Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Combats du 11e Bataillon de chasseurs alpins autour de St-Dié le 27 août 1914

Lire notre revue Vatusium n° 18, 2015 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 1ère partie : 1914 et 1915, page 22 :

« Félix FIVEL-DEMORET est « rappelé à l’activité » lors de la mobilisation générale. Il incorpore le 11e Bataillon de Chasseurs et arrive au Corps le 2 août 1914. Il ne sait pas qu’il ne lui reste que 25 jours à vivre… » (fin de l’extrait). Voir notre page BONUS consacrée à Félix FIVEL-DEMORET.

Le 11ème Bataillon Alpin de Chasseurs à Pied

Il fait partie de la 56e brigade d’infanterie, de la 28e division d’infanterie (d’août 1914 à déc.1914), et du 14e Corps d’Armée. Le 11e Bataillon de chasseurs alpins obtiendra 4 citations à l’ordre de l’Armée et la fourragère jaune (Médaille militaire).

Les opérations de 1914 auxquelles le 11e BCA participe en Alsace et dans les Vosges sont les suivantes : Vallée de la Bolle, col du Bonhomme, Orbey, calvaire du Lac Blanc, col des Charbonnières (mi-août), Belle-Fosse, Saint-Blaise, Stampoumont, crête des Genets (21/08) Xainfaing, Le Kemberg, Saint-Dié.

D’Annecy aux premiers combats du 11e BCA dans les Vosges, 4-20 août 1914

Publié en 1920, l’Historique du 11e Bataillon de Chasseurs Alpins fait, dans un style patriotique, le récit des journées qui ont précédé la mort de nos deux caporaux de Passy :

« Le 11e Bataillon de Chasseurs était aux manœuvres alpines quand retentit l’appel aux armes. Oubliant la fatigue, doublant
les étapes, il rentre précipitamment et le 4 Août, sous les ordres
du Commandant Augerd, nos rudes montagnards de Savoie et des Cévennes, disant adieu à Annecy, à son lac tranquille,
à ses sommets neigeux, à sa population hospitalière, s’embarquaient au chant de la Sidi-Brahim.
Troupe d’élite, le Bataillon avait sa place en première ligne. Débarqué à Epinal, il relevait, dès le 9 Août, le 158e de ligne
au Col du Bonhomme. Quatre jours après il passait à l’offensive, et, avant-garde de quatre Bataillons Alpins descendant
sur Orbey, il se heurtait le 13 Août à l’ennemi retranché sur la ligne Immerling-Calvaire du Lac Blanc.
Glorieux baptême ! Les 3e et 5e Compagnies entraînées par leurs capitaines, culbutent l’ennemi après trois assauts répétés,
s’emparent de prisonniers et ne s’arrêtent que sur le sommet de l’Immerling.
Ramené dans la nuit au Col du Bonhomme, le Bataillon qui dans son premier combat a eu la douleur de perdre le capitaine
Promonet, les Sous-lieutenants Rabaud et Cuzin, les Adjudants Bidegain et Fabrat, reste en réserve jusqu’au 15 Août.
Cent cinquante Sous-Officiers, Caporaux et Chasseurs ont été mis hors de combat.

Le 17 Août, après 48 heures de repos à Fraize, le 11e franchit le Col d’Urbeis, en direction du Champ de Feu avec mission
de relier deux colonnes entrant de nouveau en Alsace ; il s’installe en bivouac et se couvre par la 4e Compagnie.
Tout à coup, celle-i violemment attaquée doit reculer en combattant.
Les autres unités s’engagent pour se porter à son secours et après une lutte opiniâtre, les Chasseurs, qui ne savent pas
abandonner le terrain conquis, restent définitivement maîtres du Col des Charbonnières.
Après un court cantonnement au village de Bellefosse, on se reporte à Charbonnières où se trouve déjà le 14e Bataillon. »
(Historique du 11e BCA)

C’est au cours de la Bataille de la Haute Meurthe que les 2 caporaux passerands du 11e BCA, Félix FIVEL-DEMORET et Auguste GRUZ, vont perdre la vie le 27 août 1914.

Contexte et enjeux à la fin du mois d’août 1914

Carte du 9 septembre 1914, de Verdun à Saint-Dié, situant la Bataille de la Haute-Meurthe (Wikipedia, art. Bataille de la Haute-Meurthe)

Carte du 9 septembre 1914, de Verdun à Saint-Dié, situant la Bataille de la Haute-Meurthe (Wikipedia, art. Bataille de la Haute-Meurthe)

La Bataille de la Haute Meurthe s’inscrit dans le cadre des batailles de Lorraine et fait partie de l’ensemble d’opérations que l’on désigne comme la Bataille des Frontières au début de la Première Guerre mondiale et qui se traduisent par la mise en place de la ligne de front.

Le Grand Couronné et la bataille de la Haute Meurthe vont contribuer à la réussite alliée de la 1re bataille de la Marne en fixant un nombre important de troupes allemandes en Lorraine.

Après les défaites des batailles de Lorraine (Bataille de Sarrebourg et Bataille de Morhange), les Ire Armée et IIe Armée se retirent sur la rivière la Meurthe.

La Trouée de Charmes, entre Nancy et St-Dié. Morhange, Dieuze et Sarrebourg en haut de la carte. Carte des combats du 27 août 1914 autour de Saint-Dié et du col du Bonhomme (en bas à droite). Carte publiée dans le guide Michelin de 1920.

La Trouée de Charmes, entre Nancy et St-Dié. Morhange, Dieuze et Sarrebourg en haut de la carte. Carte des combats du 27 août 1914 autour de Saint-Dié et du col du Bonhomme (en bas à droite). Carte publiée dans le guide Michelin de 1920.

Récit fait en 1922 par les combattants :

« Notre offensive contre Morhange, Dieuze, Sarrebourg a échoué le 20 août 1914. L‘ennemi exploite son succès. Il espère bousculer facilement, en se précipitant à leur suite, nos armées éprouvées. Son objectif, c’est la Trouée de Charmes, et par-là, c’est une menace d’enveloppement dirigée contre la droite des Armées françaises.
Dans une première série d’attaques (la « trouée de Charmes »), il s’efforce de rompre le centre de notre dispositif au point de liaison entre la 1ère Armée du général Dubail et la 2ème Armée du général de Cas­telnau (25 août -1er septembre). Battu et refoulé au cours de cette première tentative, il essaye de déborder l’aile gauche de la 2ème Armée (9e, 15e, 16e, 18e, 20e Corps d’Armée) et l’aile droite de la 1ère Armée (7e, 8e, 13e, 14e, 21e Corps d’Armée) du 1er septembre au 10 septembre : il éprouve un second échec. (« St-Dié » et le « Grand Couronné »).
La situation dangereuse des Armées allemandes à la suite de la Marne amènera l’abandon des attaques sur Lorraine et la stabilisation de cette partie du front (13 septembre 1914). »
(Texte tiré de « La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants, en 2 tomes, Association des Ecrivains Combattants sous la direction de C. Frogé, 1922, éd. Aristide Quillet)

Le 11e BCA de Félix FIVEL-DEMORET et Auguste GRUZ dans la bataille de la Haute Meurthe, 21-31 août 1914

C’est au cours de cette bataille que Félix FIVEL-DEMORET « disparaît au combat à St-Dié le 27 août 1914. » « Présumé prisonnier, avis officiel de disparition 218-3-15 », il est « déclaré Mort pour la France, décédé le 27 août 1914, jugement déclaratif du tribunal de Bonneville du 10 juin 1920. ». Le caporal Auguste GRUZ est « tué à l’ennemi » le même jour, dans le même combat.

Une idée du relief autour de St-Dié et Raon l’Etape (site raon-l-etape)

Une idée du relief autour de St-Dié et Raon l’Etape (site raon-l-etape)

« Le 20 Août, l’ennemi attaque. Le mur que forme devant nous le Bataillon du Dauphiné résiste victorieusement, mais
les mitrailleuses font brèche dans nos lignes et à la nuit, les Allemands s’infiltrent ça et là. Bientôt, un bruit lugubre qui
consterne les hommes, court d’escouade en escouade : un chef aimé, le Capitaine Larchey est mort !
Et puis, tout de suite, un ordre : « Le Bataillon est cerné ; il faut percer ». Maintenant, sous les sapins noirs de la forêt
profonde c’est la mêlée ! Ils sont tous passés en effet ; terribles, fous de rage, éclaboussés de sang, ces sublimes Chasseurs
qui ne se rendent pas. A l’aube, sans autres manquants que leurs glorieux tués, ils sont regroupés dans les environs de
Saint-Blaise, où leurs frères vosgiens viennent d’arracher un drapeau ! » » (Historique du 11e BCA)

« Le 20 août, tandis que le 21e Corps était refoulé de Baccarat à Raon-L’Étape sur le col de la Chipotte-Anglemont, le 14e Corps [auquel appartient le 11e BCA], établi sur la ligne Moyenmoutier  Senones Ban de Sapt Provenchères, subissait un assaut pareil. Il se dérobait vers le sud-ouest et bordait la rive gauche de la Meurthe, d’Estival à Saint-Dié. La 58e division de réserve le prolongeait, à droite, sur la même rive, dans la région d’Anozel.

L’effort de l’ennemi va s’exercer les jours suivants en direction du sud, de façon à couper la droite de la 1ère Armée des forces qui occupent les Vosges vers le col du Bonhomme. L’adversaire marche, dans l’axe de la vallée de la Meurthe, sur Saint-Léonard, en rejetant à droite et à gauche les forces françaises qui ont mission de maintenir à tout prix la liaison ; il cherche à élargir le plus possible le couloir où vont s’engager ses colonnes. » (« La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants »)

« Le 21 Août, dans l’après-midi, le Bataillon va bivouaquer au Grand Ahlan, et y passe la nuit suivante.
Mais l’ennemi reprend une offensive vigoureuse. Ayant atteint le Col d’Urbeis, il progresse à présent vers Saales, menaçant
de couper la retraite du 14e corps d’Armée. Il nous faut une arrière-garde sacrifiée et résolue. On choisit trois beaux Bataillons :
les 7e, 11e et 14e Alpins.
Se contenteront-ils de tenir ?  Non, ils chargeront !

Le 11e a pour objectif une crête boisée au-delà d’un terrain découvert assez vaste et coupé seulement de genêts rabougris.
Le village de Stampoumont et cette « Crête des Genêts » sont enlevés d’un bond par la 6e Compagnie et la 3e que, depuis
la mort de son Capitaine, le Lieutenant Doyen conduit.    Nous avons été soutenus par la batterie de montagne que
commande admirablement le Capitaine Popot.
Le résultat n’est pas complet ; on se prépare à repartir quand on voit l’ennemi, inquiet du mordant de nos troupes s’enfuir
sous les bois abandonnant ses morts. » (Historique du 11e BCA )Mais nos pertes ont été cruelles : le tiers de l’effectif des
unités d’attaque a été mis hors de combat.
Du 22 au 23 Août, le Bataillon goûte sur place un repos vraiment mérité, troublé quelquefois cependant par de violents
bombardements, au cours desquels à Nompatelize, le capitaine Fockedey est tué. Mais ailleurs, sous des chocs plus puissants,
le front d’Alsace a dû céder, et le 24 arrive un ordre de repli.
Les Chasseurs reculent, mais toujours en contre-attaquant. » (Historique du 11e BCA)

Positions du 19 au 21 août 1914 ; St-Dié, en bas à droite de la carte

Positions du 19 au 21 août 1914 ; St-Dié, en bas à droite de la carte

La terrible journée du 27 août 1914

Le Journal des Marches et Opérations du 11e BCAP, est très elliptique  (p. 10/31, du 24 au 27 août 1914) :

« 24 août 1914 Cantonnements à Petite Fosse
Tués : 3 ; Blessés : 14 ; Disparus : 6 (Sergent major Rouilhon)
25 août Cantonnements à St-Priayles ( ?)

26 août Attaque contre les bois de Roche St-Blaise
Cantonnements à Clairefontaine. Tués : 18 ; Blessés : 79 (adjudant chef Beaudoin) ; Disparus : 44

27 août Cantonnements à la Bourgonce la Voivre. Tués : 23 (Capitaine Fockedey) ; Blessé : 1. »

Positions françaises du 20 au 24 août 1914 ; St-Dié, en bas à droite de la carte

Positions françaises du 20 au 24 août 1914 ; St-Dié, en bas à droite de la carte

Le récit fait dans l’Historique du 11e BCA donne des précisions :

« C’est alors la sanglante et glorieuse série de combats et d’escarmouches où le Bataillon, du 27 au 31 août,  sans lassitude et sans arrêt, brise l’effort des Allemands enragés à surprendre, à saisir, à crever cette énervante arrière-garde, à l’abri de laquelle, intact,
le Corps d’Armée a pu dérouler sa retraite.
Oh ! Immerling, Stampoumont, Nompatelize, Bois de Roche, Saint-Blaise, que de petites croix surmontées du béret sombre sillonnent vos chemins maintenant !
Ils sont nombreux les Chasseurs du 11e tombés dans ce premier mois de guerre :
Adjudant Favrat, qui, un bras fracassé au cours d’un assaut à la baïonnette, a continué à charger en criant à ses chasseurs :
« Je suis blessé, mais en avant quand même » et puis, est tombé plus loin  frappé d’une balle en plein cœur ;
Capitaine Larchey, mortellement blessé, et qui, évacué au poste de secours, refuse,
malgré d’horribles souffrances d’occuper le seul lit disponible :
« Je ne veux pas de ce lit, il y a certainement parmi nos blessés des chasseurs plus atteints que moi », dit-il. (…) » (Historique du 11e BCA )

Carte des Vosges, 23 août-11 septembre 1914  (site artois1418)

Carte des Vosges, 23 août-11 septembre 1914 (site artois1418)

Extrait du Journal des Marches et Opérations du 14e Corps d’Armée :

« 26 août 1914 Continuation de l’offensive. Même mission que la veille pour le 14e Corps d’Armée.
A 9 heures, 27e Division reprend l’attaque sur Raon l’Etape [au nord-ouest de St-Dié] :
11e bataillon de Chasseurs par les bois de Raon
52e et 140e d’Infanterie par les ravins du ruisseau de Malmod
7e et 14 bataillons de Chasseurs par la Basse Chatelle et le bois de Repy (rive gauche de la Meurthe).
AD/27 est poussé vers St-Blaise et Basse Chatelle pour appuyer l’attaque sur Raon l’Etape fortement organisé.
La 28e Division continue à tenir la région de Ban de Sapt entre Fontenelle et Petite Fosse.

En fin de journée, un petit détachement réussit à atteindre Rempaire.
A l’extrême droite, la 58e division de réserve se replie sur la rive gauche de la Meurthe.
Le 14e Corps bivouaque sur ses emplacements prêt à reprendre l’attaque le lendemain à la 1ère heure. Q.G. du 14e Corps reste à la Bolle. »

Carte des combats d’août 1914 à St-Blaise (Doc. Claude Bibollet)

Carte des combats d’août 1914 à St-Blaise (Doc. Claude Bibollet)

« 27 août Reprise de la lutte sur tout le front des 27e et 28e Divisions.
La 8e brigade de Dragons (11e et 18e Régts) appuyée par 13e et 22e groupes alpins est mis provisoirement à St-Léonard à la disposition du 14e Corps. Cette brigade reçoit l’ordre de marcher sur Ste-Marguerite [au sud de St-Dié] par la vallée de la Meurthe et d’intervenir contre les éléments ennemis qui chercheraient à déborder la droite de la 28e division.

58e division de réserve occupe face à Saulcy-sur-Meurthe la région du col d’Anozel [au sud de St-Dié].

En fin de journée :

27e division a dû abandonner les bois de Repy et la rive droite de la Meurthe ; elle occupe St-Rémy, le pont d’Etival et celui de St-Michel.
28e division s’est repliée sans trop de difficultés sur la rive gauche de la Meurthe par les ponts de St-Dié ; elle occupe la Bolle et Rougiville [au sud-ouest de St-Dié].
St-Dié est défendu par des fractions de divers régiments de la 28e division.
58e division de réserve a abandonné Anozel et le col et se replie sur Taintrux [au sud-ouest de St-Dié].
8e brigade de dragons et bataillons de Chasseurs n’ont pas dépassé St-Léonard et Maucray.
Q.G. du 14e C.d.A. est porté à Rouges-Eaux. »

Autre récit de la bataille de Saint-Dié, par une société historique locale

27 août 1914 : PERTE DE SAINT-DIE
« Au jour, des obus de 150 venant de l’Est tombent sur Saint-Dié et Sainte-Marguerite. Il semble manifeste que les boches, maîtres des hauteurs de l’Ormont, ne vont pas tarder à menacer le flanc droit des défenseurs du col de Robache. Vers 10 heures, l’action se déclenche de front et de flanc.
L’ordre de repli a-t-il été donné aux défenseurs du col ? Ceux-ci refluent très rapidement et le mouvement prend bientôt une véritable allure de panique, troupeau qui se dirige sur Saint-Dié.
Heureusement, un violent orage s’abat sur la région masquant tout à l’adversaire dont le tir d’artillerie s’allonge trop haut sur la route de repli.
Une partie des trains de combat d’infanterie, dont ceux du régiment, suit la route Est de la Meurthe, par la Pêcherie, pour emprunter le pont de Saint-Michel-sur-Meurthe, celui de Saint-Dié restant réservé à l’artillerie.
Par suite de la disposition initiale du régiment, une partie (deux bataillons) a traversé Saint-Dié et doit barrer la vallée de Taintrux aux Tiges. Le 2e bataillon, toujours avec le commandant ARBEY, a été rappelé du col du Bon-Dieu et ne s’est pas trouvé englobé dans la bagarre. Il arrive en bon ordre à la Pêcherie où il rallie de nombreux éléments épars qui suivent le mouvement des convois.
Il traverse la Meurthe sur une passerelle et va occuper Herbaville pour établir la liaison entre les 27e et 28e D.I.
Mise en état de défense du village. Deux compagnies égarées du 22e R.I. aux ordres du capitaine ANGINIEUR passent la nuit dans ce village. Nuit calme. L’ennemi est entré à Saint-Dié à midi, mais n’a pas tenté de déboucher au Sud de la Meurthe. »
(Source : Bulletin de la société philomatique vosgienne. 1927-1928, Jean-Claude FOMBARON & Yann PROUILLET, La bataille de Saint-Dié, Août – Septembre 1914)

Bilan de la journée du 27 août 1914
« Le 27 août
, Saint-Dié est occupé par l’ennemi. La 58e division d’infanterie est refoulée sur Taintrux et perd le col d’Anozel. Le 14e Corps, découvert sur sa droite, recule sur Nompatelize et la forêt de Mortagne. En même temps, à l’est, l’ennemi franchit la Fave et progresse entre Laveline et la Meurthe. La liaison entre la 1ère Armée et le groupement des Vosges est menacée, et l’important massif qui s’étend entre Rambervillers-Bruyères et le cours de la Meurthe, débordé au sud, va tomber.
Le commandant de la 1ère Armée s’efforce de contenir de front l’attaque allemande en direction du sud, et de la menacer sur son flanc droit en refoulant les colonnes ennemies qui progressent sur Taintrux et Nompatelize. Le 14e Corps d’Armée reprend énergiquement l’offensive. Le 30e régiment d’infanterie s’empare de La Bourgonce et rejette l’ennemi sur Nompatelize. Nous subissons des pertes élevées, mais la progression de l’ennemi est enrayée. » (« La grande guerre vécue, racontée, illustrée par les Combattants »)

Voir nos autres pages sur
 
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