Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Carnet de route de Joseph PERROUD au 15e RI, 1917-1920

Written By: BT

Lire notre revue Vatusium n° 19, 2016 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 2e partie : 1916 à 1919 (parution août 2016).

Cette page BONUS complète notre article « Carnet de Joseph PERROUD » publié dans Vatusium n° 19, page… 

VOIR aussi notre page sur Pierre Perroud, le frère de Joseph Perroud, blessé à Lihons dans la Somme en 1914.

Portrait de Joseph Perroud en uniforme de sergent 

Portrait de Joseph Perroud en uniforme de sergent (doc. Marcel Perroud)

Portrait de Joseph Perroud en uniforme de sergent (doc. Marcel Perroud)

Le Passerand Joseph Perroud a rédigé le récit de son parcours militaire sur un carnet noir de 14,3 cm  sur 9,5 cm conservé dans sa famille ; il s’agit d’un « carnet de route » de 23 pages manuscrites et numérotées dans lesquelles il relate sa guerre, depuis son incorporation jusqu’à sa libération.
La dernière page indique qu’il a été « relevé et fait à Albi le 13 juin 1920 », deux jours avant d’être démobilisé, sans doute à partir de notes prises pendant les trois années passées sous les drapeaux, ce qui explique l’orthographe approximative de certains noms de lieu.

Ce carnet est publié avec l’aimable autorisation de Marcelle Brillet, fille de Joseph Perrroud, née en 1923, et de Marcel Perroud, son petit-fils .

Qui était Joseph Perroud ?

« Perroud François Joseph est né le 10 juin 1898 à Passy ; profession de cultivateur ; fils de Alfred Gustave et de Vallet Marie-Césarine domiciliés à Passy La Joux » (Extrait de la fiche matricule de Joseph Perroud). Il est le frère cadet de Pierre Perroud (Voir Vatusium n°18, p. 32-33)

La classe 1918 a été appelée en avril 1917. Les hommes de cette classe sont astreints à 3 années de service militaire depuis la loi de 1913.

D’abord « incorporé au 97ème Régiment d’Infanterie Alpine, 9e Bataillon », il est affecté au 15e Régiment d’Infanterie.
Contrairement aux soldats des classes précédentes, ceux de la classe 1918 bénéficieront de permissions régulières, rétablies après les mutineries de 1917.

Titre du carnet

« Carnet de route du Soldat Perroud Joseph – classe 1918 – guerre de 1914-1918 »

Carnet de route du Soldat Perroud Joseph – classe 1918 – guerre de 1914-1918

Carnet de route du Soldat Perroud Joseph – classe 1918 – guerre de 1914-1918

Transcription effectuée par Bernard Théry. L’orthographe a été conservée, seule la ponctuation a été modifiée pour faciliter la lecture. Des indications entre crochets ont été ajoutées par le transcripteur. Les termes en gras, la couleur, ajoutés par le transcripteur, signalent un élément important : [dates], [combats],  instruction militaire, présence dans les tranchées, permissions, repos, relèves, cantonnement

Carnet de route du soldat Perroud Joseph, 15e RI, page 1

Carnet de route du soldat Perroud Joseph, 15e RI, page 1

Carnet de route du soldat Perroud Joseph, 15e RI, page 1

[mai-juillet 1917]

« Incorporé le 1er mai 1917 au 97ème Régiment d’Infanterie Alpine à Chambéry, Caserne Curial, département de la Savoie. Fait deux mois d’instruction jusqu’au 25 juin 1917.
Partit en équipes agricoles pour quinze jours dans la commune de Allondaz chez Madame Lassiaz Caroline à 7 kilomètres au Nord d’Albertville. Rentré en caserne le 7 juillet 1917.
Le 14, défilé au Champ de Mars avec le 13ème Chasseurs et le 9ème Hussard. Partit le même soir en permission pour 10 jours ; rentré le 27. »

[page 2 : août 1917-février 1918]

«  Chambéry pour le Camp d’Instruction à Pierrellatte [Pierrelatte], département de la Drôme. Durée des manœuvres : deux mois ; Partit avec le premier renfort pour le Bataillon de marche à Remiremont [St-Etienne-lès-Remiremont], département des Vosges le 11 octobre 1917, caserne Victor. Fait un stage sur les mitrailleuses St-Etienne-Hothkiss [Hotchkiss] et Maxime [Maxim] ; durée du stage un mois ; fait un stage de quinze jours sur le Fusil mitrailleur*, le canon Brant* [Brandt] et les grenades. »
Voir nos pages sur les mitrailleuses de 14-18  et sur le FM Chauchat

Carte du front ouest en 1917

Carte du front ouest en 1917 (site 87dit.canalblog.com)

Carte du front ouest en 1917 (site 87dit.canalblog.com)

[mars-avril 1918 : Affecté au 15e Régiment d’Infanterie]

« Partit deux fois en permission de 10 jours. Quitté Remiremont cinq mois après, le 19 mars 1918 pour être affecté au 15e Régiment d’Infanterie ; rejoint le dépôt divisionnaire après trois jours de train, le 22 mars 1918 en passant par Belfort. Cantonné dans une ferme au Village de Lepuy [Lepuix-Gy] à quatre kilomètres du village de Giromagny [au nord de Belfort] au pied du Ballon d’Alsace, département du Haut-Rhin ; resté 11 jours. Affecté à la 1ère Compagnie [donc au 1er Bataillon], repartit le 3 avril direction inconnue, fait une marche de trente-deux kilomètres sous une pluie battante, arrivé au [mot manquant] de Champagny [Champagney, cf. JMO du 15e RI, p. 17], département de la Haute-Saône [Franche-Comté], resté deux jours.
Repartit le six avril par chemin de fer, durée du voyage trois jours. Débarqué à Ile-Adam [L’Isle-Adam], département de la Seine-et-Oise ; repos deux jours ; repartit par étapes en passant par Novillers-les-Cailloux, Ste-Geneviève, St-Léger-en-Bray [au sud-ouest de Beauvais], département de l’Oise. Cantonné dans un champ sous la tente ; resté deux jours ; continué par étapes sur la Mare Ronde [localité non identifiée], Boukinville [Bougainville, à l’ouest d’Amiens] à 12 kilomètres d’Amiens (bombardé par les Allemands).
Piquigny* [Picquigny, au nord-ouest d’Amiens] occupé par les Anglais ; continué sur Canaples [au nord de Picquigny], St-Vasto-en-Chaussées [Saint-Vaast-en-Chaussée], département de la Somme.

Rejoint le Régiment à Sus-St-Léger [arrondissement d’Arras], département du Pas-de-Calais en avril 1918. Continués par étapes et par autos-camions sur Sombrin [Pas-de-Calais, à l’ouest d’Arras], Ouguandelle [localité non identifiée], département du Nord.
Traversés la frontière belge ; arrivé à Abelle [Abele ou Abeele, en Flandres occidentale], Belgique. Cantonnés avec les Anglais près de Poperinghe ; restés quatre jours. »

Situation de Poperinghe 

Situation de Poperinghe

Situation de Poperinghe

[page 6, mai 1918 : Baptême du feu : Combats au Mont Kemmel]

Voir notre article dans Vatusium n° 19, page…
« Monté en tranchées à 10 km d’Abelle à 11 heures du soir, en face du Mont-Kemmel [au sud-est de Poperinghe et au sud-ouest d’Ypres] ; relevés les Anglais à la Ferme Sans-Nom sous des tirs de barrages formidables. Attaqués au matin, avancés d’un kilomètre avec beaucoup de pertes. Repris l’attaque le lendemain ; avancés de deux kilomètres, gagnés la voie ferrée au pied du Mont-Kemmel et tenu les Tranchées jusqu’au 15 mai 1918 à la Crypte [la Clytte, cf. JMO].

Relevés dans la nuit du 15 [mai 1918] par le 65 Régt d’Infanterie, relève rendue très pénible par le bombardement ininterrompu des obus à gaz ; soixante-dix pour cent de pertes.

Redescendu à Poperinghe au matin ; repartit en autos-camions sur Dunkerque ; arrivés à Malos-les-Bains [Malo-les-Bains]. Cantonnés dans une ferme à Zuitcott [Zuydcoote], plage sur la Manche ; restés au repos quatre jours. »

Mont Kemmel à la fin de la première Guerre mondiale (1918), après pilonnage par les  obus de l’artillerie ;
des milliers de soldats sont morts là, dont de nombreux français

Mont Kemmel à la fin de la première Guerre mondiale (1918), après pilonnage par les obus de l'artillerie

Mont Kemmel à la fin de la première Guerre mondiale (1918), après pilonnage par les obus de l’artillerie

[En route vers la Lorraine]

« Embarqués en chemin de fer ; passés par Boulogne-sur-Mer, Calais [on passe par Calais avant de joindre Boulogne/mer], Paris ; débarqués à Ludres [Meurthe-et-Moselle, à 7 kilomètres du sud de Nancy] le 20 mai 1918 ; repartit par étapes pour Nancy. Cantonnés dans la ferme du château de Brabois à Villers-lès-Nancy ; restés 11 jours ; repartit par étapes pour Pompey ; bombardés par l’aviation allemande ; restés 3 jours. »

[page 8, juin-juillet 1918] [Combats en Lorraine, près de Nancy]

« Repartit par étapes de nuit pour la Lorraine, montés en tranchées à la ferme Leloir [localité non identifiée] le 1er juin 1918. Avancés sur Nomény [au nord de Nancy] complètement détruit, redescendu le 13 au repos pour 6 jours à Jeandelaincourt [au nord de Nancy et juste au sud de Nomeny] ; bombardés par l’artillerie allemande. Cantonnés dans une Tuilerie.
Remontés en lignes le six juillet dans les mêmes tranchées ; redescendu le 25 au bois de la Fougasse, repris les tranchées pour onze jours ; redescendu au repos au village de Syvry [Sivry] ; remontés en tranchées pour 10 jours ; redescendu au village de Voirons [Moivrons ?] au repos. Remontés en premières lignes pour 12 jours. »

[août 1918 : Mouvement vers l’Oise]

« Quittés le secteur de Lorraine le 19 août 1918 destination inconnue. Partit par étapes en passant par Faux [Faulx], Champigneul [Champigneulles, au nord de Nancy], Villers [Villers-lès-Nancy, au sud de Nancy, donc traversé après Nancy], Nancy ; logés dans la ferme de Clairieux [Clairlieu ?] ; restés quatre jours. Repartit le 25 août par étapes pour embarqués à Ludres ; passés à Paris. Débarqués et cantonnés à Verrines [au sud-ouest de Compiègne], département de l’Oise ; durée du voyage 4 jours.
Repartit par étapes pour Soissons en passant par Vieux-Moulins [Vieux Moulin] ; gagnés la forêt de Soissons par une marche de nuit ; restés 2 jours sous le bombardement des canons Boches. »

[Dans l’Aisne]

« Repartit le 31 août 18 pour prendre un secteur dans le département de l’Aisne en passant par Noyon [au nord-ouest de Soissons, dans l’Oise], Septmonts ; repos 1 jour. Cantonnés dans une grotte, repartit de nuit pour une étape de 28 kilomètres. Arrivés à la ferme Lenoir ; relevés les Tirailleurs Sénégalais le 3 septembre 18. »

[page 11, septembre 1918 : Combats à Coucy-le-Château]

« Pris les tranchées en face de Pont-St-Mar [Pont-St-Mard]. Partit au petit jour en vague d’assaut jusqu’au pied de Coucy-le-Château [au nord-est de Pont-St-Mard, entre Noyon et Laon], ville forteresse, complètement détruite par le feu de notre artillerie ; pris cette ville après bien des pertes. Montés en lignes de réserves le 10 dans les grottes de Coucy ; redescendu le 21 ; quitté les tranchées le 15 pour partir en permission de 13 jours. »

[7 octobre 1918 Combats à Coucy-le-Château et dans sa région]

« Rentré le 4 octobre à St-Paul-aux-Bois [à l’ouest de Coucy-le-Château]. Restés 2 jours, repris les tranchées le 7 dans la grotte de Coucy ; restés 5 jours. Le 13 attaqués sans cesse pendant 3 jours ; avancés de 2 kilomètres ; pris plusieurs villages ; cantonnés dans le dernier à Poully » [Chéry-lès-Pouilly, au nord-est de Coucy ? dans l’Aisne]

Carte de l’assaut général, octobre-novembre 1918

Carte de l’assaut général, octobre-novembre 1918

Carte de l’assaut général, octobre-novembre 1918

[19 octobre 1918 : Combats dans l’Aisne, au nord de Laon]

« Repris les tranchées le 19 ; attaqués de nouveau, 1ère Compagnie en tête, pris le village de Fresnes [au nord-est de Coucy, dans l’Aisne], avec de nombreux prisonniers. Redescendu au repos au village de Couvrons [Couvron-et-Aumencourt, dans l’Aisne] après avoir repris la cote 304 avec passablement de pertes.

Repris les tranchées le 27 octobre 18. Continués l’Avance en prenant les villages de Crépy [au nord-ouest de Laon], Chalayndray [Chalandry, au sud-est de Crécy-sur-Serre], après avoir traversé la Serre (rivière), forcées les lignes Hindenburg, dites imprenables, pris les tranchées de réserves à Crécy-sur-Serre en Novembre et avancés sans repos par attaques successives jusqu’à Vervins, sous-préfecture de l’Aisne. Relevés par le 143 Régt d’Infanterie. »

Bataille de la ligne Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg (Wikipedia)

Bataille de la ligne Hindenburg (Wikipedia)

[page 13, novembre 1918 : Combats de l’Aisne à la frontière belge]

« Continués l’Avance en deuxième vague en marchant sur St-Pierre [localité non identifiée], la Neuville-aux-Joutes [la Neuville-aux-Joûtes, à l’est d’Hirson, dans les Ardennes], Rouge-Ventre [localité non identifiée] ; repos 2 jours ; continués l’avance sur Signy-le-Petit, Baulieu [Neuville-lez-Beaulieu] sur la frontière Belge ; arrivés à la frontière le 11 novembre 1918.
Signature de l’Armistice. »

Les fac-similés des pages 11 à 13 sont publiés dans Vatusium n° 19.

Carte des déplacements de Joseph Perroud et du 15e RI en 1917 et 1918, hors retours à Passy pour les permissions.
En pointillé, les trajets effectués … à pied.

Carte des déplacements de Joseph Perroud et du 15e RI en 1917 et 1918

Carte des déplacements de Joseph Perroud et du 15e RI en 1917 et 1918

[p. 14, décembre 1918 : les Ardennes, l’Aisne]

« Cantonnés à Baulieu [Neuville-lez-Beaulieu] pendant 8 jours, département des Ardennes ; logés avec des Emigrés chez madame Pruneau.
Repartit le 18 novembre 18 pour Marle [au nord-est de Laon] par étapes en passant par Signy-le-Petit, Landouzy-la-Ville [Aisne], La Bouteille, Verrines [Vervins ?], Thernus [Thiernu] ; arrivés à Marles [Marle] dans l’Aisne le 29 décembre 18 ; restés 1 mois et demi ; parti en permission de vingt-deux jours, deux jours pour la croix de guerre avec citation gagnée à la cote 90. Nommé Soldat de 1ère Classe en décembre 1918. »

[janvier-février 1919 : l’Oise]

« Rentré de permission le 31-1-1919 et rejoint le Régiment à Lemeux [Le Meux, au sud-ouest de Compiègne, dans l’Oise], rejoint la 1ère Compagnie au Camp de Champlieu en passant par Béthysy-St-Pierre [Béthisy-Saint-Pierre], St-Sauveur ; gagné la Forêt de Compiègne ; restés 2 jours. Nommé Caporal le 8 janvier 1919. Repartit pour Villers-Cotteret [Villers-Cotterêts, au sud-est de Compiègne], département de l’Oise ; restés 2 semaines pour la garde des prisonniers russes. Repartit pour Mareuil-sur-Ourq [Mareuil-sur-Ourcq, au sud de Villers-Cotterêts] pour surveiller des transports de bois fait par les Russes. »

[mars 1919 : de l’Oise à la Somme]

« Regagné Villers-Cotterets [Villers-Cotterêts] par une étape de vingt kilomètres. Repartit avec la Compagnie pour rejoindre le Régiment au Camp de Champlieu par une étape de 18 kilomètres.
Quittés la forêt de Compiègne pour prendre la direction du Nord en passant par Béthyzi-St-Pierre [Béthisy-Saint-Pierre], Longueil Ste-Marie [Longueil-Sainte-Marie, au sud-ouest de Compiègne], Nanchette [localité non identifiée], Etouy [entre Beauvais et Compiègne], le 24-3-19, repartit pour Croisy [Croissy-sur-Celle, au nord de Beauvais, au sud d’Amiens, à la frontière entre l’Oise et la Somme], département de l’Oise. Logés chez un meunier ; repartit pour Clairy [Clairy-Saulchoix, au sud-ouest d’Amiens], Baguetonde [localité non identifiée], département de la Somme. »

[avril 1919 : Pas-de-Calais et Nord]

« Passés par Amiens, Pommera [au nord d’Amiens et au sud-ouest d’Arras, limite entre la Somme et le Pas-de-Calais], le 8 avril 1919, département du Pas-de-Calais ; restés 3 jours ; repartit par étapes en passant par Monchiet [au sud-est d’Arras], Baumetz [Beaumetz-les-Loges], le 13 avril 1919. Continués sur Berneville, Varllus [Warlus] (camp anglais) ; repartit le 15 en passant par Neuville-St-Vast [Neuville-St-Vaast, au nord d’Arras], Carvin [au nord-est de Lens], Phalempin [au nord-est de Carvin], villes détruites par les canons français et anglais. Traversés la zone battue par une étape de 45 kilomètres. Restés à Phalempin 3 jours ; repartit le 20 pour Nomain [au sud-est de Lille] ; cantonnés dans une ferme ; restés 4 jours.

Repartit par étapes jusqu’à Bachy [au nord de Nomain], village sur la frontière belge, département du Nord. »

[mai 1919 : frontière belge, Nord]

« Arrivés le 27 avril 19 pour établir le cordon douanier sur la frontière belge. Partit au poste de Bercu [au nord-ouest du centre de Mouchin], près de Mouchin [au nord-est de Nomain] ; partit en permission le 24 mai 19[19] pour 20 jours. Rentré le 25 juin à Bachy. Visite Rume [Rumes] (ville belge) ; repartit le 27 pour Aix-en-Planard [auj. Aix-lez-Orchies, à l’est de Nomain et au nord-est d’Orchies]. Cantonnés deux jours dans une ferme ; continués sur St-Amand [St-Amand-les-Eaux, au sud-est de Nomain et au nord de Valenciennes], la Croisette [localité non identifiée] ; restés 2 jours ; repartit pour Haspres [au sud-ouest de Valenciennes], région de Valenciennes en passant par Anzin [au nord de Valenciennes] ; repartit le 15 pour le village de Prouvy [au sud-ouest de Valenciennes et au nord d’Haspres] pour garder un dépôt d’obus, environnés des villages de Thiant [au sud de Prouvy], This* [Trith-Saint-Léger, à l’est de Prouvy ?] et Douchy [Douchy-les-Mines, au sud-ouest de Prouvy]. »

[juin-juillet 1919 : défilé de la Victoire]

« Quittés Prouvy à deux heures du matin pour embarqués à Valenciennes ; Voyage deux jours, débarqués à Trilport [à l’est de Meaux, sur la Marne] le 12 juin 19[19].
Cantonnés à deux kilomètres de la ville de Meaux [à l’est de Paris] à trente kilomètres de Paris, au village de Poincy [à l’est de Meaux et au nord de Trilport], département de la Seine-et-Oise ; partit en perme le 14-7-19 pour 20 jours. Rentrés et embarqués pour Paris pour le défilé de la Victoire le 14 juillet 1919.
Rejoint le régiment au dépôt d’Albi [au nord-est de Toulouse], caserne Lapérouse, départements du Tarn. »

Voir notre page sur le défilé de la Victoire (en construction)

Déplacements de Joseph Perroud  et du 15e RI de 1917 à 1920

Déplacements de Joseph Perroud et du 15e RI de 1917 à 1920

Déplacements de Joseph Perroud et du 15e RI de 1917 à 1920

[page 20, août 1919 à mars 1920]

« Nommé Sergent le 27 août 19 ; suivit les cours d’élèves officiers du 20 septembre au 28 décembre.

Alertés le 1er mars 1920 à 11 heures du soir pour les mouvements des grèves ; partit à cinq heures du matin avec un détachement de 25 hommes pour Tessonnières à 19 kilomètres d’Albi [à l’ouest d’Albi] ; établit trois postes de garde ; relevés par le 116ème d’Artillerie.

Rentré à Albi et partit en permission pour 12 jours en passant par Narbonne, Castres, Castelnaudary, Cette, Nîmes, Tarascon, Avignon, Pierrellatte [Pierrelatte], Valence, Lyon.

[pages 20-22, avril-juin 1920]

Rentré à Albi et repartit comme sergent Instructeur au 2ème Zouave à Narbonne, département de l’Aude ; restés deux mois. Rentré à Albi six jours avant la démobilisation.

Démobilisé le 15 juin 1920.

Quitte Albi en passant par Toulouse, Limoges, St-Etienne. »

« Relevé et fait à Albi (Dépôt) le 13 juin 1920 » (Signature de Joseph Perroud)
« Monsieur Perroud Joseph

Sergent (instructeur) au 2ème Zouaves en subsistance au 80 Régt d’Infanterie à Narbonne, Aude. »
Page 21

Carnet de route de Joseph PERROUD au 15e RI, page 21

Carnet de route de Joseph PERROUD au 15e RI, page 21

Carnet de route de Joseph PERROUD au 15e RI, page 21

Sources et sites pour en savoir plus :

Archives départementales de Haute-Savoie

JMO du 15e R.I. ( Mémoire des hommes Journaux des unités 1914-1918) : Journaux des marches et opérations des corps de troupe > Régiments et bataillons > Infanterie > Régiments d’infanterie > 15e RI (cliquer) > JMO 8 février-9 septembre 1918 :  26 N 586/10  > consulter les images (fac-similés des pages du JMO), p.16a/75 et suivantes…

Carte du front ouest en 1917 (site 87dit.canalblog.com)
La ligne Hindenburg voir Wikipedia

Voir nos autres pages sur
– Passy pendant la grande Guerre
en particulier
 notre page consacrée au monument aux morts de Passy.

– Passy de 1920 à nos jours.

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