Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

L’école des Plagnes

Voir notre revue Vatusium n° 2, p. 25-31. Pour lire un extrait, cliquez ici. Vatusium n° 16, p. 23 (les filles à l’école des Plagnes), 57-58 (photos) ;

Voir aussi : Pierre Dupraz, Passy hier et aujourd’hui, p.126 ; Pierre Dupraz, Traditions et évolution de Passy, p. 156.

L’école des Plagnes aujourd’hui (cliché Bernard Théry)

L’école des Plagnes aujourd’hui (cliché Bernard Théry)

Sur l’historique de l’école des Plagnes, lire Vatusium n° 16, p. 23, 57-58.

Dans sa Monographie de Passy de 1904, F.-Henri Métral donne les précisions suivantes sur les legs faits en faveur des Plagnes (p. 23-24) :

« Ecole des Plagnes, Par testament du 1er Août 1869, Me Tronchet notaire, Joseph Buttoud a légué 100 francs.

Par testament olographe du 14 Septembre 1875, déposé aux minutes de Me Conseil notaire, Alexandre-Al­phonse Béguin, ancien chef de division de la Préfecture d’Annecy, a institué pour son héritière, l’école des Plagnes. Les frais et dettes payés, il est resté 5672 frs 90, qui, en 1879, ont été placés en rentes produisant annuellement 206 francs. (Note CHePP : Ce legs de M. Alexandre Alphonse Béguin,  a été fait pour une école de filles aux Plagnes, cf. Vatusium n° 16, p. 20)

Par testament du 23 Septembre 1860, Me Tronchet notaire, M. Joseph Montfort a légué 150 francs.

Par testament olographe du 26 Octobre 1898, déposé aux minutes de Me Conseil notaire, Marie-Sophie Du­praz, veuve de Pierre-François Ferrand, a légué deux mille francs.

Par décision du 4 Décembre 1900, l’école, qui était mixte, a été dédoublée. »

Documents complémentaires tirés des Archives municipales de Passy :

Délibération du 4 janvier 1841 : Demande d’autorisation de mettre à adjudication la construction d’une chambre pour l’école des filles en la section des Plagnes.

« L’An Mil huit cent quarant’un et le quatre janvier avant midi à Passy en la salle Consulaire, le Conseil convoqué suivant l’usage, s’est réuni és personnes des Sieurs Daigue Jean Michel Syndic, Duperthuy François, Bottollier Jean François, Poncey Joseph, Jacquet Jean Baptiste  et Fivel Jacques, conseillers communaux assistés du notaire François Marie Descombes, secrétaire.

Le Conseil vu l’art 1er, section 2, titre 4,  chapitre 5 de son budget de l’année courante

Considérant que l’établissement d’une chambre particulière pour l’école des filles en la section des Plagnes est réclamée par la décence et est reconnue absolument indispensable par l’administration

Considérant que quoique le devis estimatif fasse élever cette dépense à cent soixante livres neuves, il sera possible de faire face au déficit par une allocation au budget de l’année prochaine a délibéré de demander à M l’Intendant de la Province l’autorisation de mettre à adjudication l’entreprise de la Construction et de porter en dépense au budget de l’année prochaine le montant du déficit qui résultera du procès verbal d’adjudication. »

Délibération du 20 décembre 1859 concernant la construction de l’école des Plagnes : Demande d’autorisation de délivrer en faveur de Mr Béguin Jean Pierre des Plagnes mandat de f. 1032,71.

Délibération du 23 juillet 1871 : réparation de la toiture de l’école des Plagnes.

Vue aérienne des Plagnes ; en haut, à gauche, l'école (pilote Roland Sarkis, cliché Bernard Théry, 2013)

Vue aérienne des Plagnes ; en haut, à gauche, l’école (pilote Roland Sarkis, cliché Bernard Théry, 2013)

1872 Demande d’un instituteur adjoint pour remplacer le titulaire de la section des Plagnes

« M. le Président donne lecture de la lettre de M. le Sous Préfet de cet arrondissement en date du 8 courant informant le conseil que l’indemnité  de quarante francs à payer à la directrice des travaux à aiguille de l’école mixte de la section des Plagnes pour 1872 est une charge communale obligatoire suivant la loi du 10 avril 1867 et que si les dépenses de cette école sont trop onéreuses à la commune l’on peut demander un instituteur ou une institutrice adjointe, conformément à la même loi.

Le conseil délibère à l’unanimité pour qu’il soit placé en la section des Plagnes un instituteur adjoint en remplacement du titulaire actuel afin de diminuer les charges communales, d’être en rapport avec la loi et prie l’autorité supérieure de vouloir bien faire procéder à cette nouvelle nomination. »

Délibération du 5 mai 1874 : demande d’une indemnité pour payer l’instituteur de l’école des Plagnes

Où l’on voit que toutes les écoles de Passy n’ont pas la chance de bénéficier des largesses de fondations comme celle de J.P. Bosson, et où l’on découvre qu’on ne peut pas tout faire : s’occuper des chemins et payer un instituteur…

« Mr le Maire expose au conseil que les fonds de l’école du hameau des Plagnes s’élèvent d’après le budget arrêté en session 1874 à 197 fr. 72 ; que pour payer l’instituteur, la commune est obligée de prélever sur ses ressources ordinaires la somme de 502 fr. 28 c. ; que pour le traitement de l’instituteur et de l’institutrice du chef-lieu la commune porte déjà en dépense la somme de 1400 fr. article 79 et 82 du compte 1873, que cette somme de 1400 fr. n’est couverte que par une recette de 289 fr. 34 c. article 11 du compte 1873, qu’en versant encore 502 fr. 28 c. pour l’école des Plagnes, la commune arrive à payer la somme de 1612 fr. 94 c. pour l’instruction primaire.

Vu l’importance de ce chiffre destiné à l’Instruction, primaire, vu les charges que la commune a à supporter pour ses chemins, le Maire propose au Conseil de demander à Mr Le Préfet de vouloir accorder à l’école du hameau des Plagnes une subvention de 200 fr. annuelle, destinée à l’Instruction primaire.

Le Conseil adopte à l’unanimité la proposition du Maire et demande à Mr le Préfet d’accorder la subvention de 200 fr. à l’école des Plagnes à partir de 1874. (…) »

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Délibération du 11 janvier 1875 : Crédit pour l’école des Plagnes. En marge : Approuvé Annecy, le 27 février 1875, le Préfet, signé Peloux.

Délibération du 11 janvier 1875 : Réduction au rôle de la rétribution scolaire de l’école des Plagnes, 4e trimestre. En marge : Approuvé Annecy, le 26 février 1875, le Préfet, signé Peloux.

Où l’on découvre ce que les familles devaient payer pour que leurs enfants aillent à l’école…, avant les lois de Jules Ferry sur la gratuité de l’enseignement. Et qu’il fallait être « vraiment indigent » pour bénéficier d’une gratuité. Et que Passy ne faisait pas partie des « communes admises à la gratuité »…

Commune de Passy, école des Plagnes, altitude 680 m (cliché Bernard Théry)

Commune de Passy, école des Plagnes, altitude 680 m (cliché Bernard Théry)

Délibération du 14 août 1899 : jardin scolaire aux Plagnes,  « Location d’une pièce de terre appartenant à l’école des Plagnes »

« Le Président a ouvert la séance et a exposé que le bail souscrit le cinq octobre mil huit cent quatre vingt dix d’une pièce de terre appartenant à l’école des filles des Plagnes en faveur de Duffouy Favre Jérémie expire le premier novembre de la présente année et qu’il y a lieu de remplir dès aujourd’hui les formalités nécessaires pour procéder à la relocation.

Le Conseil propose la relocation aux clauses et conditions suivantes :

Article 1er

Le bail de la pièce de terre située aux Plagnes, commune de Passy, appartenant à l’école des filles de ce lieu, pour la partie en pré et en champ, sera passé pour neuf ans, à dater du premier novembre 199 pour finir à pareille époque de l’année 1908. Néanmoins le fermier sortant donnera, dans la dernière année de son bail, au fermier rentrant les facilités d’usage pour les travaux d’ensemencement de la récolte de l’année suivante.

Article 2

Toutefois il sera fait comme par le passé, dans la partie aval un prélèvement de la contenance de deux ares pour le jardin scolaire qui aura sa servitude d’investiture et de dévestiture par le sentier actuel.

Article 3

Pendant toute la durée du bail, le fermier sera tenu de bien cultiver, ensemencer et fumer les terres en temps et saisons convenables en bon père de famille, suivant les usages des lieux, pour les rendre en fin de bail en bonne situation de culture et d’entretien.

Article 4

Le fermage sera acquitté en argent le trente novembre de chaque année en commençant en mil neuf cent, à la caisse du receveur spécial des écoles de hameaux et chaque jour de retard produira un intérêt de dix centimes par cent francs et par jour calculé sur la somme à verser, sans préjudice des frais de poursuites s’il y a lieu.

Article 5

Le fermier payera en sus de la location les contributions de la pièce entière.

Article 6

Le fermier ne pourra couper ni élaguer les arbres de cette pièce sans en avoir obtenu l’autorisation par écrit, ni changer la nature de culture.

Article 7

L’adjudicataire payera en outre les frais de timbres, d’enregistrement et d’expédition et fournira une caution solidaire pour la sûreté des prix de fermage et la bonne culture. (…). »

Délibération du 12 mai 1900 : Dédoublement de l’école mixte des Plagnes (lire Vatusium n° 16, p. 57)

Délibération du 21 février 1905 : écoles des Plagnes en écoles mixtes (lire Vatusium n° 16, p. 58)

Délibération du 5 juin 1905 : école enfantine aux Plagnes (lire Vatusium n° 16, p. 58)

1911-1914 : lire Vatusium n° 16, p. 58.

Voir nos autres pages sur
– les jardins scolaires
– l’école de l’Abbaye
– le village des Plagnes

Et aussi toutes nos pages  sur
– L’enseignement à Passy

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