Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Le retable baroque de la chapelle de Maffrey, à Passy

Lire notre revue Vatusium n° 4, p. 15-16 : historique ; présentation de saint Guérin et de saint Joseph ; les messes dans les chapelles.
Voir aussi notre page présentant la chapelle-école de Maffrey fondée en 1677.

Le retable de style néoclassique, dédié à saint Joseph et saint Guérin, a été posé en 1835. Vu sa ressemblance avec le retable latéral de droite, consacré au culte marial à l’église Saint-Pierre, au chef-lieu de Passy, il est peut-être l’œuvre du sculpteur sallanchard Passerat.

Retable de la chapelle de Maffrey dédié à saint Joseph et saint Guérin, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013 ; voir aussi Vatusium n° 4, p. 15)

Retable de la chapelle de Maffrey dédié à saint Joseph et saint Guérin, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013 ; voir aussi Vatusium n° 4, p. 15)

Les colonnes lisses à chapiteaux corinthiens, peintes en faux marbre, supportent à l’attique une draperie et une couronne placées autour et au-dessus d’un cœur enflammé.

Retable de la chapelle de Maffrey, partie gauche (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, partie gauche (cliché Bernard Théry, 2013)

A droite et à gauche, des anges sonnant de la trompette et des pots à fleurs reprennent la tradition baroque.

Retable de la chapelle de Maffrey, haut de la partie gauche (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, haut de la partie gauche (cliché Bernard Théry, 2013)

Le cœur enflammé, surmonté d’une croix, est entouré de quatre têtes d’angelots et de rayons dorés. Une grande couronne surmonte l’ensemble.

Retable de la chapelle de Maffrey, le couronnement (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, le couronnement (cliché Bernard Théry, 2013)

Deux guirlandes de fleurs entourent la toile peinte du retable. Les côtés du retable sont ornés de volutes.

Retable de la chapelle de Maffrey, partie droite (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, partie droite (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, haut de la partie droite (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, haut de la partie droite (cliché Bernard Théry, 2013)

La toile peinte du retable, contrairement à celle de la chapelle de Joux, respecte les lois de la perspective, rendues sensibles par les éléments d’architecture.

A gauche, saint Joseph et l’Enfant Jésus. Ce dernier tient dans la main gauche un lys fleuri, symbole de pureté et de la virginité dont Joseph a fait vœu.

Retable de la chapelle de Maffrey, saint Joseph et l’Enfant Jésus (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, saint Joseph et l’Enfant Jésus (cliché Bernard Théry, 2013)

« Le lys est avant tout le symbole de la chasteté, il renvoie donc essentiellement à l’absence de consommation charnelle du mariage avec Marie, à la virginité de son épouse et à la conception de Jésus par l’Esprit Saint. Aussi, cette fleur représente parfois plus que la chasteté et la pureté, c’est l’attribut des vierges ; selon certains théologiens du Moyen-âge, saint Joseph était lui-même vierge ; toutefois, cette croyance ne s’est jamais développée et était peut-être même ignorée au XIXe siècle. Dans la statuaire du XIXe siècle, ce lys est certainement avant tout le rappel et le cautionnement que Joseph n’est pas le père charnel mais l’éducateur et protecteur de l’Enfant Jésus, que ce dernier est bien le Fils de Dieu et le Messie. » (sources : thèses de l’Université de Lyon :  ; site culture.gouv.fr )

« Dans nos pays de montagne, saint Joseph est le patron des menuisiers, charpentiers et parfois aussi des bûcherons » (Vatusium n° 4, p. 16)

Retable de la chapelle de Maffrey, la toile du centre, 1835 : à gauche, saint Joseph et l’Enfant Jésus ; à droite, saint Guérin (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, la toile du centre, 1835 : à gauche, saint Joseph et l’Enfant Jésus ; à droite, saint Guérin (cliché Bernard Théry, 2013)

A droite sur la toile peinte du retable, saint Guérin (vers 1065-1150). C’était un moine qui a fondé l’abbaye de Notre-Dame d’Aulps, vers 1095. Il y est abbé de 1110 à 1138. Bernard de Clairvaux remarque la dynamique de sa communauté, parle de lui avec admiration et approuve sa persévérance à maintenir la discipline de son monastère ; il finit par l’intégrer à l’ordre cistercien.

En 1138, saint Guérin devient évêque de Sion, capitale du canton du Valais en Suisse. Comte-évêque d’Empire, sa charge fut nettement orientée vers l’administration temporelle de son diocèse.  (Synthèse effectuée à partir de Wikipedia)

La clef de saint Guérin (lire Vatusium n° 4, p. 15)

« La représentation traditionnelle est celle d’un abbé mitré tenant sa crosse pastorale d’une main, une clef dans l’autre et encadré par une vache et un mouton. » (Source : Site officiel de l’abbaye d’Aulps )

Cette clé est représentée sur la toile du retable de Maffrey.

Pour en savoir plus sur la clé de saint Guérin, voir :

Site de Jacques Guerin ;

Site galaxie Guérin ;

– Livre Saints et saintes de Savoie, par Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, éditions  Le vieil Annecy – La Fontaine de Siloé, 1999 : p. 58 à 61, chapitre sur saint Guérin, disponible sur Google book taper « clé de saint Guérin » sur un moteur de recherche) ;

Sur saint Guérin, voir aussi le site Galaxie Guérin 

Retable de la chapelle de Maffrey, saint Guérin, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, saint Guérin, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013)

Comme saint Grat, vénéré à Bay, saint Guérin, très populaire en Savoie, était invoqué pour lutter contre les maladies des animaux et pour favoriser la préservation des récoltes. (Vatusium n° 4, p. 15)

Il ne fut jamais canonisé, mais simplement déclaré bienheureux. Il est fêté le 27 août.

Les reliques de Guérin sont devenues le but d’un pèlerinage  fréquenté à la fin août. Les solennités sont prolongées par une foire aux bestiaux. Ces festivités ont survécu au départ des moines et à la destruction de l’abbaye. Ainsi, plus de dix mille personnes assistèrent à la messe du huitième centenaire de la mort du saint protecteur des troupeaux, durant laquelle quatre évêques officièrent. (Wikipedia)

Le crosseron (volute au sommet de la crosse) est tourné vers l’assistance lorsque l’évêque célèbre dans son propre diocèse et vers lui même dans le cas contraire ou bien s’il ne possède pas de droits sur le lieu de culte au sein de son diocèse où il participe au culte. (wikipedia art. « crosse épiscopale »)

Retable de la chapelle de Maffrey, l’autel, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013)

Retable de la chapelle de Maffrey, l’autel, 1835 (cliché Bernard Théry, 2013)

Autres pages sur :
L’école de Maffrey
les chapelles de Passy.
– Le village de Maffrey

Chapelle-école de La Motte
Chapelle-école de Joux
Le retable de la Chapelle de Joux
–  Chapelle de Bay et son retable

A découvrir également…
– Sur le site toponymage de René Siffointe
 :

– Maffray (Chapelle-école), la Chênerie de Maffray (2009)
 Maffray (Chapelle-école), Les Crêts et Dessus La Size (2009)

Le coq du clocher

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