Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Un Passerand engagé dans l’artillerie lourde, Félix GRUZ

Lire notre revue Vatusium n° 19, 2016 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 2e partie : 1916 à 1919.

Cette page BONUS complète notre article « Un Passerand engagé dans l’artillerie lourde, Félix GRUZ» publié dans Vatusium n ° 19, pages 14 à 16.

Une quinzaine de Passerands ont servi dans l’artillerie lourde pendant la Grande Guerre (Voir liste sur notre page « Les Passerands de l’artillerie lourde » ).
Certains étaient des « engagés volontaires ».

Artillerie lourde de campagne : le 155 CTR Rimailho. Les « Rimailho » devant Arras 

Artillerie lourde de campagne : le 155 CTR Rimailho. Les « Rimailho » devant Arras (site cartes postales anciennes)

Artillerie lourde de campagne : le 155 CTR Rimailho. Les « Rimailho » devant Arras (site cartes postales anciennes)


Huit Passerands ont été ENGAGES VOLONTAIRES PENDANT LA GRANDE GUERRE,
dont 5 dans l’artillerie :
BUTTOUDIN Pierre Alphonse, classe 1898, engagé volontaire le 11 janvier 1915 pour la durée de la guerre, au 13e Btn de Chasseurs  mort pour la France de maladie le 10 avril 1915 à l’hôpital Desgenettes à Lyon.
RICHELMY François, classe 1913 ; engagé volontaire pour 4 ans le 5 août 1914 pour le 11e Btn de Chasseurs ; blessé et fait prisonnier le 28 août 1914 à St-Dié ; interné au camp de Merseburg et évadé.
ROMAND Marcel Louis Julien, classe 1916, engagé volontaire pour 4 ans le 28 déc. 1914 pour le 5e Régt Infant. Coloniale à Lyon ; disparu le 14 juillet 1915 au bois de la Grurie (Marne).
RAFFORT-DERUTTET Numa, classe 1917, engagé volontaire, cité à l’ordre du 84e Régt Artill. Lourde du 29 janvier 1919 : « Bon observateur, a fait preuve de grand dévouement durant les batailles de la Somme et de Champagne 1918, assurant son service dans les régions parfois violemment bombardées. » Croix de guerre, étoile de bronze.
BUTTOUDIN André Ferdinand, classe 1918, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 6 décembre 1916 au titre du 105e Rgt d’artillerie lourde.
GRUZ Félix, classe 1918, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 6 décembre 1916 à la mairie d’Annecy au titre du 105e régiment d’Artillerie lourde. Démobilisé le 6 décembre 1919.
BUTTOUDIN Marcel Joseph, classe 1919, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 18 janvier 1918 au 85e Rgt d’artillerie lourde. Renvoyé dans ses foyers le 18 janvier 1921.
CURRAL Paul Félix, classe 1919, engagé volontaire pour la durée de la guerre le 29 janvier 1918 au 11e Rgt d’artillerie à pied  le 20 avril 1918 ; Renvoyé dans ses foyers le 26 janvier 1921.

HISTOIRE DE L’UN D’ENTRE EUX, FELIX GRUZ, CLASSE 1918

Félix GRUZ,
né le 19 février 1898 à Passy, était le fils de Pierre Joseph Gruz et d’Alexandrine Augustine Gruz (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19, p. 14)
Il faisait donc partie de la classe 1918, normalement appelée le 16 avril 1917.
En 1915, Félix a 17 ans et il est en apprentissage à Genève, chez M. Dégerine, confiseur :

Carte postale des parents Gruz à Félix envoyée le 10 juin 1915 chez M. Dégerine, pâtissier 12 Bourg de four à Genève : « Passy – l’église, la vallée de Mont-Joie et le Mont-Blanc » (Doc. famille Devillaz, Passy)

Carte postale des parents Gruz à Félix envoyée le 10 juin 1915

Carte postale des parents Gruz à Félix envoyée le 10 juin 1915 « Passy – l’église, la vallée de Mont-Joie et le Mont-Blanc » (Doc. famille Devillaz, Passy)

1915 06 10 Texte de la carte des parents Gruz à leur fils Félix (orthographe conservée)

Mon cher Félix, Je profite de la lettre de M. Dégerine pour te dire que la santé se maintient, sauf la Nini, qui est toujours la même chose ; maraine va légèrement mieux. Nous avons commencé les foins, la vigne a bonne apparence, il faut des beaux jours. Le cheval a été malade, il a eu une emplissure à la cuisse, cela lui a duré 15 jours ; je le crois complètement guéri ; les vaches doivent monter à la montagne mardi ou jeudi ; pour la construction, je ne peu rien te dire, il faut être sur place, monte un jour si tu peu, on verrai ensemble. Joseph Bouillet est retourné hier se faire opérer. Je te recommande surtout de travailler pour le but que tu poursuis, d’être sérieux en toute choses ; bien des amitiés de la part de Paul, la Nini, enfin tous les parents amis. Tes parents dévoués, Gruz.

A 18 ans et 9 mois, Félix est « engagé volontaire pour la durée de la guerre à la mairie d’Annecy ». Il choisit l’artillerie (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19, p 14).

Il est engagé « au titre du 105e régiment d’Artillerie lourde à la 62e  batterie, 1ère pièce (d’après l’adresse portée sur la carte Bellac caserne du 30 avril adressée à Félix Gruz ; puis 25e pièce sur une carte adressée à Félix le 4 avril 1917). Il arrive au corps comme 2e canonnier le 7 décembre 1916.

« Le 105e Régiment d’Artillerie Lourde, créé de toutes pièces au cours de la guerre 1914-1918, a été formé en partie par des éléments du 3e Régiment d’Artillerie Lourde, dont les différents groupes avaient leur dépôt à Joigny (Yonne). » (Avant-propos de l’Historique du 105e RAL, site gallica.bnf)

Le 105e RAL fait partie des Régiments d’artillerie lourde hippomobile (R.A.L.H). Source : site Wikipedia, art. Liste des régiments d’artillerie français

La 62e batterie du 105e R.A.L est une batterie de dépôt.

Il fait ses classes au Quartier Davout de Joigny, dans l’Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté, au nord d’Auxerre et au S.O. de Troyes.

« A la corvée du fourrage » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz)

« A la corvée de fourrage » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz ; doc famille Devillaz)

« A la corvée de fourrage » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz ; doc famille Devillaz)

Photo du Quartier Davout ou Caserne d’En Haut, 105e d’Art. Lourde (Joigny 89300) sur le site boutique.genéalogie

Félix Gruz (assis à droite), avec des camarades du 105e RAL, non datée 

Photo de Félix Gruz (assis à droite), avec des camarades du 105e RAL, non datée (Doc. famille Devillaz)

Photo de Félix Gruz (assis à droite), avec des camarades du 105e RAL, non datée (Doc. famille Devillaz)

Carte adressée à Félix par Marie le 23 décembre 1916 au 105e Rgt d’artillerie de Joigny, Yonne (Doc. famille Devillaz)
(Voir la photo de la carte dans notre revue Vatusium n° 19, p.14 bas)

5 1916 12 23 carte de marie à felix w

Canon de 120 Long modèle 1878

 Canon de 120 Long modèle 1878 (site fortiffsere.fr)

Canon de 120 Long modèle 1878 (site fortiffsere.fr)

Autre photo d’une batterie d’artillerie lourde (120 Long) se rendant au front après Verdun sur le site etab.ac-poitiers.fr)

« Une grimpette trop rapide » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz)

« Une grimpette trop rapide » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz ; doc famille Devillaz)

« Une grimpette trop rapide » (carte humoristique envoyée le 30 décembre 1916 par Félix Gruz ; doc famille Devillaz)

Voir autres cartes sur notre page « Diversité des cartes postales envoyées à Passy en 14-18 »

Félix épouse Marie Geneviève Bottollier-Curtet le 3 mars 1917. (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19, p. 15)

Félix et Marie 

Félix et Marie (Doc. famille Devillaz)

Félix et Marie (Doc. famille Devillaz)

Correspondance

Carte de Marie à Félix le 23 avril 1917 (Voir photo dans notre revue Vatusium n° 19, p. 16)
Texte d’une carte envoyée à Félix Gruz par sa tante Hélène et une cousine le 30 avril [1917] au 105e RAL, 62e Batterie, 1ère pièce, après son mariage

Bien cher Cousin
C’est avec un immense plaisir que nous avons reçu ta gentille carte. Nous sommes heureux de voir que tu n’es pas en danger car hélas il y en a bien de trop. Quand donc verrons-nous la fin de ce terrible fléau ? Nous recevons aujiourd’hui des nouvelles de notre cher Papa. Il est en ce moment du côté de Fismes. Il y a quelques temps, il nous disait qu’il avait des clous, mais qu’il fallait marcher quand même car l’on ne faisait pas attention à cela, sans doute que ceux-ci ne peuvent pas guérir sans soins, car aujourd’hui il nous dit qu’il est dans un hôpital pour les faire soigner ; nous espérons que ecela ne sera pas trop grave. Nous avons de temps en temps des nouvelles d enotre cousine Marie. Celle-ci se plaît très bien à Passy, nous dit-elle !! Ella a aussi souvent la visite de notre petite sœur Renée qui est, paraît-il, l’enfant gâté par ses chers parents. Combien nous aurions été heureux de pouvoir assister à ce gentil mariage : cela est regrettable !!! Ces jours-ci nous avons eu des nouvelles de notre cousin Marcel , il est en bonne santé. Quant à René voilà quelques jours que nous en avons pas. Nous espérons que les beaux jours nous apporteront la paix et la victoire finale. En attendant de recevoir de tes bonnes nouvelles, Ta tante et cousine qui t’envoient leurs meilleures amitiés. Hélène.

Texte d’une carte envoyée à Félix au 105e Rgt d’artillerie 64e batterie à Joigny le 10 mai 1917, timbrée le 8 juin 1917, 105e RAL, 64e batterie, par son camarade Perrin-Conet (sans doute Irénée Eugène Perrin, né en 1896, recensé aux Regards en 1911, classe 1916, effectivement au 1er Génie depuis octobre 1916), 1e génie, en permission à Passy  (Doc. famille Devillaz) :

Passy, le 10-5-17
Cher Félix,
Ces quelques lignes pour te dire que je suis en permission. Tu sais tout est calme, quelques permissionnaires et c’est tout et qui sont même pas très gais. Quant à moi, je suis guéri et je rejoins ma Section. (…) je serai jeudi matin à Paris le 12. En attendant de te lire, je te quitte en te serrant la main d’amitié. Perrin-Conet 1e génie, 11e (illisible), Section 126, en perm à Passy (Haute-Savoie)
Félix part au front, le 18 septembre 1917 (il a 19 ans) et participe alors aux combats menés au Chemin des Dames dans l’Aisne  (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19, p. 15)

Carte du front sur l’AISNE le 16 avril 1917 ; le « Chemin des Dames »

Carte du front sur l’AISNE le 16 avril 1917

Carte du front sur l’AISNE le 16 avril 1917

En octobre 1917, c’est l’attaque de la Malmaison.
Le fort de la Malmaison est situé à l’ouest du Chemin des Dames dans la commune de Chavignon ; il est l’un des maillons de la ceinture fortifiée autour de Laon.
« Après l’échec du Chemin des Dames, le général Pétain prend le commandement et, après des mesures d’apaisement, prépare dans les moindres détails une offensive limitée au secteur ouest du Chemin-des-Dames, autour de La Malmaison. Combat livré du 23 au 26 octobre 1917, cette opération est un succès et les Allemands sont obligés de se replier au Nord du Chemin-des-Dames, dans la vallée de l’Ailette. La poussée se poursuit plus à l’Est vers Filain. Le moral des troupes françaises remonte, elles retrouvent la confiance. » (Plus de détails sur le site chtimiste)

La Malmaison à l’est de Laffaux 

La Malmaison à l’est de Laffaux (site chtimiste)

La Malmaison à l’est de Laffaux (site chtimiste)

Début novembre, les positions allemandes sur le Chemin des Dames ne sont plus tenables ; ils doivent alors se replier au-delà de l’Ailette, libérant les hauteurs.
Dès 1917, beaucoup choisissent de faire de la victoire de La Malmaison (« victoire de l’Aisne ») la clôture de la bataille du Chemin des Dames, pour finir celle-ci de façon positive. « Monter à l’assaut de cette muraille en s’élevant de la plaine apparaissait une tâche formidable. Notre commandement ne la jugea pas au-dessus de la vaillance de nos soldats ; commencée à l’offensive du 16 avril, cette opération de longue haleine se terminait le 26 octobre par la magnifique victoire de La Malmaison. » (H. Carré, « La victoire de l’Aisne », Lectures pour tous, décembre 1917)
Ceci permet aussi de mettre en avant la tactique de Pétain, contribuant ainsi au « mythe » né à partir de Verdun. « Les dernières opérations, qui ont été exécutées selon la sage et prudente méthode qui fut naguère celle du général Pétain sur les rives de la Meuse et qui, sous l’impulsion énergique du même chef, commandant l’ensemble de nos armées, est appliquée aujourd’hui partout avec le minimum de pertes et le maximum de résultats. » (L’Argus soissonnais, 25 octobre 1917)

(Source : site dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr ; Source principale : Antoine Calagué, « La victoire de La Malmaison : l’exploitation d’un succès tactique », in N. Offenstadt (dir.), op. cit. (pages 393 à 396)

Voici le résumé de cette période, tiré de l’Historique du 105e RAL pages 20 à 22 (on ignore auquel des 3 groupes appartenait Félix Gruz) :

Historique du 105e RAL : (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19)
Abandon par l’ennemi du Chemin des Dames : NOVEMBRE 1917
Se sentant peu en sécurité sur le Chemin des Dames à cause de notre avance du
23 octobre, l’ennemi, dans la nuit du 1er au 2 novembre l917, abandonnait cette crête fameuse sur laquelle tant de sang avait été versé et se repliait trois kilomètres plus au
nord, de l’autre côté de la rivière Ailette.
Ier groupe. Aussitôt, des reconnaissances sont effectuées dans la région de la Ville-au-Bois pour y porter la batterie Prévôt, qui s’installe entre le bois des Buttes et le bois des Boches, dans une ancienne position d’infanterie ennemie dont elle utilise les abris.
De là, le 21 novembre, jour de l’opération de la 125e D.I. sur Juvincourt, elle tire sur les cantonnements du bois des Happarts, et harcèle les parcs lointains au sud du village de la
Malmaison
. Le groupe contribue ainsi à la réussite de l’attaque.
IIe groupe. Après un mois de novembre assez calme, le 2e groupe quitte le bois de
Gernicourt le 30 et vient s’installer dans le bois de Beaumarais.
VIe groupe. Par suite de l’abandon du chemin des Dames par l’ennemi, le 6e groupe occupe également de nouvelles positions plus en avant, et ce changement est rendu très pénible à cause du froid et de la boue.

Opérations de DECEMBRE 1917

Une carte est envoyée le 5 décembre 1917 par Ulysse à Félix Gruz, 105e RA, 66e batterie, 5e pièce (Doc. famille Devillaz)

Ier groupe  Bien que l’hiver soit rigoureux, le 1er groupe travaille avec acharnement. La batterie Prévôt maintient tout le mois de décembre une section avancée qui répond aux demandes de tir sur les batteries allemandes à longue portée, placées loin à l’intérieur de leurs lignes. Elle casemate ses canons et règle sa vie avec une discipline telle qu’elle échappe au repérage de l’ennemi et à ses tirs de destruction. Le 5e C. A. ayant étendu son secteur à gauche (55e D. I. au plateau de Californie), la batterie Certain détache également une section
entre le plateau de Blanc-Sablon et Craonnelle, pour battre les routes de la région sud-est de Laon, vers Orgival et Montbérault. –
IIe groupe. – Du bois de Beaumarais, le 2e groupe exécute, le 15 décembre, un tir de contre-batterie pour soutenir un coup de main de notre infanterie en face de Corbenv.
VIe groupe. Le 6e groupe ayant quitté le front de l’Aisne se trouve à la fin du mois de décembre 1017 en Lorraine.

Opérations de JANVIER-FEVRIER 1918
Ainsi, au début de cette année 1918, qui devait malgré les sursauts désespérés de l’ennemi nous donner la victoire définitive, nous trouvons les 1er et 2e groupes dans le secteur du Chemin des Dames, et le 6e en Lorraine, près de Nancy. Rappelons que le 1er est armé de canons de 105 T. R. [Tir Rapide], le 6e de 155 Long, modèle 1877 (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19, p. 15)
Ier groupe. Au début de janvier 1918, le 1er groupe quitte ses positions du Chemin des Dames et vient au repos en (Seine-et-Marne), à Doue et Sericourt, où il reste tout le mois de février.
IIe groupe. Comme le 1er, mais un peu plus tard que lui, le 2e groupe quitte le front de l’Aisne le 12 février, et vient aussi en (Seine-et-Marne), auprès du 1er groupe à Rouilly-Giraudot. C’est là qu’il échange ses 120 Long contre du 105 T. R.
VIe groupe. Après avoir soutenu au début de janvier une petite action locale entreprise par la division marocaine en Lorraine, le groupe vient un peu à l’arrière à Villey-Saint-Etienne, où il apprend le 1er mars qu’il devient le 1er groupe du 335e R. A. L.

Photos des canons utilisés par Félix Gruz au 105e RAL
(voir notre revue Vatusium n° 19)

Canon de 155 Long modèle 1877, musée de l’artillerie à Draguignan

Canon de 155 Long modèle 1877, musée de l’artillerie à Draguignan (site fortiffsere.fr)

Canon de 155 Long modèle 1877, musée de l’artillerie à Draguignan (site fortiffsere.fr)

Félix Gruz passe au 103e Régt d’Artillerie lourde le 1er février 1918.

Photo de Félix Gruz, non datée (debout au centre) ;
il porte au collet le n° 103, donc entre le 1er février et le 8 août 1918 

Photo de Félix Gruz, non datée (debout au centre) ; il porte au collet le n° 103, donc entre le 1er février et le 8 août 1918 (Doc. famille Devillaz)

Photo de Félix Gruz, non datée (debout au centre) ; il porte au collet le n° 103, donc entre le 1er février et le 8 août 1918 (Doc. famille Devillaz)

Historique du 103e Régt d’Artillerie lourde voir le site gallica l’Historique du 6e Groupe (formé le 9 mars 1918) ?

VOIR JMO du 103e R.A.L.  (Mémoire des hommes Journaux des unités 1914-1918) : p. 4 à 7 (voir notre revue Vatusium n° 19)

Le canon de 155 court Scheider modèle 1917 (voir notre revue Vatusium n° 19)
« Initialement conçu par une initiative privée de Schneider, le canon de 155 mm court modèle 1915 est rapidement adopté par l’armée de terre française lors de sa présentation, en septembre 1915, lorsque le conflit s’enlise. Il entre en service en avril 1916 et 46 sont en parc en août 1916. Moderne et performant, le 155 C devient le principal canon lourd français de la première guerre mondiale. Le premier modèle 1915 utilisait des douilles en laiton pour la charge. Le modèle 1917 ne diffère que par quelques modifications de la culasse et sa capacité à tirer désormais avec charge propulsive en gargousse plutôt qu’en douille (plus économique et facile à transporter).
Relativement léger pour sa catégorie avec une masse en position de tir de 3 230 à 3 300 kg en batterie, il tire avec son canon de 15 calibres jusqu’à une distance de 11 200 m un obus de 43,55 kg. Il existe cinq types de projectiles ; explosif, à mitraille, à balles, fumigène ou gaz de combat, éclairant. Son pointage en hauteur est de 0 à 42 degrés et il dispose d’un champ de 6 degrés pour un pointage en direction. Il montra d’excellentes qualités de tir plongeant et de plein fouet. Sa portée supérieure à 10 km lui permet de contrebattre les batteries ennemies à une distance respectable, en plus de son rôle dévolu de canon de destruction de retranchements.
(…) Chaque pièce hippomobile attelant un canon a généralement à sa tête un maréchal des logis et compte une vingtaine d’hommes ; 2 brigadiers et maîtres-pointeurs, 8 servants, 7 conducteurs montés, 1 ou 2 conducteurs non montés, 17 chevaux et 2 voitures ; une à 8 chevaux pour le canon et une à 6 chevaux pour le caisson. Ce dernier peut transporter 28 obus, 3 caisses à gargousses (charges de poudre), 3 servants avec leur équipement et divers accessoires ou en service de ravitaillement 36 obus et trois caisses à gargousse »

Autres sites intéressants sur le 155 court : site basart.artillerie.asso.fr

Canon de 155 court Scheider modèle 1917

Canon de 155 court Scheider modèle 1917

Canon de 155 court Scheider modèle 1917

JMO du 103e R.A.L. (suite) :

Exemples d’activités dans l’artillerie lourde : Tirs de harcèlement, mouvements et… « fatigue extrême » (Plus d’infos dans notre revue Vatusium n° 19)

Félix Gruz passe au 407e Régt d’Artillerie lourde 2e Groupe, colonnes légères le 8 août 1918. (Régiments d’artillerie lourde hippomobile (R.A.L.H) jusqu’en juin 1919
Le 407e R.A.L, créé en juillet 1918, est un régiment dont toutes les batteries sont équipées du canon de 155 L modèle 1917 Schneider.

« Les « colonnes légères«  sont en fait souvent « lourdes » car elles sont destinées à assurer le remplacement des munitions de la ligne de bataille. Dans un groupe d’artillerie lourde de 1914, il y a un « groupe de colonnes légères » qui comprend autant de colonnes légères que de batteries. Il y a aussi un « groupe de sections de munitions » qui est destiné à ravitailler le groupe des colonnes légères. Ainsi un groupe de 155 CTR modèle 1904 Rimailho comprend 3 ou 4 batteries, 3 ou 4 colonnes légères et 3 ou 4 sections de munitions puisqu’il y a des groupes de 155 CTR à 3 ou 4 batteries.
Ceci explique que dans un groupe de 155 CTR composé de trois batteries, il y a 12 canons et environ 150 artilleurs présents sur la ligne de feu, tandis que l’ensemble des personnels servant dans les batteries, colonnes légères et sections de munitions totalise environ 1600 hommes et 1800 chevaux !
Il faut se souvenir que l’artillerie lourde « coûte cher », ainsi la commande des Rimailho comprend 120 pièces mais aussi 1200 caissons (10 caissons pour une pièce !) puisque le seul obus de 155 pèse 43 kg (auquel, il faut ajouter le poids de la douille!).C’est certainement ce qui a conduit les dirigeants du pays (et pas seulement les généraux!) à approuver la stratégie offensive, les baïonnettes coûtant moins cher que l’artillerie lourde ! » Guy François (site pages14-18)

« L’artillerie lourde coûte cher aussi en logistique : 1800 chevaux de trait c’est entre (selon que le régiment se déplace et donc fait travailler ses chevaux ou reste immobile) 12 et 18 tonnes par jour d’orge (aliment de référence appelé UFC), mais comme la ration doit être mixte, il faut une part en fourrage, avoine etc. cela fait un poids réel nettement supérieur ! Dans le cas (purement théorique) d’une ration d’orge uniquement, le volume serait de 18 à 27 M3. A cela ajoutons la ration de pain des soldats 500 à 600g/H/J soit 0,9T, plus 1/2L de vin H/J soit 800 L soit vin+ pain 1,4T… tout cela manutentionné au bras..
Grosso modo ce type de régiment (12 canons seulement) ! nécessite pour vivre 14 à 20 Tonnes par jour ! Avant même que d’avoir commencé à envoyer un seul obus ! Pour donner une idée de cette charge logistique « annexe » un GMC de la deuxième guerre a une charge utile de 2,25T !
Bien sûr, par rapport à la masse d’obus, ces chiffres semblent dérisoires mais la logistique n’est jamais extensible. Et pour approvisionner une bataille il faut parfois faire des choix, impasse sur l’alimentation, baisse des stocks de munition etc. Ceci montre aussi les efforts inouïs que la logistique des belligérants a dû assumer que ce soit dans la retraite avec les pertes de dépôts ou dans les avances avec une élongation de la chaine logistique. » Pierre, site idem

Canon de 155 L modèle 1917 Schneider 

Canon de 155 L modèle 1917 Schneider (site lanship.info)

Canon de 155 L modèle 1917 Schneider (site lanship.info)

Les campagnes de Félix Gruz de juillet à décembre 1918

JMO du 407e Régt d’Artillerie lourde 2e Groupe, colonnes légères  (Mémoire des hommes Journaux des unités 1914-1918)  

JMO du 21 juillet 1918 au 21 février 1919 (26 N 1172/9), p. 30 à 34 (transcription Bernard Théry)

15 JMO 407e RAL

Ce passage reprend et complète abondamment les informations données dans Vatusium 19 page 16

21 juillet 1918 (…)
« Le 1er groupe comprend : 1e, 2e, 3e batteries, 1e colonne légère.
Le 2e groupe comprend : 4e, 5e, 6e batteries, 2e colonne légère.
Le 3e groupe comprend : 7e, 8e, 9e batteries, 3e colonne légère.
Le dépôt du régiment se trouve à Dôle.

MEAUX
3 août 1918 L’E.M. reçoit l’ordre de la 6e Armée se porter à Germigny l’Evêque (Nord-est de Meaux) [Seine-et-Marne] pour y cantonner un jour.
4 août l’E.M. cantonne à St-Germain-sous-Doue [Sud-est de Meaux]
16 août Départ de St-Germain-sous-Doue pour Vincennes (…)

24 août L’E.M. du régiment est mis à la disposition de la Xe Armée (…) Il fait mouvement sur Cocherel [N.E. de Meaux] et y cantonne.
25 août cantonnement à Dampleux (S.E. de Villers-Cotterêts) [dans l’Aisne]
26 août Cantonnement à Ressons-le-Long (S.E de Vic-sur-Aisne) [entre Compiègne et Soissons].
L’E.M. est mis à la disposition du 1er C.A. et bivouaque près du village de Nouvron-Vingré [N.O. de Soissons]. (…)
29 août Attaque du Corps d’Armée.
1er septembre 1918 Le P.C. du colonel se transporte à Pommiers (près la Sucrerie) [à l’ouest de Soissons] (…)
5 septembre Attaques du C.A.
8 septembre (…) Les 3 groupes du régiment vont cantonner dans la région de Villers-Cotterêts.
9 septembre Meaux (…)
10 septembre (…) Le 2e Groupe cantonne à Poinsy [au N.E. de Meaux]. (…)

Canon de 155 mm Grande Puissance Filloux (GPF) 

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF) (site clausuchronia)

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF) (site clausuchronia)

Voir aussi le site passioncompassion1418.com

VERDUN
13 septembre (…) Les groupes s’embarquent à Lizy-sur-Ourcq [Seine-et-Marne, au N.E. de Meaux] pour débarquer à la gare de St-Eullien, près Perthes [S.O. de Melun].
14 septembre Le PC du colonel est La Neuville au Pont (château) [au nord de Ste-Menehould, entre Reims et Verdun]  (…)
15 septembre le 2e groupe cantonne au camp de Hoéricourt.
16 septembre Le colonel part en reconnaissance dans la région de Verdun. (…)
18 septembre (…) Le 2e groupe cantonne à Laimont [au N.O. de Bar-le-Duc] (…)
19 septembre (…) Le 2e groupe cantonne à Mondrecourt [au sud de Verdun]
20 septembre Le PC du colonel est à Bethelainville. Le régiment est sous les ordres tactiques du Général Commandant le 3e C.A.U.S. Les groupes bivouaquent au bois de Fouchères.
21 septembre (…) Groupement C. Lt-colonel Ste-Claire Deville cdt le 413e : 3 groupes de 155LS du 413e
Groupement D Chef d’escadron Loiseau (Cdt provis. Le 407e) : 3 groupes de 155 LS du 407e.

26 septembre Attaque du 3e C.A.U.S. (prises de Bethincourt, Cuisy, Montfaucon, Septsarges, Dannevoux, Nantillois.
28 septembre Les 3 groupes du 407e RAL vont prendre position de part et d’autre de la route de Esnes –Bethincourt.
3 octobre Le PC du colonel est au nord d’Esnes [Esnes-en-Argonne, au N.O. de Verdun].
4 octobre Attaque du 3e C.A.U.S. (…)

Chargement du canon de 155 L modèle 1917 Schneider 

Chargement du canon de 155 L modèle 1917 Schneider (site lanship.info)

Chargement du canon de 155 L modèle 1917 Schneider (site lanship.info)

8 octobre 1918 Tirs de contrebatterie sur les batteries de la rive droite de la Meuse du 3/407.
10 octobre Attaque à 5 heures par le 17e C.A sur la rive droite de la Meuse.
A 13h 30, la 33e D.I. du 3e C.A.U.S. traverse la Meuse à hauteur de Cousenvoye [sur la rive droite, au nord de Cumières et à l’ouest du Bois des Caures et de Samogneux] pour prêter son concours au 17e C.A. et se porter à l’attaque du Bois de Cousenvoye et du Bois de Chaume.
L’artillerie du 407e RAL appuie l’attaque en faisant barrage devant le front de la D.I. Dans la soirée, l aligne sur la rive droite de la Meuse était jalonnée par : abords de Sivry-sur-Meuse, Bois de Chaume, Bois de Cousenvoye, ferme d’Ormont, lisière du Bois d’Haumont.

Consenvoye, en haut à gauche 

Consenvoye, en haut à gauche (site lecointemichel.free.fr)

Consenvoye, en haut à gauche (site lecointemichel.free.fr)

Consenvoye 

Consenvoye (site robert.faure)

Consenvoye (site robert.faure)

Attaque à 8h 30 par le 3e C.A.U.S.
L’attaque se fait en direction de Cunel et Romagne [rive gauche de la Meuse]. A 13 heures, la ligne est jalonnée par les abords de Cunel et Romagne, la route de Cunel à Romagne [Romagne-sous-Montfaucon ; près de Cunel se trouve le cimetière militaire américain Meuse-Argonne].
Reprise de l’attaque sur le front du 3e C.A.U.S.
Nombreux tirs de contre-batterie et d’interdiction. La nuit, tirs de harcèlement sur les carrefours et les routes de la rive gauche et de la rive droite de la Meuse.
La ligne a avancé sur la lisière nord-ouest du Bois de Forêt.

Du 11 au 22 octobre 1918 : tirs de contre-batterie et interdictions.
19 octobre (…) Assez grande activité de l’artillerie ennemie. Nombreux tirs de contre-batterie ; harcèlement de nuit sur Doulcon-Dun et Fontaines [au N.E. de Romagne, rive gauche]. (…)

Canon de 155 Schneider, modèle septembre 1918 

Canon de 155 Schneider, modèle septembre 1918 (site lanship.info)

Canon de 155 Schneider, modèle septembre 1918 (site lanship.info)

23 octobre Attaque du 17e C.A. sur la rive droite de la Meuse.
L’heure H 6h 35 ; le 1/407 exécute un tir d’interdiction sur les routes et cantonnements de Réville [Réville-aux-Bois] et Etraye [rive droite à l’est de Sivry-sur-Meuse].

Du 24 au 27 octobre 1918 RAS

7 novembre L’E.M. fait mouvement sur Naix-aux-Forges (environs de Ligny-en-Barrois) [au sud de Ligny-en-Barrois ; au sud de Bar-le-Duc] pour être mis au repos.

10 novembre 1918  les groupes font trois étapes et viennent cantonner
le 1er à Naix-aux-Forges
le 2e à Boviolles ainsi que la 41e S.T.A.
le 3e à Meligny-le-Petit

(…) 2 décembre L’E.M. fait mouvement sur Mauvage
6 décembre L’E.M. cantonne à Crepey (Meurthe-et-Moselle) [au sud-ouest de Nancy]

12 décembre 1918 L’E.M. fait mouvement sur Vézelise (Meurthe-et-Moselle) [au sud de Nancy]

Le 11 février 1919 le régiment fait mouvement sur le C.O.A.L. de Troyes pour dissolution.

21 février 1919 Arrivée à Le Menois (près Troyes)

Le Journal de marche a été arrêté le 21 février 1919. »

Après l’armistice…

Félix Gruz est au 407e RAL, 2e Groupe, Colonnes légères, comme en témoigne une carte envoyée le 3 décembre 1918 par un ami, F. Huissand du 103e RAL

Félix Gruz est passé au 107e au Régt d’Artillerie lourde le 16 juin 1919.

VOIR Site tableaudhonneur.free.fr  : Historique du 1er Groupe de 105 Long du 107e Régiment d’Artillerie Lourde. Librairie Chapelot. Sans date Source : http://gallica.bnf.fr. Droits : Domaine public. Transcription intégrale : Maryse SIKSOU – 2013.

Félix est démobilisé le 6 décembre 1919. Pour sa « Campagne contre l’Allemagne », on note que Félix est classé « C.D. » dès le 6 décembre 1916. C.D. signifie « campagne double ». C’était la base pour calculer les pensions. Une période en zone des armées comptait double pour la pension par rapport à une période à l’intérieur. La zone des armées et la zone intérieure était même très strictement définie par des textes officiels.

Félix Gruz meurt en 1927 dans un accident domestique. Sa femme, Marie, meurt le 17 août 1967.

Sources et sites pour en savoir plus :

Site http://vestiges.1914.1918.free.fr/Histo_Art_RAL.htm : Les historiques en ligne sur le site de la BNF

site cartes postales anciennes http://www.cpa-bastille91.com/artillerie-lourde-de-campagne-les-rimailho-devant-aras/

Historique du 105e RAL, site gallica.bnf  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63152681

Historique du 6e Groupe http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64134638

JMO du 103e R.A.L.  (Mémoire des hommes Journaux des unités 1914-1918) : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?&ref=SHDGR__GR_26_N_II

site Wikipedia, art. Liste des régiments d’artillerie français  https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9giments_d%27artillerie_fran%C3%A7ais

site boutique.genéalogie http://boutique.genealogie.com/carte-postale/carte-postale-Quartier-Davout-ou-Caserne-d-En-Haut-105e-d-Art.-Lourde-89300-joigny-89-yonne-404089-73567-detail.html

site fortiffsere.fr http://www.fortiffsere.fr/artillerie/index_fichiers/Page872.htm

site fortiffsere.fr http://www.fortiffsere.fr/artillerie/index_fichiers/Page863.htm

site etab.ac-poitiers.fr http://etab.ac-poitiers.fr/coll-jdp-poitiers/spip.php?article649

site chtimiste http://chtimiste.com/batailles1418/combats/la%20malmaison1917.htm

site dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr http://dictionnaireduchemindesdames.blogspot.fr/2009/02/l-comme-la-malmaison-bataille.html

site basart.artillerie.asso.fr http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=389 ;

site passioncompassion1418.com http://www.passioncompassion1418.com/Canons/ImagesCanons/Belgique/Lourde/FC155Cm1917Haelen.html

site pages14-18 http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Pages-d-Histoire-Artillerie/Artillerie/colonne-legere-ral-sujet_929_1.htm )

site lanship.info http://www.landships.info/landships/artillery_articles/Canon_155_Mle_1918_Schneider.html

site lecointemichel.free.fr  http://lecointemichel.free.fr/Fevrier-1916-destruction-deSamogneux.htm

site robert.faure  http://robert.faure.pagesperso-orange.fr/Cazal/259RI.htm

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