Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

L’agriculture à Passy en 1945

(Extraits du mémoire-rapport de stage réalisé en 1945 par Pierre Fivel, originaire de Passy ; celui-ci a été directeur départemental de l’Agriculture dans plusieurs départements : la Côte d’Or , la Savoie et la Dordogne)

(…) Comme dans toute région de petites propriétés, le mode de faire valoir est l’exploitation directe. Les paysans propriétaires, les plus nombreux, exploitent eux-mêmes leur domaine. Cette exploitation directe a d’ailleurs beaucoup de souplesse. Quand la famille est nombreuse, le père trouve toujours à louer des parcelles à des exploitations voisines.

La main-d’œuvre est presque exclusivement familiale. On embauche quelques journaliers pour les durs travaux d’été. Quand les enfants sont en bas âge, on emploie un domestique de ferme (italien, le plus souvent) ou une « bonne » qui aide à la cuisine et à la garde des enfants.

L’esprit d’entraide est très développé. Pour les travaux qui demandent une main d’œuvre nombreuse (arrachage des pommes de terre, battages), on procède par « corvée » (comme on dit dans la région), c’est-à-dire qu’entre voisins, on fait le travail en commun, ce qui permet son exécution rapide. Comme chaque fermier n’a qu’un cheval de trait pour labourer, on se sert de celui du voisin (en complément).

Entraide le  » jour de la batteuse »

En cas de grands malheurs, l’aide s’inscrit comme un devoir même entre familles qui ne se fréquentent pas ordinairement (incendie, décès du chef de famille, ou perte d’un cheval, par exemple). (…)

Pour en savoir plus, voir dans Vatusium n° 7, pages 30 à 42, le texte complet et ses nombreux documents iconographiques.

Nous contacter ; Commander nos publications

S’abonner à notre lettre d’information-Newsletter