Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Les Passerands reclassés « bons pour le service armé » en 14-18

Lire notre revue Vatusium n° 18, 2015 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 1ère partie : 1914 et 1915, page 4.

Cette page BONUS complète notre article « Les conscrits de Passy et le conseil de révision » publié dans Vatusium n ° 18, page 4.

(Voir aussi nos pages BONUS : Le conseil de révision ; Les Passerands classés « services auxiliaires » en 14-18 ; les Passerands réformés : motifs ;  Taille des conscrits de Passy, classes 1887 à 1919)

Des Passerands classés « services auxiliaires » ou « réformés » ou « exemptés » par le Conseil de révision ont parfois été reclassés « bons pour le service armé » par une Commission de réforme ultérieure…

Paris, école militaire, démobilisation. La visite médicale.

Paris, école militaire, démobilisation. La visite médicale  (site ecpad.fr/1919)

NOUVELLE VISITE MEDICALE POUR LES REFORMES ET EXEMPTES :

Le décret du 9 septembre 1914 oblige les réformés et exemptés des classes précédentes à la classe 1915, à passer devant une commission de réforme. Il va alors être jugé si l’homme reste réformé, exempté, ou si, au contraire, il est jugé bon pour le service armé ou auxiliaire. (Site combattant.14-18)

Affiche du recrutement. Itinéraire du Conseil de révision de la classe 1917 des ajournés des classes 1913, 1914 et 1915 et des hommes réformés… (site combattant.14-18)

Affiche du recrutement. Itinéraire du Conseil de révision de la classe 1917 des ajournés des classes 1913, 1914 et 1915 et des hommes réformés… (site combattant.14-18)

Le 10 septembre 1914, le Petit Journal annonce que les exemptés et réformés devront passer une nouvelle visite médicale pour déterminer leur aptitude au combat, mais aussi que ceux qui ont été renvoyés dans leur foyers doivent repartir, enfin que les familles doivent signaler leurs changements d’adresses. (Site geneanet.org)

10 septembre 1914 : annonce à l’attention des hommes non encore appelés et des familles (Site geneanet.org)

10 septembre 1914 : annonce à l’attention des hommes non encore appelés et des familles (Site geneanet.org)

DES SOLDATS classés « SERVICES AUXILIAIRES » ONT PARFOIS ETE  RECLASSES « SERVICE ARME »…

Par exemple, par le Conseil de révision de la Haute-Savoie, canton de St-Gervais le 26 juin 1915 (loi du 6 avril 1915).

Par ailleurs, la loi Dalbiez du 17 août 1915 ordonne dans son article 3 l’examen par la commission spéciale de réforme « dans un délai d’un mois à partir de la promulgation de la présente loi, pour tous les hommes dont l’affectation au service auxiliaire ou à la réforme seront antérieures d’au moins trois mois à cette promulgation ». (Promulgation le 18 août 1915).

C’est le cas d’une quinzaine de Passerands classés « services auxiliaires » pour faiblesse générale, ankylose d’un membre, hernie inguinale, surdité, blessure de guerre, pleurésie, bronchite et emphysème, phlébite avec varices, œdème ou goitre.

L’un d’entre eux a été néanmoins « maintenu dans ses foyers comme père de 6 enfants »

Certains ont finalement été « détachés » en usine ou « détachés agricoles ».

Tous n’ont pas eu la même chance : ils ont été blessés ou tués :

GROSSET-JANIN François David, classe 1898, classé au Conseil de révision dans les services auxiliaires pour pointe de hernie à gauche et versé au Service d’alimentation. Réformé n° 2 par la Commission spéciale d’Annecy le 19 août 1914 pour hernie volumineuse. Classé service armé par le Conseil de révision de la Haute-Savoie, canton de St-Gervais le 26 juin 1915 (loi du 6 avril 1915). Incorporé au 5e Rgt d’Infanterie coloniale le 8 septembre 1915 ; arrivé au corps et soldat de 2e classe le 9 septembre 1915. Tué à l’ennemi le 20 juillet 1916 devant Barleux [dans la Somme, à 5 km au S.O. de Péronne]. Avis officiel du 4 août 1916. Campagnes contre l’Allemagne : intérieur du 9 septembre 1915 au 1er mars 1916 ; parti aux armées le 2 mars 1916 jusqu’au 20 juillet 1916.

Plaque déposée sur le caveau de la famille Grosset-Janin au cimetière de Passy (cliché Bernard Théry)

Plaque déposée sur le caveau de la famille Grosset-Janin au cimetière de Passy (cliché Bernard Théry)

LONG Henri, classe 1892, Territorial classé au Conseil de révision dans les Services auxiliaires pour ankylose du coude gauche ; classé service armé en décembre 1914 ; incorporé au 4e Rgt du Génie le 20 mars 1915 (pas d’autre affectation) ; blessé le 2 février 1917 (lieu non précisé ; sans doute secteur de Verdun où se trouve le 4e Génie fin 1916-début 1917) à la jambe droite avec hématome, par crapouillot, fracture sus malléolaire de la jambe gauche avec plaie superficielle (commission du 2 février 1917) ; pension 20%. Campagnes contre l’Allemagne du 20 mars 1915 au 2 février 1917 ;

MUGNIER  Louis Philibert, classe 1912, classé service auxiliaire pour insuffisance musculaire par le conseil de révision en 1914. Classé bon pour le service armé le 4 novembre 1914 ; placé en sursis d’appel à l’usine de Chedde le 20 février 1915 ;  incorporé au 140e RI le 19 mars 1915 ; au 9e Btn le 18 juillet 1916 ; blessé à l’abdomen par balle à Crécy, évacué le 25 mars 1917. Au dépôt le 13 mai 1917. Maintenu service armé, inapte à l’infanterie pour blessure à l’abdomen ; passé au 2e Rgt d’artillerie de campagne le 7 août 1917 ; passé au 34e Rgt d’artillerie de campagne le 7 octobre 1917. En Italie du 17 octobre 1917 au 26 janvier 1919. Médaille Interalliée le 16 juillet 1934. Mis à la disposition des chemins de fer du PLM le 26 janvier 1919.  Campagnes contre l’Allemagne : détaché du 20 février au 18 mars 1915 ; intérieur C.S. du 19 mars 1915 au 17 juillet 1916 ; aux armées C.D. du 18 juillet 1916 au 25 mars 1917 ; intérieur C.D., B. de G., du 26 mars au 16 novembre 1917 ; aux armées C.D. du 17 novembre 1917 au 11 novembre 1918 ; intérieur C.S. du 12 novembre 1918 au 24 septembre 1919.

Le sort des auxiliaires, en chanson

Voici un texte anonyme qui illustre la vie des auxiliaires jusqu’à la fameuse loi Dalbiez. (Extrait des Chansons de la Guerre, Berger-Levrault, 1916 ; cité dans pages14-18).

chanson Les auxiliaires1

chanson Les auxiliaires2

chanson Les auxiliaires3

Les auxiliaires… volontaires pour le service actif

Conseil de révision du 7 avril 1904, Loir-et-Cher (site le-fataliste.fr)

Conseil de révision du 7 avril 1904, Loir-et-Cher (site le-fataliste.fr)

« Les hommes affectés au service auxiliaire pouvaient faire la demande de passer dans le service actif. Il fallait tout de même passer devant la commission de réforme. Et le vœu du soldat n’était pas toujours entendu.
Dès le 20 septembre 1914, un décret cherche à trouver les hommes du service auxiliaire aptes au service armé. Et à nouveau, ces hommes purent passer à plusieurs reprises devant des commissions de réforme pour voir s’ils étaient aptes au service actif. Il fut même prévu un remplacement de ces hommes qui tenaient tout de même un rôle important dans les dépôts, les casernes à l’arrière : soldats plus âgés, soldats blessés inaptes au service armé, invalides et à la fin de la guerre par des femmes. » (Site combattant.14-18)

LES PASSERANDS REFORMES OU EXEMPTES RECLASSES « SERVICE ARME » EN 1914 ET 1915

C’est le cas d’une vingtaine de Passerands « réformés » ou « exemptés » pour varices volumineuses, faiblesse générale, dégénérescence mentale, débilité intellectuelle,  problème cardiaque (endocardite), hernie volumineuse, problème au pied ou à la main, bronchite, pleurésie, goitre, alopécie, déformation de la paroi thoracique.

BOTTOLLIER Alfred Albert, classe 1898, Incorporé au 97e RI le 15 novembre 1899. Réformé n° 2 le 4 janvier 1900 pout tumeur ganglionnaire du cou et varices des membres inférieurs. Territorial pris bon service armé en octobre 1914. Affecté en octobre 1914 au 107e Territorial, arrivé au corps le 11 novembre 1914 ; placé en sursis d’appel comme employé à l’usine de Chedde le 13 février 1915, sursis du 13 février 1915 au 28 juin 1916 ; Relevé des usines le 23 mars 1916, arrivé au dépôt le 29 juin 1916 ; passé au 140e RI le 23 juillet 1916, aux armées ; passé au 20e Escadron du train Service auto le 21 décembre 1916 ; passé au 10e escadron du train le 27 janvier 1919. Mis en congé illimité de démobilisation le 2 février 1919. Se retire à Passy. Campagnes contre l’Allemagne : intérieur du 11 novembre 1914 au 12 février 1915 ; sursis du 13 février 1915 au 28 juin 1916 ; intérieur du 29 juin au 22 juillet 1916 ; aux armées du 23 juillet 1916 au 2 février 1919.

Le cas d’un ancien « exempté » fait prisonnier :

DENIS François Henri, classe 1909, exempté en 1911 pour faiblesse générale ; réserviste passé dans le service armé le 14 octobre 1914 (Décret du 9 septembre 1914), incorporé au 133e RI à compter du 23 novembre 1914 ; passé au 87e RI le 22 mars 1915 ; au 8e Btn de Chasseurs le 5 juin 1915 ; disparu le 25 septembre 1915 à Auberive-sur-Suippe, prisonnier interné à Giessen ; rapatrié le 9 janvier 1919. Parti en permission de 60 jours ; passé au 30e RI le 4 février 1919. Démobilisé le 1er septembre 1919. Certificat de bonne conduite accordé. Dégagé des obligations militaires le 15 octobre 1938. Médaille commémorative de la Grande Guerre ; médaille de la Victoire. Campagnes contre l’Allemagne : intérieur du 7 novembre 1914 au 11 juillet 1915 ; aux armées du 12 juillet au 25 septembre 1915 : captivité du 26 septembre 1915 au  8 janvier 1919 ; intérieur du 9 janvier au 31 août 1919.

Deux cas dramatiques de Passerands réformés ou déclarés « service armé inaptes « Morts pour la France »

GERARD Narcisse, Classe 1910, réformé temporairement le 8 octobre 1912 pour imminence de tuberculose vertébrale lombo-sacrée. Réserviste réformé n° 2 le 8 janvier 1914 ; puis classé d’office dans le service armé ne s’étant pas présenté aux Conseils de révision en 1914 (décret du 9 septembre 1914) ; incorporé au 11e Bataillon de Chasseurs, arrivé au corps le 15 août 1915 ; tué au combat de Maurepas dans la Somme le 18 août 1916. Campagnes contre l’Allemagne : du 15 août 1915 au 18 août 1916.

PUGNET Anselme Alfred (surnom Canti), classe 1912, engagé volontaire le 27 mars 1913, caporal au 13e Btn Chasseurs à Pied, blessé d’un coup de feu  à la jambe droite le 3 septembre 1914. Caporal au 11e Btn de Chasseurs, blessé par éclat d’obus œil droit reçu le 20 juin 1915 au combat de Metzeral.  Classé service armé inapte pour deux mois le 2 mars 1916 pour tachycardie, endocardite ; maintenu service armé inapte deux mois le 18 mai 1916 ; classé service armé le 21 juillet 1916. Passé au 13e Btn de Chasseurs le 4 octobre 1916. Sergent le 6 octobre 1916. Venu en renfort au 13e Btn Chass. Pied le 5 octobre 1916, tué à l’ennemi le 10 novembre 1916 à Sailly-Saillisel dans la Somme.
Campagnes contre l’Allemagne : du 2 août 1914 au 11 novembre 1916. 

CERTAINS PASSERANDS « REFORMES » ONT ETE RECLASSES DANS LES « SERVICES AUXILIAIRES »

(Voir notre page sur Les Passerands classés « services auxiliaires » en 14-18)

GAYDESCOMBES Eugène, classe 1906, Réserviste de l’armée active. Exempté au Conseil de révision ; classé bon pour le service armé le 14 octobre 1914 et incorporé au 140e RI ; passé au 159e RI 3e compagnie le 14 février 1915 ; blessé par balle au talon gauche le 6 mars 1915 à Berthauval, Pas-de-Calais ; proposé pour changement d’arme pour varices jambe droite (artillerie de campagne) le 25 février 1916 ; passé au 2e Rgt d’artillerie de campagne le 14 mars 1916 ; classé services auxiliaires en 1916 pour varices volumineuses ; passé au 28e BCA le 1er avril 1917 ;  service auxiliaire reconnu définitivement à la zone des armées le 28 septembre 1917. Démobilisé le 22 mars 1919. Campagnes contre l’Allemagne : du 9 novembre 1914 au 22 mars 1919 (resté à l’intérieur (campagne simple).

PUGNET François Eugène, classe 1894, exempté au Conseil de révision en 1895 ; Territorial pris bon service armé en octobre 1914 ; affecté au 107e Territorial d’Infanterie en novembre 1914 ; passé au 11e Btn de chasseurs le 9 mars 1915 ; passé au 43e Rgt terrritorial d’infanterie le 18 juillet 1915 ; classé service auxiliaire pour hypermétropie le 4 janvier 1917 ; maintenu services auxiliaires le 15 avril 18917 ; détaché aux travaux agricoles le 31 mai 1917 catégorie A ; passé au 30e RI le 10 novembre 1917 ; pension 10% pour séquelles de bronchite  avec emphysème et congestion pulmonaire en août 1916, puis pension 15% pour aggravation. Campagnes contre l’Allemagne : du 13 novembre 1914 au 31 mai 1917.

Beaucoup de ces PASSERANDS reclassés dans le « SERVICE ARME », puis les « services auxiliaires » ont très vite été « DETACHES » en usine ou « DETACHES AGRICOLES ». Ils ont fait leur « campagne contre l’Allemagne » comme « détachés »

BURNIER Pierre Alexandre, classe 1896, réformé en 1897 pour hernie inguinale droite ; maintenu réformé en décembre 1914 ; classé services auxiliaires en avril 1917 (loi du 20 février 1917) ; détaché aux forces motrices de l’Arve à Chedde en mars 1917 ; en sursis d’appel comme forgeron charron à Passy en mars 1918. Campagnes contre l’Allemagne : « n’a jamais rejoint aucun corps, détaché aux usines de Chedde ».

COTTIN Louis, classe 1899, ajourné faiblesse en 1900 ; exempté en 1901 pour cicatrice rétractive et étendue à l’épaule droite. Radiation annulée : Territorial pris bon service armé en octobre 1914 ; affecté au 107e RIT ; arrivé au corps le 12 novembre 1914. Placé en sursis d’appel à l’usine de Chedde le 11 janvier 1915 ; puis à l’usine Néra Montero en Italie le 20 février 1916 ; sursis renouvelé régulièrement jusqu’au 15 août 1919. Démobilisé le 10 avril 1919. Se retire à Passy Chedde.  Campagnes contre l’Allemagne : intérieur C.S. du 12 novembre 1914 au 19 juin 1916. 

CROTTET Alexandre, classe 1891, Réserviste de la Territoriale réformé pour hernie volumineuse le 11 août 1914 ; classé service armé le 26 juin 1915, loi du 4 avril 1915 ; incorporé au 2e Régt d’artillerie de campagne le 8 sept.1915 ; Détaché à l’usine de Chedde le 11 sept. 1915.

CROTTET Jean Hubert, classe 1899, Territorial rappelé à l’activité le 3 août 1914. Réformé le 13 août 1914 pour varices volumineuses. Classé services auxiliaires le 26 juin 1915. Appelé au 11e Btn de chasseurs le 9 septembre 1915 ; non arrivé ; détaché à l’usine de Chedde (pas de date). Campagnes contre l’Allemagne : intérieur C.S. du 3 au 13 août 1914.

DAIGUE Pierre Eugène, classe 1905, exempté en 1906 pour alopécie [chute des cheveux ou des poils]. Réserviste maintenu exempté le 14 octobre 1914 ; classé service armé le 12 avril 1917. Incorporé au 28e Btn du Génie ; non arrivé ; détaché le 22 mai 1917 à l’usine de Chedde.  Campagnes contre l’Allemagne : détaché usine du 22 mai 1917 au 26 mars 1919.

GEROUDET Joseph Arsène, classe 1899, réformé le 29 décembre 1900 pour cicatrice adhérente au coup de pied droit et flexion permanente de l’annulaire gauche. Territorial maintenu réformé le 14 octobre 1914. Classé services auxiliaires le 12 avril 1917. Affecté au 11e Btn de Chasseurs le 17 mai 1917 ; n’a pas rejoint son unité, était détaché à l’usine de Chedde le 15 mai 1917. Démobilisé le 28 février 1919. Campagnes contre l’Allemagne : aucune mention. [Réformé, puis détaché du 15 mai 1917 au 28 février 1919].

GROSSET Claude Marie, classe 1894, ajourné un an en 1895 pour faiblesse ; bon pour services auxiliaires en 1896 pour déformation de la paroi thoracique ; Territorial réformé le 19 décembre 1914 ; classé service armé le 20  juin 1915 ; incorporé au 5e Rgt d’infanterie coloniale le 8 septembre 1915 ; était détaché à la poudrerie de Chedde au moment de son appel au 5e RIC. Campagnes contre l’Allemagne : « détaché ».

JACCOUD  Henri Aristide, classe 1897, exempté au Conseil de révision en 1898 pour hernie inguinale droite très volumineuse (fiche matricule presque vide). Territorial rappelé en août 1914 au 107e RIT ; 297e RI services auxiliaires, 10e Rgt d’artillerie ; détaché aux travaux agricoles. L’intéressé n’a pas été mis en congé illimité étant détaché aux travaux agricoles catégorie A (pas de date). Campagnes contre l’Allemagne : intérieur C.S. du 20 novembre 1914 au 6 mars 1915.

LONG Eugène Alfred, classe 1894, exempté au Conseil de révision en 1895 ; Territorial pris bon service armé le 10 novembre 1914 au 107e Rgt Territorial d’Infanterie ; classé services auxiliaires le 1er juillet 1915 pour mauvaise dentition ; renvoyé provisoirement dans ses foyers le 8 juillet 1915 ; rappelé au 14e escadron du train le 14 novembre 1915 ; passé au 159e RI le 1er février 1916 ; en sursis d’appel comme batteur à Passy jusqu’au 30 septembre 1916 ; rentré au dépôt le 2 octobre 1916 ; détaché aux travaux agricoles le 22 mai 1917 catégorie A ; passé au 30e RI le 10 novembre 1917. Campagnes contre l’Allemagne : du 10 novembre 1914 au 8 juillet 1915 ; du 14 novembre 1915 au 16 septembre 1916 ; du 2 octobre 1916 au 22 mai 1917.

ROSSET Emile Alexandre, classe 1902, exempté au Conseil de révision pour flexion permanente des trois premiers doigts de la main droite ; Réserviste classé dans le service auxiliaire le 4 décembre 1914 ; placé en sursis d’appel jusqu’à nouvel ordre au titre de l’usine de Chedde le 11 janvier 1915 ; incorporé au 10e Rgt d’artillerie à pied 40e batterie (Lyon) arrivé au corps le 7 mars 1915 ; passé au 11e Rgt d’artillerie à pied le 1er septembre 1917. Entré à l’hôpital 13 à Oullins (Rhône) le 25 février 1918, sorti le 6 mars 1918, rejoint la batterie le 7 mars 1918. Passé au 2e RAC le 1er septembre 1918. Démobilisé le 8 mars 1919. Campagnes contre l’Allemagne : sursis [du 11 janvier au 6 mars 1915] ; incorporé du 7 mars 1915 au 24 février 1918 ; intérieur C.S. du 25 février 1918 au 7 mars 1919.

THOVEX Pierre Antoine, classe 1907, engagé volontaire pour 3 ans en 1906, réformé en 1907 pour pleurésie ; Réserviste classé bon service armé en novembre 1914 ; incorporé le 24 février 1915 au 56e RI, classé service auxiliaire en octobre 1915 pour bronchite, pleurésie… ; détaché à l’usine des Forges d’Allevard, Isère, le 31 juillet 1916 ; passé le 18 avril 1917 à l’entreprise Mercier et Limousin au Camp d’Avord ; passé au 141e  RI le 18 janvier 1918. Campagnes contre l’Allemagne : intérieur du 24 février 1915 au 30 juillet 1916 ; détaché du 31 juillet 1916 au 2 avril 1919.

CERTAINS ONT D’AILLEURS ETE A NOUVEAU « REFORMES »

BOUCHARD François Alfred, classe 1898, réformé au Conseil de révision  en décembre 1899 ; puis radiation annulée en octobre 1914 pour ce Territorial affecté au 107e Territorial le 7 novembre 1914 ; réformé le 5 mai 1915 pour tuberculose pulmonaire ; décédé le 2 mai 1917 à Paris, à 39 ans. . Campagnes contre l’Allemagne : intérieur C.S. du 7 novembre 1914 au 2 mai 1915.

FATIBOL-DUCOUDRAY Jean Pierre, classe 1896,
réformé au Conseil de révision  en 1907 ; Territorial pris bon service armé en octobre 1914 au 107e RIT. ; classé service auxiliaire en décembre 1914 pour vision insuffisante ; passé à la 14e section d’infirmiers en mai 1915 ; réformé en septembre 1915 pour vision presque nulle. . Campagnes contre l’Allemagne : pas d’indications : mention barrée !

EN REVANCHE, IL EST ARRIVE QUE L’ON RETOURNE AU FRONT APRES AVOIR ETE DETACHE EN USINE,… et que l’on soit blessé :

METRAL Joseph Emile, classe 1898, réformé au Conseil de révision  en novembre 1899 ; Territorial pris bon pour le service armé en octobre 1914. Affecté au 107e Territorial. Placé en sursis d’appel à partir du 7 février 1915 à l’usine de Chedde. Relevé des usines le 20 mars 1916 ; arrivé au dépôt le 29 juin 1916. Passé au 140e RI le 2 juillet 1916 ; passé au 120e Rgt territorial d’infanterie le 24 novembre 1918. Blessé le 28 août 1918 à Epagny, intoxication par gaz. Mis en congé le 21 janvier 1919. Se retire à Passy. Décédé le 22 mars 1922 à Passy. Campagnes contre l’Allemagne : du 13 novembre 1914 au 12 février 1915 ; puis du 29 juin 1916 au 21 janvier 1919.

 Sources et sites à consulter pour en savoir plus :

Archives départementales de Haute-Savoie : registres militaires ADHS

Site combattant.14-18 page 1 ; page 2

Site geneanet.org  : 10 septembre 1914

Site pages14-18  : tiré du livre « Pages d’Histoire 1914/1916- les chansons de la guerre », Berger-Levrault, 1916.

site le-fataliste.fr 

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