Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Le viaduc des Egratz

Le chantier du viaduc : un chantier géant pour un travail de romain par J.P. Roudier et J. Burnier

Chamonix, Jeudi 7 août 1980.

Il y a des moments où l’entreprise humaine prend une dimension supérieure. C’est le cas de tous les grands travaux entrepris sur la planète, fruit de l’intelligence et des progrès de la technique.

Les ouvrages qui s’inscrivent dans le paysage entre Le Fayet, le tunnel du Châtelard dans le prolongement de l’autoroute blanche sont de ceux-là. Ne serait-ce que par la durée d’un aussi grand chantier qui réunit sur quelques kilomètres toutes les difficultés techniques du moment. Entre les premières études au niveau de la direction départementale de l’équipement maître d’œuvre et d’ouvrage et la mise en service de la totalité de la voie lors de son raccordement à la vallée de Chamonix aux Houches il se sera écoulé 20 ans : 1970-1990. La dernière date étant évidemment hypothétique pour l’instant. Mais dans l’immédiat il y a des échéances beaucoup plus rapprochées puisqu’en principe c’est à la fin de l’année prochaine que les trois viaducs en cours de construction entre le Fayet et le tunnel du Châtelard sur la RN 205 seront mis en service.

Centre auto lanceur, Vatusium n° 9, p.45

Les journalistes de la Haute-Savoie ont été conviés récemment à une visite de ce chantier extraordinaire sous la conduite de M. Morelon directeur départemental de l’équipement et de ses collaborateurs qui œuvrent sur le projet depuis de nombreuses années et de M. Chosi de l’entreprise « Les grands travaux de Marseille » qui réalise cette prouesse technique. C’est qu’en effet cette succession d’ouvrages d’art situe la réalisation du Fayet au tout premier plan national. Le premier viaduc avec sa longueur de 1469 m est un des plus longs de France après celui de Saint-Nazaire et celui qui relie l’île d’Oléron au continent.

La technique du centre auto lanceur, cette espèce de grue horizontale qui avance son nez sur les piles, de hauteur impressionnante et qui permet de couler le tablier en béton en quatre morceaux (en raison des indispensables joints de dilatation, sinon techniquement on aurait pu le couler d’une seule pièce) est en soi quelque chose d’exceptionnel. Elle permet de construire 50 m de béton d’un coup. Il a été utilisé pour construire les tronçons d’autoroutes entre Roquebrune et Menton et à Poitiers mais il a bien sûr été adapté ici au milieu montagnard. (…) (extrait des pages 46-47)

Pour en savoir plus, lire dans Vatusium n° 9, pages 46 à 48, l’intégralité de l’article de Jean-Paul Roudier et Jean Burnier.
Voir aussi notre page consacrée au « viaduc des Egratz à Passy » : cliquez ici.

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