Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

René Fivel et le 2e Dragons en Lorraine, Champagne et Flandres, août-octobre 1914

Lire notre revue Vatusium n° 18, 2015 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 1ère partie : 1914 et 1915.

Cette page BONUS complète nos articles « Les Passerands  dans la bataille de Sarrebourg, du 18 au 20 août 1914 » et « Christiane, Marie et André Fivel évoquent la guerre de leur père René Fivel » publiés dans Vatusium n ° 18, pages 10-11 et 36 à 38.

Position des 1ère et 2ème armées françaises en août 1914 : Sarrebourg, en haut à droite.

Position des 1ère et 2ème armées françaises en août 1914 : Sarrebourg, en haut à droite

Position des 1ère et 2ème armées françaises en août 1914 : Sarrebourg, en haut à droite

Extrait du Vatusium n° 18, p. 10 : « Les soldats de Passy ont été engagés en août 1914 dans les combats de la 1ère Armée commandée par le général Dubail. Ces batailles se sont déroulées d’abord au nord de Strasbourg (…) en direction de Mulhouse. »

Photo de René Fivel, classe 1909, au 4e Dragons (Doc. Christiane Fivel ; photo complète dans Vatusium n° 18, p. 36)

Photo de René Fivel, classe 1909, au 4e Dragons (Doc. Christiane Fivel ; photo complète dans Vatusium n° 18, p. 36)

René Fivel, par exemple, a participé comme dragon à la bataille de Sarrebourg. Passerand de la classe 1909, incorporé au 4e Rgt de Dragons le 1er octobre 1910, il est passé dans la réserve de l’armée active le 1er octobre 1912 ; rappelé à l’activité le 4 août 1914 au 2e Dragons, il y reste jusqu’à son passage 2e Zouaves à Sathonay le 15 octobre 1914.

Photo de René Fivel, classe 1909, au 4e Dragons : détail (Doc. Christiane Fivel ; photo complète dans Vatusium n° 18, p. 36)

Photo de René Fivel, classe 1909, au 4e Dragons : détail (Doc. Christiane Fivel ; photo complète dans Vatusium n° 18, p. 36)

Le 2ème Régiment de Dragons, caserné à Lyon appartient à la 6e Brigade de Dragons ; il est rattaché  à la 6e division de cavalerie d’août 1914 à août 1916, rattaché au Corps de cavalerie de général Conneau jusqu’au 20 août 1914.
En août 1914, René Fivel assure avec son Régiment en LORRAINE du 2 août au 9 septembre 1914 la couverture des 1ère et 2ème Armées (4-14 août) : sud de la Vézouze, secteur de Rechecourt, Lorquin (17/08), Gondrexange, Saint-Georges, Aspach, nord-ouest de Sarrebourg (18-19/08), puis Sarrebourg, Bühl, crête 312.

Relief des Hautes-Vosges le 19 août 1914 ; Sarrebourg, au milieu sur la droite, au N.O. de Strasbourg (site blamont.info)

Relief des Hautes-Vosges le 19 août 1914 ; Sarrebourg, au milieu sur la droite, au N.O. de Strasbourg (site blamont.info)

Il participera ensuite en CHAMPAGNE, à la poursuite de l’ennemi en retraite après la Bataille de la Marne, du 10 septembre au 2 octobre 1914 ; puis à la Bataille des FLANDRES (5 octobre au 3 novembre 1914) : Hazebrouck, Cassel, Roulers, Panchendaële, Zonnebecke. (site chtimiste et Historique du 2e Dragons)

Le « PETIT JOURNAL DE MARCHE DU 2ème DRAGONS » permet de suivre son parcours.

Historique du 2ème Régiment de Dragons (site tableaudhonneur)

PREMIÈRE PÉRIODE — 1914 EN TERRAIN LIBRE
I. — LORRAINE (Du 2 août au 9 septembre 1914)

1 er août 1914. — Le régiment s’embarque à Lyon, de 6 heures à 12 heures.
2 août. — Il débarque à Châtel-sur-Moselle, de 0 h. 15 à 5 h. 30. La division, rassemblée à 2 kilomètres nord de Hadigny-les-Verrières, est envoyée immédiatement occuper les ponts de la Meurthe. Le régiment est chargé de tenir ceux d’Azerailles, de Flin et de Chenevières.

Carte des opérations en Lorraine du 6e Groupe cycliste, août 1914

Carte des opérations en Lorraine du 6e Groupe cycliste, août 1914 (Site blamont.info)

Carte des opérations en Lorraine du 6e Groupe cycliste, août 1914 (Site blamont.info)

4 août au 8 août 1914. — La division se tient en surveillance à l’est de la forêt de Mondon [voir carte ci-dessus] vers Notre-Dame-de-Lorette [nom d’une chapelle homonyme du site du Pas-de-Calais]. Le régiment cantonne à Herbeviller et Ogéviller.

6 août. — Une reconnaissance d’officier (lieutenant Vidart), envoyée sur Rechicourt, entre en contact avec l’ennemi à hauteur d’Avricourt. Le lieutenant Vidart et le dragon Payen sont blessés et faits prisonniers.

9 août. — La brigade, en dispositif d’attaque, entre Reillon et Chazelles, essuie le feu assez violent d’une batterie ennemie.

10 au 13 août. — La division, tout en continuant à patrouiller à l’est de la forêt de Mondon, se replie le soir sur la Meurthe. Le régiment cantonne à Saint- Clément.
14 août. — La division retourne dans la région de Blémerey.

15 août. — Constitution d’un Corps de cavalerie (6e, 7e et 10è D. C.), sous le commandement du général Conneau.

LIRE le détail, heure par heure, des mouvements et actions du 2e Dragons sur notre page « J.M.O. du 2e Dragons, 16 août-12 septembre 1914 » 

16 août. — Cantonnement de repos à Ogéviller.

17 août. — Le C. C. marche sur Sarrebourg. Le régiment franchit la frontière entre Igney et Foulcrey et cantonne à Saint-Georges.

18 août. — La division débouche à 8 heures sur le plateau au sud de Sarrebourg ; elle est accueillie par une forte canonnade et se replie vers le Poirier de Xouaxange. Le régiment cantonne à Landange.

Canons allemands (site artois1418.skyrock)  

Canons allemands (site artois1418.skyrock)

Les troupes du 8e Corps ont enlevé Sarrebourg dans la journée du 18 août 1914.  

19 août. — Bataille de Sarrebourg. La division se tient dans les environs de Kerprich-aux-Bois.

Voir dans Vatusium n ° 18, pages 10-11 le récit tiré du livre « La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants », publié par Aristide Quillet en 1922.

Représentation d’une scène de la bataille de Sarrebourg : voir Vatusium n° 18, p. 10 et site artois1418.

« Sur les premiers contreforts des Vosges, s’est établi le 13e Corps. Le 21e Corps est divisé en deux : la brigade coloniale (5 et  6e régiment) et la 43e division se trouvent du côté de Saint‑Quirin. La 13e division a été rattachée au 14e Corps Cette 13e division est installée sur le Donon. Elle appuie sa droite à la Bruche, à 3 kilomètres en aval de Schirmeck. »

Carte de Sarrebourg les 18-19 et 20 août 1914 ; Rechicourt, Lorquin et Gondrexange sont à gauche ;
position et mouvement du Corps Conneau en haut à gauche ; les 13e Corps et 21e Corps au milieu de la carte :

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Carte de Sarrebourg les 18-19 et 20 août 1914 (site blamont.info)

Carte de Sarrebourg le 20 août 1914 ; Gosselmingen est en haut à gauche ; Bühl à droite au sud-est de Sarrebourg :

Carte de Sarrebourg le 20 août 1914 ; Gosselmingen est en haut à gauche ; Bühl à droite au sud-est de Sarrebourg (site blamont.info)

Carte de Sarrebourg le 20 août 1914 ; Gosselmingen est en haut à gauche ; Bühl à droite au sud-est de Sarrebourg (site blamont.info)

Région de Sarrebourg : le Corps de cavalerie est indiqué en haut de la carte(site artois1418.skyrock)

Région de Sarrebourg : le Corps de cavalerie est indiqué en haut de la carte(site artois1418.skyrock)

Voir dans Vatusium n ° 18, pages 10-11 le récit des combats du 19 août : « (…) Après avoir éprouvé des pertes sérieuses, les 21e et 109e régiments d’infanterie doivent se replier, en fin de journée, sur la ligne : sommet du Donon‑Grand‑Fontaine. A droite, le recul s’accentue encore : nous abandonnons Hersbach et Schirmeck, dans la vallée de la Bruche. »

Voir dans Vatusium n ° 18, pages 10-11 le récit de la bataille de Sarrebourg, le 20 août 1914.

Pendant ce temps, c’est l’échec de la bataille de Morhange les 19 et 20 août 1914.

Carte du repli après l’échec de la 2ème Armée devant Morhange :

Carte du repli après l’échec de la 2ème Armée devant Morhange (site blamont.info)

Carte du repli après l’échec de la 2ème Armée devant Morhange (site artois1418.skyrock)

Voir dans Vatusium n ° 18, pages 10-11 le récit de la retraite de l’armée française en Lorraine du 20 au 24 août 1914.

« L’âme française surgit plus forte de l’épreuve. La grande leçon du 20 août 1914 ne fut pas perdue. Nos soldats apprirent à compter avec l’adversaire. Ils voulurent apprendre à le vaincre, sans tarder. »

Sarrebourg - cimetière militaire de Bühl - stèle française (Site sambre-marne-yser.be) 

Sarrebourg – cimetière militaire de Bühl – stèle française (Site sambre-marne-yser.be)

 Prisonniers français traversant Sarrebourg en août 1914 :

Prisonniers français traversant Sarrebourg en août 1914 (site artois1418.skyrock)

Prisonniers français traversant Sarrebourg en août 1914 (site artois1418.skyrock)

20 août 1914. — La division suit le mouvement de repli du VIIIe corps et cantonne à Foulcrey. Elle cesse de faire partie du C. C.

21 août. — Engagement du 1er demi-régiment avec un escadron et une compagnie cycliste marchant de Moussey sur Rechicourt. Le régiment cantonne à Ogéviller.

22 au 23 août. — Continuation du mouvement de repli par Saint-Clément, Seranville, Loromontzey.

Le repli français du 20 au 23 août 1914 ; Rozelieures et la Trouée de Charmes en bas à gauche :

Le repli français du 20 au 23 août 1914 ; Rozelieures et la Trouée de Charmes en bas à gauche (site chtimiste)

Le repli français du 20 au 23 août 1914 ; Rozelieures et la Trouée de Charmes en bas à gauche (site chtimiste)

25 août : coup d’arrêt de l’invasion allemande à ROZELIEURES :

LIRE le détail, heure par heure, des mouvements et actions du 2e Dragons sur notre page « J.M.O. du 2e Dragons, 16 août-12 septembre 1914 » 

25 août. — Combat de Rozelieures : le régiment participe à pied au combat engagé par le 16è corps, contre l’infanterie allemande qui cherche à percer dans la direction de Charmes. Le 4è escadron et la S. M. occupent la corne nord- ouest du bois de Lalau.
Le 1er demi-régiment (avec les cyclistes de la division) tient la lisière nord-est de ce bois, en liaison avec le 2e bataillon de chasseurs. Les fractions des 17e et 22è régiments d’infanterie bavaroise, parvenues jusqu’à la lisière du bois sont repoussées à la baïonnette par les cyclistes. Dans la soirée, le régiment « qui a réussi à empêcher l’ennemi de déboucher du village de Rozelieures » (ordre du général commandant la 6e armée, n° 593), est relevé par des éléments du 210è régiment d’infanterie et va cantonner à Bainville-aux-Miroirs.

26 août au 6 septembre. — Le régiment prend part à plusieurs actions entre Remenoville et Seranville. Il cantonne à Saint-Boingt.

26 août. — Deux pelotons du 3è escadron et tout le 4è, suivis par les 1er et 2è escadrons chargent en fourrageurs à l’est de Remenoville et forcent l’ennemi à évacuer le bois du Haut-du-Mont.

7 septembre. — La brigade est mise à la disposition du général commandant le groupe des Vosges. Le régiment cantonne à Cheniménil.

8 septembre. — La brigade repasse sous les ordres du général commandant la 6° division de cavalerie.

9 septembre. — Le régiment s’embarque en chemin de fer à Darnieulles. Il débarque à Brienne-le-Château à 20 heures.

II. CHAMPAGNE. (Du 10 septembre au 2 octobre 1914.)

LIRE le détail, heure par heure, des mouvements et actions du 2e Dragons sur notre page « J.M.O. du 2e Dragons, 16 août-12 septembre 1914 » 

Contexte stratégique :

Evolution du front ouest du 22 août au 5 septembre 1914

Evolution du front ouest du 22 août au 5 septembre 1914 (site riboulet.info)

Evolution du front ouest du 22 août au 5 septembre 1914 (site riboulet.info)

Bataille de la Marne et évolution du front du 6 au 14 septembre 1914 :

Bataille de la Marne et évolution du front du 6 au 14 septembre 1914 (Internet)

Bataille de la Marne et évolution du front du 6 au 14 septembre 1914 (Internet)

Suite de l’Historique du 2ème Régiment de Dragons :
10 septembre 1914. — Un G. G. formé de la 6° et de la 9e D. G. sous le commandement du général de l’Espée, reçoit la mission de poursuivre l’ennemi en retraite. (Bataille de la Marne.) Le régiment cantonne à Nogent-sur-Aube [au nord-est de Troyes].

11 septembre. — Au moment où il va atteindre Mairy-sur-Marne [au sud de Châlons-sur-Marne et de Reims], l’ennemi fait sauter le pont. Cantonnement à Saint-Quentin-sur-Coole et Mairy.

Carte de la journée du 11 septembre 1914, 85e Brigade, 149e et 158e RI :

Carte de la journée du 11 septembre 1914, 85e Brigade, 149e et 158e RI (site amphitrite33)

Carte de la journée du 11 septembre 1914, 85e Brigade, 149e et 158e RI (site amphitrite33)

Contexte stratégique après la bataille de la Marne
(Texte tiré de « La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants, en 2 tomes  Aristide Quillet, 1922 », cité sur le site chtimiste) :

La Victoire et la poursuite.

« Le 11 septembre, la victoire, venant de l’ouest, s’affirme aussi à la 4e armée. Le 21e Corps est sur la Marne ; le 17e refoule les Allemands jusqu’à Maisons de Champagne ; le 12e  entre à Vitry et gagne Yéres, tandis que le Corps colonial chasse l’ennemi de Vauclerc et d’Ecrienne, puis le rejette au-delà du canal de la Marne au Rhin. Quant à Sarrail, il doit encore supporter une dure journée de lutte.
A gauche, le 15e Corps, progressant lentement, occupe Revigny et le 5e Laimont, mais le 6e Corps et le groupe des divisions de réserve ne peuvent que se maintenir, sous le feu violent de l’artillerie lourde.
Enfin, le 12 septembre, la bataille s’éteint à l’extrême gauche aussi ; et, sur toute l’immense ligne, la poursuite devient générale.

Le 13 septembre, Joffre annonçait la victoire au Gouvernement, en ces termes, simples comme lui-même : « Notre victoire s’affirme de plus en plus complète. Partout, l’ennemi est en retraite. A notre gauche, nous avons franchi l’Aisne en aval de Soissons, gagnant ainsi plus de cent kilomètres en six jours de lutte. Nos armées, au centre, sont déjà au nord de la Marne. Nos armées de Lorraine et des Vosges arrivent à la frontière. »
Au point de vue stratégique et moral, le succès était décisif. Il ne détruisait pas l’armée allemande, il n’abattait pas l’Allemagne, mais il fixait le sort de la guerre en brisant net la formidable attaque brusquée, maintenant, l’Allemagne va devoir improviser de nouveaux moyens dans des circonstances difficiles. »

L’ennemi s’arrête sur L’Aisne

« L’ivresse des vainqueurs de la Marne, « sauveurs du Monde », ne fut pas de longue durée.
Dès le 13 septembre, sous la pluie qui ne cesse pas, et qui, changeant les routes en fondrières, ralentit la marche de l’artillerie et des convois, la ligne de nos armées s’est déjà partout heurtée de proche en proche à une solide résistance. La 6e armée est engagée devant Soissons ; l’armée anglaise est arrêtée sur l’Aisne ; la 5e armée au nord de Reims ; la 4e entre Châlons et l’Argonne ; la 3e aux abords nord du camp retranché de Verdun. L’ennemi s’est réapprovisionné en munitions et a reçu d’importants renforts.
Contre de formidables et savantes organisations, défendues par des troupes braves, nombreuses et puissamment outillées, tenter une attaque de front serait folie. A un front inviolable, il va falloir opposer un front inviolable et, afin de chasser l’ennemi, avoir recours à la manœuvre. »

Suite de l’Historique du 2ème Régiment de Dragons :
19 septembre. — Continuation de la poursuite. La division se porte sur Marson, Coupeville, Moivres, Herpont. En traversant les bois qui sont au sud de l’Epine [à l’est de Châlons-en-Champagne], le 1er demi-régiment (avant-garde) fait 2 prisonniers appartenant au XIIe corps saxon. Le 3ème escadron signale 2 régiments d’infanterie ennemie et 2 batteries se repliant au nord de Poix. En arrivant devant Herpont, l’avant-garde trouve le village fortement occupé.

La division accueillie par une violente canonnade est obligée de se replier vers le sud.

Le régiment cantonne le soir à Dommartin-sur-Yèvre [Dommartin-Varimont, au S.E. d’Herpont].

Evolution du front ouest du 6 au 15 septembre 1914 ; Châlons-sur-Marne, à droite de la carte ; Suippes au nord de Châlons-sur-Marne

Evolution du front ouest du 6 au 15 septembre 1914 ; Châlons-sur-Marne, à droite de la carte ; Suippes au nord de Châlons-sur-Marne (site chtimiste)

Evolution du front ouest du 6 au 15 septembre 1914 ; Châlons-sur-Marne, à droite de la carte ; Suippes au nord de Châlons-sur-Marne (site chtimiste)

Carte actuelle de l’Epine, Herpont [à l’est de Châlons-en-Champagne],
Suippes [au N.E. de Châlons-en-Champagne] 
 

Carte actuelle de l’Epine, Herpont [à l’est de Châlons-en-Champagne], Suippes [au N.E. de Châlons-en-Champagne] (Google maps)

Carte actuelle de l’Epine, Herpont [à l’est de Châlons-en-Champagne], Suippes [au N.E. de Châlons-en-Champagne] (Google maps)

 13 au 16 septembre. — La division explore la région de Suippes, sans pouvoir progresser.

17 septembre au 1er octobre. — Elle est mise au repos à la disposition du général commandant la 4° armée.

Le régiment cantonne à Moncetz (5 km. sud-est de Chalons) puis à Saint-Germain-la-Ville.

2 octobre. La division se dirige sur Fère-Champenoiseelle embarque le 3 octobre.

PERTES 
Le 12 septembre, à Herpont. — Blessés : lieutenant Guerry. Maréchal des logis Pinard, cavaliers Guillaumin, Pécheur ; 2ème escadron. Cavalier Chaix, 4ème escadron.
Le 15 septembre, â Suippes. — Blessés ; cavaliers Faure et Dupont, 2ème escadron.

ORDRE GÉNÉRAL N° 10 :

« La bataille qui se livre depuis cinq jours, s’achève en une victoire incontestable. La retraite des Ième , IIème et IIIème armées allemandes s’accentue devant notre gauche et notre centre. A son tour la IVe armée ennemie commence à se replier au nord de Vitry et de Sermaize. Partout l’ennemi laisse sur place de nombreux blessés et des quantités de munitions. Partout on fait des prisonniers. 
En gagnant du terrain, nos troupes constatent les traces de l’intensité de la lutte et de l’importance des moyens mis en œuvre par les Allemands pour essayer de résister à notre élan. La reprise vigoureuse de l’offensive a déterminé le succès. 
Tous, officiers, sous-officiers et soldats avez répondu à mon appel. Tous, vous avez bien mérité de la Patrie. »
Suippes, le 16 septembre 1914. Le général commandant en chef J. JOFFRE.

III — FLANDRES (du 5 octobre au 3 novembre 1914)

Contexte stratégique : La « Course à la mer »

L’armée de Castelnau dans la « Course à la mer » 

L’armée de Castelnau dans la « Course à la mer » (site memorial1418cavalerie)

L’armée de Castelnau dans la « Course à la mer » (site memorial1418cavalerie)

Le front ouest de septembre à novembre 1914. La « Course à la mer » (Internet)

Le front ouest de septembre à novembre 1914. La « Course à la mer » (Internet)

Suite de l’Historique du 2ème Régiment de Dragons :
5 octobre 1914. — Débarquement à Hazebrouck. La division entre dans la composition du 2è C.C. (4è, 3e et 6e D. C.).

Le régiment s’établit entre Caestre et Rouge-Croix pour couvrir le débarquement de la division, des forces importantes de cavalerie et d’artillerie allemandes étant signalées vers le Mont des Cats.

5 au 9 octobre. — La division a pour mission de couvrir le débarquement des troupes à Saint-Omer, Aire et Béthune. Avant-postes à l’est et au sud-est d’Hazebrouck.

Carte des Flandres ; Hazebrouck, Aire-sur-la Lys et St-Omer en bas sur la gauche ; Estaires en bas au milieu (Internet)

Carte des Flandres ; Hazebrouck, Aire-sur-la Lys et St-Omer en bas sur la gauche ; Estaires en bas au milieu (site taulignan14-18)

8 octobre. — Une soixantaine de cyclistes allemands qui tentent d’atteindre la gare d’Hazebrouck sont repoussés par le 2e escadron et un peloton du 3è escadron.

9 octobre. — Le village de Borre est occupé par le régiment et une compagnie d’infanterie, Des troupes ennemies de toutes armes menacent de tourner la position par le nord. Les assaillants sont refoulés ; mais la division reçoit l’ordre de se porter vers l’ouest pour couvrir Saint-Omer. Cantonnement du régiment à Lynde (à l’ouest d’Hazebrouck].

11 octobre. — Le régiment appuie un mouvement offensif du 14è dragons sur l’écluse de la Rade (4 kil. sud-est d’Estaires) et cantonne à Busnes [au sud d’Hazebrouck, au S.O. d’Estaires et au N.O. de Béthune].

12 au 14 octobre. — La division poursuit son mouvement vers l’est. Combats du Pont-Rondin et de Vieux-Berquin [juste au S.E. d’Hazebrouck].

Le 2ème Dragons poursuit le combat dans les FLANDRES jusqu’au 3 novembre 1914 : après Hazebrouck, Cassel, Roulers, Panchendaële, Zonnebecke.

On peut LIRE la SUITE de l’Historique du 2ème Régiment de Dragons transcrit sur le site tableaudhonneur.

René Fivel quitte le 2e Dragons le 14 octobre 1914 et passe au 2e Zouaves le 15 octobre 1914 ; il y reste jusqu’au 21 décembre 1914, date de sa blessure. VOIR notre page Historique du 2e Zouaves, octobre-décembre 1914 

Le 2e Régiment de Zouaves compose la 37ème Division d’Infanterie Algérienne durant toute la guerre. Ses combats fin 1914 après Charleroi (21-23 août) et la Bataille de la Marne (6-13 sept.) sont les suivants : Course à la mer : Bois St-Mard*, Cuts-la-Pommeraye (15-17 septembre) ; Front défensif de l’Armée Maunoury : Plateau des Loges, Saillant de Quennevières (21 déc.)
« Le 2ème zouaves était un des régiments d’élite de l’armée française. Dans le secteur de Quennevières et de Puisaleine, dans ces jours d’automne et d’hiver 1914, la « furia francese » a trouvé quelques-unes de ses expressions les plus symboliques. » (Jean-Michel, site forum pages 14-18)
Le 2e Rgt de Zouaves en octobre et décembre 1914 : Le J.M.O. du 2e Zouaves a disparu mais on peut suivre ses actions grâce à l’Historique du 2e Régiment de Marche de Zouaves (transcrit sur le site vinny03)

Sources :

Historique du 2ème Régiment de Dragons Berger-Levrault, Paris 5, Rue des Beaux-Arts et Libraires-éditeurs  Nancy 18, Rue des Glacis, éd. 1920. Source : gallica. Transcription intégrale par Luc Schappacher en 2015 sur le site tableaudhonneur.free

site Wikipedia, art. Bataille des frontières

Site sambre-marne-yser.be  

Site artois1418.skyrock

site riboulet.info

site amphitrite33

site memorial1418cavalerie

site taulignan14-18

Jean-Michel, site forum pages 14-18 

Pour en savoir plus
sur la bataille de Sarrebourg
 :
Site sambre-marne-yser.be

Site artois1418.skyrock

sur la bataille de Morhange : Site Wikipedia, art. Bataille de Morhange

Sur la bataille de la Marne :

Site chtimiste 
Site riboulet.info Bataille de la Marne

Front de Champagne en 1915 (très belles cartes) : site medailles1914-1918

Site combattant.14-18

Les combats dans le secteur de Souain et Suippes septembre 1914 : site amphitrite33 

Sur la bataille du grand Couronné : site morvane.fr

Voir nos autres pages sur
– Passy pendant la grande Guerre
en particulier
 notre page consacrée au monument aux morts de Passy.

– Passy de 1920 à nos jours.

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