Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Divagations de l’Arve jusqu’au milieu du XXe siècle

Lire notre revue Vatusium n° 6, p. 21, et surtout le n° 15, « Le combat des hommes et de l’Arve ».

Les alluvions de l’Arve mises à jour lors des travaux de terrassement du centre Quechua en 2011 (cliché Bernard Théry)

« Avant les endiguements, le lit de l’Arve était formé de plusieurs bras qui s’entrecroisaient en « tresse« , séparés par des bancs de sable. Comme la vallée de l’Arve, a un fond très plat, ce lit était très large (environ 500 m vers Cluses par exemple) : il utilisait une grande partie du fond de vallée. » (Géraldine Périllat, Dossier sur l’Arve n° 33 de la revue « Nature et Patrimoine en Pays de Savoie » p. 16)

L’ARVE dans la plaine de Passy, vue depuis l’est, bien avant la construction de l’autoroute (Coll. Michèle Rollet, Traditions et évolution de Passy, p. 14)

 A propos des divagations de l’Arve de l’Abbaye à la Carabote, lire aussi notre revue Vatusium n° 6, p. 29-30. Extrait :
« La divagation de l’Arve, comme d’ailleurs celle du Bonnant, fit l’objet de nombreuses chicanes judiciaires entre les Domancherots et les Passerands (…). À l’endroit où descendait le chemin des Regards, fut édifié le pont dit de la Carabote. Pour emprunter ce pont, les propriétaires payaient une petite redevance pour servir à son entretien. »

Vatusium n° 7, p. 6-7 ; Vatusium n° 8, p. 10 (illustration) ; Vatusium n° 14, p. 7 (photo) ; Vatusium n° 15.

Notre revue Vatusium n° 2 cite des témoignages des habitants des Plagnes au XVIIIe siècle. Extrait :

« Nous sommes en 1760. (…) Joseph Marie Jacquemoud, son curé, a le titre d’archiprêtre. (…) Vivant des revenus de sa paroisse, il doit, quelles que soient les distances et les difficultés de la route, répondre aux besoins de tous ses paroissiens. Parmi eux, ceux des Plagnes, qui vivent au sud de la rivière d’Arve. «Les pauvres habitants des Plagnes», comme ils se désignent eux-mêmes : trente-deux familles coupées du reste de la paroisse et mal desservies. Selon le règlement de l’époque, c’est à l’église de Passy qu’ils doivent se rendre non seulement pour les baptêmes, mariages et sépultures, mais aussi pour les offices du dimanche, en traversant l’Arve capricieuse, qui n’a pas de lit déterminé mais change de parcours à tout moment à travers les «palluds» et les «rosières», c’est-à-dire les marais et les roselières ; la rivière s’étend parfois sur une très grande largeur, emportant ou rendant inutiles la plupart du temps les planches que l’on jette en travers du cours pour permettre le passage. Quant au curé, il lui est arrivé plus d’une fois, surtout en hiver, de devoir, à pied bien sûr, passer par le pont de Saint-Martin, le seul existant alors, et remonter par Domancy et les Amerands pour parvenir aux Plagnes… Il arrive parfois trop tard lorsqu’on l’a appelé pour un malade en danger de mort, pour lui porter les derniers sacrements. »
Pour découvrir d’autres témoignages, lire les pages 15 à 19.

Autre récit significatif des divagations de l’Arve fait par François-Xavier Leschevin en 1812 dans son « Voyage à Genève et à Chamouni »
Voir aussi : Paul Soudan, Histoire de Passy, p. 12, 59-60, (glières et divagations de l’Arve).

Autres pages sur la rivière Arve et Passy.

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