « saucisse » avec nacelle d’observation 

Ballon d’observation ou « saucisse » avec nacelle d’observation (site mesracinesfamiliales)

Ballon d’observation ou « saucisse » avec nacelle d’observation (site mesracinesfamiliales)

Voir aussi le site meacmtl.com, musée des transmissions

LA COMMUNICATION PAR LE FIL

Le télégraphe électrique – Cooke et Wheatstone

L’installation des lignes aériennes du télégraphe électrique

Pose des lignes de télégraphie militaire de campagne

Pose des lignes de télégraphie militaire de campagne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1119)

Pose des lignes de télégraphie militaire de campagne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1119)

Essai d’une ligne

Essai d’une ligne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1118)

Essai d’une ligne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1118)

Lignes de télégraphie militaire de campagne 

Lignes de télégraphie militaire de campagne (site voyageurs-du-temps.fr)

Lignes de télégraphie militaire de campagne (site voyageurs-du-temps.fr)

La télégraphie par le sol (T.P.S.)

 Principe de la T.P.S.

« La télégraphie par le sol a été utilisée dès 1917 pour établir des liaisons à courte distance (portée 3 km environ). Elle évitait l’utilisation d’une ligne téléphonique sujette aux coupures lors des bombardements. » (site guerre14.e-monsite.com)

Schéma du dispositif de transmission par le sol

Schéma du dispositif de transmission par le sol (Site tsfls.pages perso-orange.fr)

Schéma du dispositif de transmission par le sol (Site tsfls.pages perso-orange.fr)

« On a rapidement compris aussi qu’elle pouvait aussi servir de communication entre 2 galeries de mine sans qu’il soit nécessaire de tirer du câble entre les 2 boyaux … La réception ne peut toutefois pas dépasser un rayon de 3 km. Le fil en lui-même est un fil de terre, donc assez solide, beaucoup plus solide que le fil normal de téléphone et il est aussi assez court (moins de 100 m). Il ne peut être coupé que par de l’artillerie, et pas par le piétinement ou autre. S’il est coupé et qu’il existe une extrémité qui reste fichée en terre, le système fonctionne encore. S’il est tout à fait coupé, il est facile de le faire réparer, même en plein bombardement par un télégraphiste qui n’a pas besoin d’aller fort loin pour retrouver la coupure… L’invention a fait l’objet d’un brevet dès 1910 ; ce n’est donc pas un secret militaire.

Mise en œuvre. Le principe est relativement simple. L’émetteur injecte dans le sol un « courant vibré » commandé par le manipulateur de signaux Morse. Cet émetteur doit obligatoirement être placé entre 2 piquets métalliques (prises de terre) distants d’une cinquantaine à une centaine de mètres. Ces 2 pieds peuvent être tant en surface qu’en profondeur, et donc l’ensemble de l’installation peut être souterraine. La vibration peut être induite par des signaux type morse ou des signaux sonores type téléphone. La réception s’effectue de la même manière, entre deux piquets métalliques fichés dans le sol, et distants d’une centaine de mètres. Il est clair qu’il faut des amplificateurs tant pour la réception (à l’époque une cascade de lampes ….). » (site guerre14.e-monsite.com)

Poste émetteur récepteur de Télégraphie Par le Sol (T.P.S.)

Poste émetteur récepteur de Télégraphie Par le Sol (T.P.S.) (site tsfls.pages perso-orange.fr)

Poste émetteur récepteur de Télégraphie Par le Sol (T.P.S.) (site tsfls.pages perso-orange.fr)

Inconvénients de la T.P.S. : Les inconvénients de la T.P.S. font que « la T.P.S. est une Liaison de secours » et rien d’autre.
Le secret des transmissions n’est pas assuré. En effet, la diffusion du signal a lieu dans toutes les directions et par conséquent, dans la direction de l’ennemi… il s’ensuit que l’ennemi peut surprendre nos communications de T.P.S. … Cet inconvénient est inévitable. Aussi l’emploi du code chiffré s’impose pour la confection des messages. Le problème est que la T.P.S. doit fonctionner quand justement « tout est détruit », c’est-à-dire en pleine offensive ennemie et en pleine urgence… Le chiffrage n’est pas bien venu à ce moment ….
La transmission est facilement perturbée. La TPS n’aime pas du tout l’influence fâcheuse des autres courants utilisés localement (éclairage, téléphones « normaux », machines diverses…). » (site guerre14.e-monsite.com)

Emetteur récepteur TPS modèle 1918 

Emetteur récepteur TPS modèle 1918 (site j28ro.blogspot.fr)

Emetteur récepteur TPS modèle 1918 (site j28ro.blogspot.fr)

Du télégraphe au téléphone

Les militaires ne prennent réellement conscience de l’utilité du téléphone qu’au moment de la stabilisation du front en octobre 1914. Il faut alors réquisitionner en toute hâte des appareils civils ; le modèle le plus courant (et standardisé) est alors du type Marty 1910. (site dvole.free.fr)

Téléphone Marty, 1910 

Téléphone Marty, 1910 (site alainlevasseur)

Téléphone Marty, 1910 (site alainlevasseur)

La téléphonie des tranchées 

« Deux types de téléphones sont utilisés : les téléphones de campagne à « appel vibré » du type 1908 et les téléphones mixtes « à magnéto et à appel vibré » tels les modèles 1909, 1915 et 1916. La dotation est d’environ 20 téléphones par régiment.

Le téléphone de campagne comporte un MICRO, un ou plusieurs ECOUTEURS, une SONNERIE (réception des appels), une MAGNETO (émission des appels), un CONDENSATEUR (séparation  des courants d’appels des courants de conversation), une BATTERIE d’alimentation (pile micro). » (site voyageurs-du-temps.fr, page telephone-telephonie-telephoniste 1067)

Téléphone de campagne 

Téléphone de campagne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1067)

Téléphone de campagne (site voyageurs-du-temps.fr, page 1067)

« L’utilisation des téléphones de campagne impose l’installation de lignes constituées de câbles, conducteurs souples, isolés, possédant une grande résistance à la traction et une résistance électrique aussi faible que possible. » (site voyageurs-du-temps.fr, page telephone-telephonie-telephoniste 1067)

Câble de tranchée 

Câble de tranchée (site pages14-18, page fils-telephone-electrique-sujet 443 1)

Câble de tranchée (site pages14-18, page fils-telephone-electrique-sujet 443 1)

« Les téléphonistes ont eu un rôle important et difficile tout au long du conflit. Leur mission d’assurer la continuité de la transmission sous le feu de l’ennemi, les tirs d’artillerie coupant les câbles par les explosions, les difficultés du terrain, a été des plus périlleuses et a entraîné d’importantes pertes. » (site voyageurs-du-temps.fr, page telephone-telephonie-telephoniste 1067)

Téléphone de campagne

Téléphone de campagne (site dvole.free.fr)

Téléphone de campagne (site dvole.free.fr)

Autres illustrations de téléphone de campagne sur le site bleuhorizon.canalblog et sur le site voyageurs-du-temps.fr, page 1073.

Poste de téléphone des tranchées

Poste de téléphone des tranchées (site voyageurs-du-temps.fr, page 1122)

Poste de téléphone des tranchées (site voyageurs-du-temps.fr, page 1122)

Peut-être des hommes du 26e BCP. En matériel spécifique on peut voir, la bobine de câble et son étui de cuir, des téléphones modèle 1914… (photo de « killer2lamor »)

Peut-être des hommes du 26e BCP (site bleuhorizon.canalblog)

Peut-être des hommes du 26e BCP (site bleuhorizon.canalblog)

Le rôle du 8e Régiment du génie
En 1913, la télégraphie militaire française sans fil était confiée du 8ème Régiment du génie.

Cf. BUTTOUDIN Ferdinand Alphonse, classe 1917 (en tête de cette page).

Le génie à l’écoute 

Le génie à l’écoute (site voyageurs-du-temps.fr, page 1121)

Le génie à l’écoute (site voyageurs-du-temps.fr, page 1121)

« Dès le début de la guerre, il assurait les communications entre les différentes armes placées en 1ère ligne. En première ligne, sur le front, il s’agissait de réaliser un important réseau filaire pour assurer les communications téléphoniques et télégraphiques entre le haut commandement et les premières lignes. Des milliers de kilomètres de lignes ont ainsi été posés et réparés à travers les tranchées, souvent au prix du sang.
L’action des sapeurs-télégraphistes, tireurs de lignes, radio ou chiffreurs, regroupés principalement au sein du 8e Régiment du génie, a été héroïque tout au long de cette guerre 1914- 1918. Les pertes de ce régiment sont de 1500 tués à l’ennemi et de 6000 blessés : 1500 citations individuelles ont été décernées.  (…)
Le service d’écoute et de radiogoniométrie et la section du chiffre s’employaient à intercepter et déchiffrer les messages de l’ennemi et à déterminer la position et les mouvements de ses troupes.
Les pigeons voyageurs et les chiens de liaison furent un moyen de communication modeste mais efficace. » »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

Autre illustration : Carte postale de France – Armée française – Téléphonie mobile de campagne – Année 1914. Guerre 14-18-Téléphonie militaire en campagne-1914 (site commons.wikimedia.org)

SUCCES et ECHECS DES TRANSMISSIONS

« La bataille de Verdun a démontré les déficiences des transmissions : observation aérienne insuffisante, voire inexistante. Les avions français étaient évincés du ciel tandis que les ballons d’observation allemands dirigeaient les troupes sans aucun risque. Les informations étaient trop nombreuses et contradictoires. Le téléphone et le télégraphe étaient très vite coupés. Seuls restaient les pigeons, les coureurs et la voie sacrée de Bar Le Duc.
La bataille de Moronvilliers [à l’est de Reims du 17 avril au 20 mai 1917 ; voir le site souterrains.vestiges.free.fr] au point de vue des transmissions a été, en revanche, une grande réussite. Tout un plan fut établi pour pousser en avant un réseau télégraphique et radiotélégraphique à grand rendement. Cependant le procédé d’investigation le plus puissant, l’observation aérienne, fut contrarié par des circonstances atmosphériques défavorables. » (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

Capter les conversations de l’ennemi

« Début 1915, un chef de section de téléphonistes du 210e régiment d’infanterie est alerté par ses hommes suite à des phénomènes de diaphonie sur leurs lignes téléphoniques avec, parfois, des conversations en langue étrangère. Intrigué, le lieutenant DELAVIE, professeur de sciences dans le civil et passionné d’électricité, imagine un système de prise de terre sur laquelle il branche un haut-parleur de téléphone, car les lignes téléphoniques de campagne utilisent, à cette époque, la terre comme second conducteur.

Poste d’écoute

Poste d’écoute (site ageat.asso.fr)

Poste d’écoute (site ageat.asso.fr)

Il réussit à percevoir la conversation entre deux correspondants du régiment. Rapprochant son système de captage dans la tranchée de première ligne, il perçoit, cette fois, des conversations en allemand. Il comprend immédiatement l’intérêt de sa découverte.
Ayant convaincu son chef de corps et l’officier du service télégraphique de 1ère ligne et avec leur appui, il étend son dispositif aux régiments de sa brigade puis c’est tout son corps d’armée et la 1ère armée dans le secteur de Verdun qui bénéficient de cette invention qu’il ne cesse de perfectionner. Les résultats sont exceptionnels sur les intentions allemandes : préparation d’attaques ou de coups de main, comptes rendus d’artillerie, relèves d’unités, difficultés de ravitaillement, etc. Son invention sera généralisée sur l’ensemble du front au sein des troupes françaises, mais également anglaises et belges qui développeront leurs propres matériels.
Bien des « poilus » ou des « tommies » lui doivent la vie grâce aux alertes que les « écouteurs » diffusent immédiatement auprès du chef de secteur. Cette capacité de renseignement perdure jusqu’à l’armistice et est même étendue à l’interception de la télégraphie par le sol en mars 1918. » (site ageat.asso.fr)

LE PASSAGE AU SANS FIL (T.S.F.) : LA RADIO, un nouveau moyen de communication

La fin du XIXème siècle est marquée par les premiers essais de transport de l’énergie électrique sans support filaire, ce qui allait donner naissance à la télégraphie sans fil.

« Pour passer du télégraphe à la TSF, il n’y avait plus qu’à couper le fil et le remplacer par les ondes, qu’il fallut découvrir, créer, utiliser. » (site postagalene.free.fr). Extraits :

Cinq savants sont au départ de cette merveilleuse aventure :
James Clerk MAXWELL (1831-1879) établit les équations de Maxwell qui pouvaient s’appliquer à des ondes autres que des ondes lumineuses. (…)
Heinrich HERTZ (1857-1894) voulut créer des ondes avec des étincelles. (…) Mais ces ondes étaient décelées entre 5 et 10 mètres.
Edouard BRANLY (1844-1940) réalise les 18 et 20 novembre 1890 l’expérience fondamentale de la radio-conduction et la communique le 24 novembre à l’Académie des Sciences. (…)
Olivier LODGE (1851-1940) vérifie et refait les expériences de Hertz. Avec le radio conducteur de Branly, Lodge allait pouvoir faire des expériences plus faciles qu’avec le résonateur de Hertz. (…)
Alexandre POPOV (1859-1906) se dit, en tant que météorologue russe, que le radio conducteur pouvait lui permettre de détecter les étincelles d’un orage. En 1894 et 1895, il utilisa l’appareil de Branly, branché sur un paratonnerre, pour déceler les orages à venir. Mais un paratonnerre, c’est un long fil : « l’antenne ». (…)

De père italien et de mère irlandaise, l’inventeur italien Guglielmo MARCONI (1874-1937) exploite les découvertes scientifiques de cette fin de siècle ; il réalise à 21 ans ses premiers appareils et établit en 1895 la première liaison TSF, d’une portée de plus de 2 kilomètres. Mais, ses compatriotes ne s’intéressaient pas à ses recherches, aussi un an plus tard, il part en Angleterre. (…) Perfectionnant sans cesse ses appareils, il réalise, le 28 mars 1899, la première liaison télégraphique entre l’Angleterre et le continent, entre Douvres et Wimereux (50 km !) : il envoie à travers la Manche un message au professeur Branly. (…)Mais, Marconi, homme de recherches (…) battit ses propres records de distance. En 1901, on en était à 300 km. Et, le 12 décembre 1901, avec la collaboration de l’anglais J.A. FLEMING (1849-1945), il réalisa entre les Cornouailles et Terre-Neuve, la première transmission de 3400 km.
Ainsi de Maxwell à Hertz, Branly, Popov, il fallut 30 ans pour découvrir les principes de la T.S.F. Cinq ans après, l’Atlantique était franchi !

La T.S.F. était arrivée ! Cependant, il restait beaucoup à faire. Et les savants, les chercheurs, les ingénieurs participant à cette nouvelle science furent de plus en plus nombreux dans le monde.
La télégraphie sans fil permet d’écrire à distance en utilisant des ondes électromagnétiques (sans fil télégraphique). Pour transmettre, la télégraphie sans fil utilise l’alphabet morse dans lequel les lettres sont représentées par des combinaisons de signaux longs ou traits et de signaux courts ou points. À l’aide d’un manipulateur morse, on fait correspondre à ces signaux des émissions de séries d’étincelles courtes ou longues. (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1070)

Manipulateur morse

Manipulateur morse (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1070)

Manipulateur morse (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1070)

La première conférence radiotélégraphique internationale organisée en 1903 à Berlin a abouti aux premières bandes marines, puis dès 1912 aux bandes de TSF aux longueurs d’onde partagées entre services. (Wikipedia, art. Télégraphie sans fil)

Le poste à galène

« Pendant cette période, on chercha à trouver un équivalent perfectionné au cohéreur de Branly. » On finit par construire un « récepteur simple qui utilise un cristal de sulfure de plomb. Ce cristal, c’est la galène.

Réception Radio avec un Poste à galène

Réception Radio avec un Poste à galène (site voyageurs-du-temps.fr, page 1128)

Réception Radio avec un Poste à galène (site voyageurs-du-temps.fr, page 1128)

« Le récepteur à cristal équipait les stations de T.S.F. des navires, les stations de T.S.F. des ballons dirigeables, les stations de T.S.F. des avions, les stations portables.

Il joua un rôle important pour la diffusion de messages pendant la Première Guerre mondiale. » (site voyageurs-du-temps.fr, page 1128)

Plus de détails techniques sur le site scientia-universi.net.

Poste à galène muni d’un amplificateur « TM » 

Poste à galène muni d'un amplificateur "TM" (site scientia-universi.net)

Poste à galène muni d’un amplificateur « TM » (site scientia-universi.net)

Soldat dans une tranchée avec un poste à galène

Soldat dans une tranchée avec un poste à galène durant la Première Guerre mondiale 1914-1918 (site Wikipedia, art. télégraphie sans fil)

Soldat dans une tranchée avec un poste à galène durant la Première Guerre mondiale 1914-1918 (site Wikipedia, art. télégraphie sans fil)

Voir aussi le site postagalene.free.fr

Un officier français, Gustave Ferrié, joue un rôle déterminant

Gustave Ferrié, doc. école Polytechnique 

Gustave Ferrié, doc. école Polytechnique (site sabix.org)

Gustave Ferrié, doc. école Polytechnique (site sabix.org)

Le lieutenant Gustave FERRIE s’enthousiasme pour ces nouvelles techniques dont il perçoit immédiatement l’intérêt, tant pour leurs applications civiles que militaires. »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1070)

Le 28 mars 1899, un jeune polytechnicien officier du génie assiste à Wimereux, à la première transmission à travers la Manche par Marconi. C’était Gustave FERRIE (1868-1932) : il faisait partie de la délégation officielle et s’enthousiasme pour ces nouvelles techniques dont il perçoit immédiatement l’intérêt, tant pour leurs applications civiles que militaires.
Spécialisé dans la télégraphie, chercheur, ingénieur, Ferrié se lance dans la TSF et l’applique à l’armée.
Tout d’abord, il invente en 1900 le détecteur électrolytique. (…) Grâce à ce système, on put se passer du télégraphe enregistreur à bande et écouter les messages au casque ; ce fut le début de la lecture au son.
Hormis l’appui du ministre de la guerre Charles-Louis de Saulce de Freycinet, l’armée ne prenait pas, au début, très au sérieux les travaux de Gustave Ferrié qui ne disposait pas de crédits pour la TSF militaire.
Une éruption de la Montagne Pelée isola en 1902 la Martinique et la Guadeloupe en coupant le câble sous-marin. Alors que la T. S. F. naissait à peine, Ferrié put rétablir la liaison entre les Antillais en installant une communication radiotélégraphique pour remplacer le câble détruit. (site sabix.org)

Exposition Gustave Ferrié 

Exposition Gustave Ferrié (site radioamateurs.news)

Exposition Gustave Ferrié (site radioamateurs.news)

En 1903, un autre Gustave, Monsieur Eiffel, met sa tour à la disposition de Ferrié. C’est le rôle de la Tour Eiffel dans les télécommunications qui assura certainement la survie de ce monument. (…) »

Mais l’armée ne prenait pas, au début, très au sérieux les travaux de Gustave Ferrié…

Cependant, « en 1905-1906, l’affaire d’Algésiras (la Conférence Internationale qui siégea à Algésiras en Espagne en 1906, reconnaissait à la France des droits sur le Maroc) va donner un élan nouveau à la télégraphie militaire.
En 1908, le Capitaine Ferrié, qui, entre temps, avait mis au point toute une série d’appareils de mesure et travaillé à la création et à l’installation des postes de T. S. F. de la Marine, partit au Maroc. Il y installa des postes de campagne qui rendirent les plus grands services au Général commandant les forces expéditionnaires. Pour la première fois, la T.S.F. servait pour des fins guerrières, prélude du rôle fondamental qu’elle devait jouer 6 ans plus tard. (site sabix)

A partir de 1906, un réseau radiotélégraphique est par ailleurs opérationnel entre la tour Eiffel et les grandes places de l’Est.
La portée de l’émetteur de la Tour Eiffel passe de 400 km à 6000 km de 1904 à 1908 suite aux remarquables travaux du Commandant Ferrié. L’équipement du réseau militaire d’outre-mer est constitué.

De même « beaucoup de navires furent équipés de postes émetteurs. En 1912, lors du naufrage du Titanic, 713 passagers purent être sauvés grâce à la TSF.

Cependant, à la veille de la guerre de 1914-1918, le gouvernement français est conscient de sa faiblesse en matière de communication avec ses alliés. Pratiquement tout le réseau télégraphique terrestre se trouve sous le contrôle de l’Allemagne de la Baltique à la Turquie.

Le commandant Ferrié, nommé directeur technique de la radiotélégraphie militaire, est chargé de consolider le réseau de Télégraphie Sans Fil qui repose alors sur le seul émetteur de la Tour Eiffel. » (site laparisienneetsesphotos.com)

Il développe le courant alternatif, les détecteurs électrolytiques, les procédés de mesure d’onde, des modèles divers de récepteurs, les premiers postes de T. S. F…

En effet « en 1914 au début de la guerre, l’émetteur de la tour Eiffel reste le seul moyen de communication, mais Paris est menacé et le colonel Ferrié propose l’installation d’un émetteur à Lyon (…) sur le terrain militaire de la Doua à Villeurbanne (…). Le 29 septembre 1914 l’installation fonctionne et on peut entrer en contact avec la Russie et la Serbie nos alliés. (site sabix)

La lampe radio et la téléphonie sans fil

Une autre invention primordiale arrivait, allait bouleverser la TSF, ouvrir la porte à la transmission de la voix, de la musique et des sons : il s’agit de la lampe de radio. (…)
Avec les lampes, ce fut le véritable départ de la téléphonie sans fil. Dès 1913, l’Allemand MEISSNER réalisa une portée de 36 km.
De son côté, le colonel Ferrié s’intéresse de près à la radio en tant qu’arme de guerre. Après avoir reçu d’Amérique plusieurs exemplaires du fameux « audion », de Lee de Forest, permettant d’amplifier des signaux, il charge Henri Abraham, physicien à la Sorbonne, d’étudier ce composant pour les besoins de l’armée française. Le colonel demande en octobre 1914, peu après le début des hostilités, la fabrication d’un audion français, robuste, facilement industrialisable, et qui puisse être utilisé aussi bien dans l’émission que dans la réception. Le modèle final sort à Lyon en février 1915, sous le nom de « lampe TM » (Télégraphie Militaire). Il s’agit alors du matériel de TSF le plus puissant au monde. (…) La fabrication de ces lampes est dès lors industrialisée : plus de 100 000 lampes sont livrées en 1916, pour atteindre une production de 1 000 lampes par jour à la fin de la guerre. (…)  » (site scientia-universi.net)

Une grande première, ce fut la téléphonie au-dessus de l’Atlantique. L’émission eut lieu en octobre 1915. (…) L’audition fut parfaite à Paris, et on cite même un cas de réception à Honolulu (8000 km).
En France, aussitôt qu’il disposa des lampes TM (Télégraphie Militaire) qu’il avait fait fabriquer, le colonel Ferrié, dès 1916, procéda à des essais de radiotéléphonie. Une des premières applications fut, à la fin de la guerre 14-18, l’installation d’appareils sur les avions d’observation. (voir ci-dessous) (site postagalene.free.fr)

« Ferrié et son équipe continuent leurs recherches, permettant en 1917 de remplacer l’émetteur à étincelles par un émetteur à arc qui permet d’émettre en « ondes entretenues » (au lieu des ondes amorties). (…)

« Le 23 mai 1917 fut créée une “Section d’instruction” afin d’améliorer les transmissions : former un personnel de remplacement. Le matériel et les effectifs augmentaient. En 1914, pour une division d’infanterie, on comptait 80 hommes chargés des transmissions. En 1918, cet effectif monta à 500. »

« Pendant la guerre, le rôle du Colonel Ferrié est de toute première importance. Tout en continuant ses travaux personnels sur la radiogoniométrie, la T. P. S., il dirige avec l’autorité, la compétence et la longue expérience qu’il était seul à posséder en France, toute une pléiade d’éminents physiciens et de techniciens de choix tant militaires de carrière que civils mobilisés du fait de la guerre et dont les travaux ont mis la T. S. F. militaire française à la tête du progrès.
Aux armées, on installe tout un matériel de T. S. F. d’avions dont il a dirigé les études, postes récepteurs à lampes, postes émetteurs à ondes entretenues. L’infanterie est dotée d’un poste de T. S. F. portatif et d’appareils de télégraphie par le sol qui sont immédiatement adoptés par nos alliés et copiés par l’ennemi. Les grandes unités sont munies de postes à lampes, simples et pratiques qui ont permis à la T. S. F. militaire de prendre une extension insoupçonnée. Nos ennemis n’ont jamais rien pu réaliser de semblable et faisaient leurs premiers essais au moment de l’armistice. Des postes de télégraphie sans fil entre avions, des postes goniométriques permettant de repérer l’emplacement des postes émetteurs ennemis et permettant ainsi aux avions de se diriger sur des phares hertziens complétèrent vers la fin de la guerre le matériel des armées. (…) On installait un réseau serré d’écoutes dont les résultats furent de première importance.

Colonel Ferrié

Colonel Ferrié (site musée militaire de Lyon et de la région Rhône-Alpes)

Colonel Ferrié (site musée militaire de Lyon et de la région Rhône-Alpes)

Enfin, des études très intéressantes furent faites toujours sous la direction du Colonel Ferrié pour déceler les bruits souterrains (écoute de mines), et aussi les bruits aériens (écoute méthodique pour déceler l’approche des avions, paraboloïdes, etc.). » (site sabix)

« Ferrié, promu Général au début de 1919 à 51 ans, a été un acteur majeur du développement des télécommunications et par là a contribué à la victoire finale. » (site museemilitairelyon.com)

Les avions et la communication avec le sol

Les progrès furent énormes. A la fin de la guerre, les transmissions sans fil étaient possibles avec l’aviation, les chars d’assaut, entre les divisions d’infanterie… » »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

Un train blindé en action à Niel (Anvers) : un observateur d’artillerie dirige le tir des canons du haut d’un poteau télégraphique, septembre-octobre 1914 

Un observateur d'artillerie dirige le tir des canons du haut d'un poteau télégraphique, septembre-octobre 1914 (site quenovel.be)

Un observateur d’artillerie dirige le tir des canons du haut d’un poteau télégraphique, septembre-octobre 1914 (site quenovel.be)

Le colonel Ferrié créa un service de radiotélégraphie aérien ; auparavant les liaisons avec les avions étaient très sommaires (rapport au sol, lance message).
Des postes radio de petite puissance furent mis en place.

De 1908 à 1914, le Commandant Ferrié crée des postes automobiles de campagne, des postes de dirigeables qu’il expérimente lui-même, et les premiers postes d’avions dont les essais datent de 1910. (site sabix)

« Les trois missions principales des escadrons de reconnaissance émergèrent à partir de mars 1915 :
Des missions de reconnaissance photographiques permettant de construire une carte du réseau de tranchée ennemi. Les premiers dispositifs photographiques utilisaient des plaques photographiques.
Des missions de reconnaissance permettant à l’artillerie de tirer sur des cibles invisibles depuis la position de tir. La radio sans fil à bord des avions n’était pas encore très répandue ce qui posait des problèmes de communication. À partir de mars 1915, des appareils biplaces furent équipés de radios primitives permettant de communiquer à l’aide du code Morse mais ne disposaient pas de récepteur.
Des missions permettant de communiquer avec l’infanterie durant l’offensive en survolant le champ de bataille. La technologie ne permettant pas de contact radio, les méthodes de communication étaient nécessairement primitives et incluaient le largage de messages depuis l’avion. Les soldats rechignaient souvent à révéler leurs positions car il était difficile de distinguer les appareils alliés ou ennemis. (Wikipedia, art. Aviation durant la première Guerre mondiale) »

En 1916, des postes puissants d’une portée de 150 kilomètres et pouvant communiquer dans les deux sens furent alors créés et installés dans les avions.
Puis en 1917, les communications téléphoniques et télégraphiques entre avions furent testées et validées. »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

« Une fois que le problème de bruit dû au moteur des avions est réglé, des récepteurs sont également installés à bord. Ils permettent aux bases de guider le mouvement des avions en donnant par radio des ordres aux pilotes. En 1917, un poste d’aviation a une portée allant de 30 à 150 km selon le terrain et fonctionne par énergie éolienne. Il est constitué de trois blocs : l’émetteur, le récepteur, et le manipulateur. » (site scientia-universi.net)

Avion muni d’un poste TSF. On peut voir à l’avant la petite hélice génératrice d’électricité 

Avion muni d'un poste TSF (site scientia-universi.net)

Avion muni d’un poste TSF (site scientia-universi.net)

Voir aussi article pdf « TSF et Aviation militaire » sur le site aireradio.org  et suite .

 La radio dans les chars d’assaut

Le seul moyen qu’ont Les chars d’assaut  pour recevoir les instructions est la TSF, qui guide leur mouvement. Elle permet également de transmettre les informations lorsque les chars sont utilisés comme engins de reconnaissance. (site scientia-universi.net)

C’est en 1917 que la liaison T.S.F. fut réalisée entre les chars d’assaut et les postes fixes, mettant fin à ce qui ressemblait à de grosses boîtes sourdes et aveugles. » »  (Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058)

Sources et sites pour en savoir plus :

Sur les téléphones :

Site alainlevasseur

Wikipedia, art. Radiotélégraphiste

Téléphone civil : Téléphone Marty, 1910 (site alainlevasseur) ;  Marty 1910

Site voyageurs-du-temps.fr, page 1058 ; page telephone-telephonie-telephoniste 1067 ; Manipulateur morse, page 1070 ; page 1118 ; page 1119 ; page 1121 ;

site pages14-18, page fils-telephone-electrique-sujet 443 1 ; Téléphone de campagne : site dvole.free.fr ;

Autres illustrations de téléphone de campagne (site bleuhorizon.canalblog), sur le site voyageurs-du-temps.fr, page 1073 ; Poste de téléphone des tranchées (site voyageurs-du-temps.fr, page 1122) ; Téléphonie militaire en campagne-1914 (site commons.wikimedia.org) ;

Sur le Ballon d’observation ou « saucisse » avec nacelle d’observation (site mesracinesfamiliales) , source  ;

Sur la TPS : site guerre14.e-monsite.com  ; Schéma du dispositif de transmission par le sol (Site tsfls.pages perso-orange.fr)

Poste émetteur récepteur de Télégraphie Par le Sol (T.P.S.) (site tsfls.pages perso-orange.fr) ; Emetteur récepteur TPS modèle 1918 : site j28ro.blogspot.fr

Poste d’écoute (site ageat.asso.fr)

Sur l’Italien Guglielmo Marconi, voir aussi le site  eurekaweb ;

Sur Gustave Ferrié, voir Wikipedia  et site laparisienneetsesphotos.com  (photos du monument de Gustave Ferrié près de la tour Eiffel) et  (site meacmtl.com, musée des transmissions)
site sabix.org  ; Site voyageurs-du-temps.fr, page 1070

Sur la TSF :

site postagalene.free.fr ; Wikipedia, art. Télégraphie sans fil ; site voyageurs-du-temps.fr, page 1128 ;

Plus de détails techniques sur le site scientia-universi.net

Poste à galène muni d’un amplificateur « TM » : site museemilitairelyon.com ;

bataille de Moronvilliers : voir le site souterrains.vestiges.free.fr  ;

site quenovel.be

Sur les avions :
Wikipedia, art. Aviation durant la première Guerre mondiale  ; site scientia-universi.net ;

Voir aussi article pdf « TSF et Aviation militaire » sur le site aireradio.org  et suite

sur les photos aériennes : site regard-sur-la-terre

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en particulier
notre page consacrée au monument aux morts de Passy et  Des agents de liaison, des estafettes et des cyclistes passerands en 14-18

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