Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Les soldats de Passy dans la SOMME, juillet-novembre 1916

Written By: BT

Lire notre revue Vatusium n° 19, 2016 « Les Passerands dans la Grande Guerre », 2e partie : 1916 à 1919, pages 17 à 20.

Cette page BONUS complète notre article « Les Passerands dans la bataille de la Somme, 1er juillet-18 novembre 1916 » publié dans Vatusium n ° 19, pages 17 à 20.

La Somme est connue des Passerands depuis le début de la guerre. Voir nos pages sur « Les soldats de Passy dans la SOMME en 1914 » :
– Les Passerands des 30e, 52e, 140e RI dans la Somme de sept. à déc. 1914
– Passerands à Herleville, 25-26 sept. 1914, JMO du 30e R.I. et du 99e RI
– Le Passerand Pierre PERROUD blessé à Lihons le 25 décembre 1914
– JMO du 140e Régiment d’Infanterie, Somme, du 19 au 31 décembre 1914

La Somme sur la carte du front ouest de 1914 à 1917 

La Somme sur la carte du front ouest de 1914 à 1917 (site 87dit)

La Somme sur la carte du front ouest de 1914 à 1917 (site 87dit)

La bataille de la Somme de 1916 est mal connue des Français. « Et pourtant elle est la plus formidable bataille de toute la Grande Guerre, celle qui a entraîné les pertes les plus élevées, toutes nations cumulées. » (Jean-Yves LE NAOUR, 1916 L’enfer, éd. Perrin, 2014, livre CHePP disponible à la bibliothèque de Passy, p. 209)

Un projet ancien

Cette formidable offensive franco-britannique de juillet 1916, décidée en décembre 1915, à Chantilly, va enfin percer le front, bousculer les Allemands et donner aux Alliés une victoire définitive. C’est du moins ce que Joffre a comme objectif : « Rompre les lignes allemandes et exploiter le succès obtenu jusqu’à la victoire finale » …

« Mais, fin février 1916, les Allemands prenaient les alliés de vitesse en lançant une attaque massive sur le saillant français de Verdun. (Voir notre page sur « les 300 jours de Verdun et les Passerands en 1916 »)
Dans la Somme, des forces considérables sont massées entre Albert et Chaulnes. Les armées françaises des généraux Fayolle et Micheler au sud ainsi que les armées anglaises des généraux Rawlinson, Gough et Allenby au nord font face à la IIe Armée allemande du général von Below. » (site herodote.net)  http://www.herodote.net/1er_juillet_1916-evenement-19160701.php

Mais la grande offensive ne tiendra pas les promesses faites au gouvernement ! Comme pour les Allemands à Verdun, la percée foudroyante n’aura pas lieu.
Les pertes passerandes s’élèveront dans la Somme à 6 tués, 10 blessés, 1 prisonnier. En particulier, 3 blessés et 2 tués dans les combats de Maurepas en août 1916 : GERARD Narcisse, classe 1910, tué le 18 août 1916 ; GAUDIN Théodule-Robert, classe 1913, disparu le 24 août 1916 ; RAPIN Michel Eugène, classe 1916, blessé le 16 août 1916 ; MABBOUX Eugène Ulysse, classe 1900, blessé le 17 août 1916 ; PETIT-JEAN-GENAT Eugène, classe 1915, blessé le 24 août 1916.

Carte de la SOMME de juillet à septembre 1916 : Maurepas, au sud de Bapaume, au centre, côté rive droite de la Somme ; Dompierre, en bas à gauche ; Barleux, en bas à droite, au sud de Péronne ; Curlu, au centre et au nord de Dompierre et Frise ; Ginchy et Combles, en haut au centre ; Rancourt, en haut à droite, au S.E. de Bapaume ; Sailly-Saillisel, tout en haut à droite ; Feuillères, à l’est de Frise, au centre de la carte, rive gauche de la Somme ; Bois St-Pierre-Vaast, entre Rancourt et Sailly-Saillisel

Carte de la bataille de la Somme en 1916 (site france24.com)

Carte de la bataille de la Somme en 1916 (site france24.com)

Voir aussi la carte dans Vatusium 19, p. 17 : Maricourt, au tiers supérieur, sur la ligne du front initial (site lechocduchampdebataille)

« Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Ce fut la première offensive conjointe franco-anglaise de la Grande Guerre. Côté britannique, le général en chef John French est remplacé en décembre 1915 par Douglas Haig.
En 1916, l’armée britannique en France manque d’expérience : sa partie professionnelle, six divisions, a été décimée en 1914-1915. La plus grande partie de ses effectifs est composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers ont été promus rapidement et manquent à la fois de formation et d’expérience. Haig collabore volontiers avec Joffre, mais il souligne l’indépendance du corps expéditionnaire anglais, le commandement n’est donc pas unifié.

Albert, Bapaume et Péronne dans le bassin de la Somme ; au centre Maurepas 

Albert, Bapaume et Péronne dans le bassin de la Somme ; au centre Maurepas (site Wikipedia, art. bataille de la Somme et site icem-pedagogie-freinet.org)

Albert, Bapaume et Péronne dans le bassin de la Somme ; au centre Maurepas (site Wikipedia, art. bataille de la Somme et site icem-pedagogie-freinet.org)

Les forces britanniques lancèrent là leur première opération d’envergure, et tentèrent avec les troupes françaises de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la Somme, dans un triangle entre les villes d’Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume du côté allemand. » (Wikipedia, art. bataille de la Somme)

« Le front d’attaque était prévu sur 70 km, entre Hébuterne [au N.E. d’Amiens et à l’ouest de Bapaume] et Lassigny [au S.E. d’Amiens, au sud de Chaulnes et Roye et au nord de Compiègne], en visant Bapaume, Péronne et Ham, de façon à provoquer un écroulement du front allemand qui s’appuie au sud sur le puissant massif de Coucy-Saint-Gobain ; il est finalement réduit à 40 km. Il ne s’agit plus de réaliser une percée décisive mais d’user l’ennemi. » (Wikipedia)
« Le plan d’action que Foch a remis le 16 mars est caduc depuis qu’on lui retire progressivement des forces au bénéfice de Pétain » pour la défense de Verdun.
Et voilà que ce sang-bouillant, celui qui, en 1914, s’était jeté tête baissée dans le piège allemand de Morhange tellement il était pressé d’en découdre, celui qui, en 1915, prônait encore la répétition des offensives pour affaiblir progressivement l’ennemi, n’y croit plus en 1916.

« Le général Foch, commandant du Groupe d’Armées Nord et responsable de l’opération, ne dispose plus que de 22 divisions et de 555 pièces d’artillerie, au lieu de 39 divisions et 1700 pièces d’artillerie lourde du projet initial. » (Interview de Michaël Bourlet sur le site france24.com, art. « Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme

Foch annonce que la percée n’aura pas lieu. Le général Fayolle, qui vient d’être nommé en février à la tête de la 6e armée qui doit fournir l’effort sur la Somme, n’y croit pas davantage. » (J-Y Le Naour, p. 218)

« En tout, deux armées sont déployées pour cette offensive. La 6e armée du général Fayolle, à cheval sur les deux rives de la Somme et au sud, la 10e armée du général Micheler. À l’inverse, le général britannique Haig dispose d’effectifs nombreux rassemblés dans une trentaine de divisions. Il peut aussi compter sur des contingents canadiens, néo-zélandais, australiens, sud-africains. Au total, les forces françaises et britanniques sont soutenues par plus de 330 aéronefs et près de 3 000 canons. Avant le déclenchement de l’offensive, la victoire ne fait aucun doute d’autant que les Allemands, déjà engagés à Verdun, sont en infériorité numérique. » (Interview de Michaël Bourlet sur le site france24.com)

« Aux troupes britanniques est confié l’offensive au nord du fleuve de Maricourt à Bapaume, les Français étant chargés de la partie sud entre Maricourt et Lassigny. L’armée française est donc positionnée sur les deux rives du fleuve. Finalement la date du 24 juin est adoptée pour le début de la préparation d’artillerie, et le 1er juillet pour l’assaut.

Côté allemand, Falkenhayn attendait une offensive alliée sur l’Artois ou en Alsace, les préparatifs alliés lui semblent un bluff. » (site Wikipedia, art. bataille de la Somme)

Cependant « l’ennemi a eu le temps de creuser des abris bétonnés, jusqu’à 10 mètres sous terre, éclairés à l’électricité, où les hommes devront patienter le temps que l’ouragan de fer se calme en surface. » (J-Y Le Naour, p. 223)

JUIN 1916 dans la SOMME

Préparation d’artillerie

« Les Alliés déploient des moyens en artillerie comme ils n’en ont jamais disposé auparavant. » (P. Facon, Grand Atlas de la Première Guerre mondiale, p. 98)

Artillerie lourde britannique sur voie ferrée

Artillerie lourde britannique (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

Artillerie lourde britannique (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

« Le 24 juin, le bombardement des lignes allemandes commence (…) Près de 2 millions d’obus s’abattent sur les positions allemandes. On compte un canon tous les 18 mètres. Avec 26 divisions britanniques équipées de 1300 canons, dont 467 lourds, sur un front de 25 km, et 14 divisions françaises dotées de 1 400 pièces, dont 732 lourdes, sur 12 km, la supériorité numérique et matérielle est écrasante. Face à eux, 8 divisions allemandes qui ne peuvent pas aligner le tiers des batteries alliées. » (J-Y Le Naour, p. 223)

Canon français de 120 mm de long en action à Moreuil 

 Canon français de 120 mm de long en action à Moreuil (Ministère de la culture, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN, site france24.com)

Canon français de 120 mm de long en action à Moreuil (Ministère de la culture, Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, diffusion RMN, site france24.com)

Voir autre photo d’artillerie lourde britannique sur la Somme dans Vatusium 19, p. 18

En une semaine, l’artillerie britannique tire 1 732 873 coups. Les tranchées allemandes des premières lignes sont presque totalement détruites, mais les abris souterrains sont intacts. » (Wikipedia)

Explosion d’une mine britannique sur Hawthorn Ridge (la crête des aubépines), à Beaumont Hamel, juste avant l’attaque
lancée par la 29e division britannique le premier jour de la bataille de la Somme, le 1er juillet 1916 

Explosion d'une mine (site westernfront.gov.au)

Explosion d’une mine (site westernfront.gov.au)

« Quelques minutes avant l’assaut, les sapeurs britanniques font sauter deux mines énormes sous les lignes allemandes.

« Tous les 1er juillet, les Britanniques affluent en grand nombre vers La Boisselle, une petite localité au Nord de Péronne, dans le département de la Somme. Amateurs d’histoire, pèlerins du souvenir et curieux parcourent à pied les 400 mètres qui séparent le village du « grand cratère » ouvert au milieu des champs de betteraves. Les Britanniques ont baptisé « Lochnagar » ce trou de 21 mètres de profondeur et 91 mètres de diamètre. Ils viennent y déposer de petites couronnes de fleurs ou des croix de bois, souvent aussi des cartes commémoratives sur lesquelles sont inscrits deux mots, « Thank you ». » (site 14-des-armes-et-des-mots.fr)

Le cratère Lochnagar aujourd’hui

Le cratère Lochnagar aujourd’hui, (picture alliance/Mary Evans Picture Library sur le site 14-des-armes-et-des-mots.fr)

Le cratère Lochnagar aujourd’hui, (picture alliance/Mary Evans Picture Library sur le site 14-des-armes-et-des-mots.fr)

Trou de mine de La Boisselle du 1er juillet 1916 

Trou de mine de La Boisselle du 1er juillet 1916 (site lejdd.fr)

Trou de mine de La Boisselle du 1er juillet 1916 (site lejdd.fr)

JUILLET 1916 dans la SOMME

1er juillet 1916 Début de la bataille de la SOMME avec l’offensive anglaise.

L’attaque des Anglais : erreur de l’état-major britannique et massacre            

Les Alliés sont persuadés d’avoir liquidé toute résistance du côté ennemi. C’est au point que le général en chef britannique, Sir Henry Rawlinson, soucieux d’épargner à ses hommes une fatigue inutile, leur recommande de monter à l’attaque en ordre de parade et non pas en courant ! » (site herodote)

Extrait du film « Somme 1916, la bataille insensée », Producteurs SKOPIA Films : Eric Bitoun et Adèle Ménard.
Un film de Jean-François Delassus  –  France 3 Picardie 

(site france3-regions Picardie)

(site france3-regions Picardie)

« Il est 7h 30 quand les Britanniques sortent de leurs tranchées (…). Ils ne se pressent pas, marchent au pas, l’arme à la bretelle, les Ecossais avançant derrière leurs pipers » avec leurs cornemuses, « comme aux temps héroïques. Il ne faut pas courir pour ne pas rompre le contact de la vague d’assaut, paraît-il. Des ordres absurdes qui vont coûter cher. Des sportifs ont jeté des ballons devant eux et partent à l’assaut comme s’ils allaient disputer un match inamical. La suite est apocalyptique.

Le sanglant « Big Push » du 1er juillet 1916 

Le sanglant « Big Push » du 1er juillet 1916 (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

Le sanglant « Big Push » du 1er juillet 1916 (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

Le 1er juillet est le Bloodiest Day, le jour le plus meurtrier de toute l’histoire britannique. Lorsque la canonnade a cessé, en effet, les Allemands sont sortis précipitamment de leurs abris souterrains, la mitrailleuse à l’épaule. Ils ont installé leurs engins de mort dans les trous d’obus et n’en sont pas revenus : devant eux, des milliers d’hommes en rang serrés marchant avec décontraction derrière leurs officiers, baguette à la main, plaisantant, persuadés qu’il n’y avait plus rien devant eux. S’ils avaient couru, ils auraient submergé les défenseurs par leur nombre, mais ils marchent paisiblement. Il n’y a plus qu’à tirer dans le tas, sans prendre soin de viser. Ils sont tellement nombreux ! En six minutes, 30 000 hommes sont couchés au sol, tués ou blessés. Le soir, sur 320 00 soldats engagés, 60 000 manquent à l’appel dont 20 000 morts et 40 000 blessés, disparus ou prisonniers. Et les premières lignes allemandes ne sont même pas tombées ! » (J-Y Le Naour, p. 225)
« Les officiers étaient facilement repérables et furent particulièrement visés. À midi, l’état-major britannique annula l’ordre de marcher au pas, et retint les vagues d’assaut suivantes. Lorsque les Britanniques parvinrent aux tranchées allemandes, ils furent trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque.
À l’issue de la première journée de combat, le bilan pour l’armée britannique était très lourd : certaines unités étaient quasiment anéanties comme le Régiment royal de Terre-Neuve qui eut 801 hommes mis hors de combat sur un effectif de 865, soit 92 % des effectifs. » (Wikipedia)

« Du côté allemand, les pertes sont estimées à 6 000 hommes. L’état-major allemand, devant le danger de percement du front de la Somme, retire treize divisions du secteur de Verdun et deux du secteur d’Ypres pour renforcer leurs troupes bousculées, en juillet. De ce fait, la pression exercée sur l’armée française à Verdun se réduit. » (Wikipedia)

Succès français
« Côté français, il en va tout autrement. L’assaut est un succès qui surprend tout le monde, y compris Fayolle qui ne s’attendait pas à avancer si vite. (…) Avec la saignée de Verdun, le commandement allemand ne croit pas possible que les Français participent à l’offensive et donc délaisse le sud de la Somme pour ne renforcer que le front qui fait face aux Anglais. (…) »
Ils avaient pourtant été prévenus par les reconnaissances aériennes… Les Allemands « sont stupéfaits quand les Français s’élancent, à 9h 30, et s’emparent de la première ligne, de Frise à Faÿ en passant par Dompierre, dès 11 heures du matin. Déjà, ils poussaient leurs reconnaissances en direction de la deuxième ligne allemande, de Feuillères à Assevillers, tandis que l’artillerie reprend son travail d’annihilation en vue de l’attaque du lendemain. » (J-Y Le Naour, p. 226-227)

Progression de la VIe armée française : de Frise à Faÿ en passant par Dompierre, de Feuillères à Assevillers, Biaches, Barleux, Belloy-en-Santerre,
Flaucourt (au sud-ouest de Péronne, à droite de la carte) Carte complète dans Vatusium 19, p. 17. (site pierrickauger)

(site pierrickauger)

(site pierrickauger)

Les Français atteignent tous leurs objectifs

Le 2 juillet, les objectifs sont atteints, quasiment sans combattre. Les Allemands, en situation d’infériorité et manquant de canons pour arrêter l’assaut de la 6e armée, se replient à grande vitesse : « 8 000 prisonniers et 5 kilomètres de gagnés presque sans perte. (…) Le plateau de Flaucourt tombe entre ses mains le 3 juillet, la ville de Péronne est à portée de fusil, les Allemands sont en situation de débandade, mais à force de prudence, en respectant la méthode qui consiste à se limiter aux objectifs assignés, on n’improvise plus et on ne saisit pas sa chance. » (J-Y Le Naour, p. 227)
« Les Français s’emparent de Biaches, Barleux et Belloy-en-Santerre ; des patrouilles de cavalerie atteignent même les faubourgs de Péronne. » (P. Facon, p. 100)

Après avoir « crevé le front sur 8 km de long et 7 km de profondeur, la VIe armée pourrait obliquer vers le sud, prendre à revers les troupes allemandes inférieures en nombre et en artillerie. » (…) (J-Y Le Naour, p. 227)
Castelnau essaie de convaincre Joffre les 2 et 3 juillet ; sans succès. En fait, Joffre ne peut oublier les Anglais. « C’est pour les inciter à continuer à se battre que le généralissime a ignoré le succès tactique qui lui tendait les bras. » (J-Y Le Naour, p. 227)
Il craint qu’une victoire française ne stoppe l’effort des Anglais. Le 3 juillet, Joffre est allé voir Douglas Haig à Beauquesne et a piqué une terrible colère : « Vous attaquerez… » lui a-t-il jeté à la figure (J-Y Le Naour, p. 227)

« Les 4 et 5 juillet 1916, les réserves allemandes affluent, l’occasion a été perdue. »

Evolution de la ligne de front du 1er juillet au 20 novembre 1916 

Evolution de la ligne de front du 1er juillet au 20 novembre 1916 (site Aujourd’hui l’éphéméride d’Archimède)

Evolution de la ligne de front du 1er juillet au 20 novembre 1916 (site Aujourd’hui l’éphéméride d’Archimède)

« Le 14 juillet, à l’issue d’une préparation d’artillerie de trois jours, les Alliés repartent de l’avant et prennent la deuxième position ennemie à Ovillers-la-Boisselle (en haut à gauche), Contalmaison (idem) et Longueval (en haut au milieu). » (P. Facon, p. 10)

Artillerie britannique

Artillerie britannique (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

Artillerie britannique (site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre)

Carte de la Somme, positions britanniques au nord. Carte complète dans Vatusium 19, p. 17

(site pierrickauger)

(site pierrickauger)

« En dix jours, la VIe armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, a progressé sur une profondeur qui atteint en certains points dix kilomètres. Elle est entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constitue la principale défense de Péronne. Elle a fait 12 000 prisonniers, presque sans pertes, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable. C’est le plus important succès militaire obtenu depuis la bataille de la Marne.

Mais les Allemands se ressaisissent, leur artillerie domine toujours sur le terrain. »

L’offensive repart du 20 au 29 juillet 1916
« Le 20 juillet, alors que les Allemands se renforcent et que les Britanniques attaquent vers Pozières (en haut à gauche de la carte ci-dessus), la bataille générale reprend, et, cette fois, l’effort principal porte sur la rive sud de la Somme. » (P. Facon, p. 100)

Artillerie française lourde sur voie ferrée 

Artillerie française lourde sur voie ferrée (site cndp.fr/crdp-reims)

Artillerie française lourde sur voie ferrée (site cndp.fr/crdp-reims)

Mais « les conditions climatiques exécrables (brouillard et pluie) gênent considérablement la progression des Français au nord et au sud de la Somme. La 6e armée de Fayolle atteignit Vermandovillers et Misery au sud, Hem-Monacu au nord. Maigres progressions obtenues au prix de lourdes pertes. » (Voir ci-dessous les pertes passerandes)

Les combats du 35e RIC à Barleux. Un Passerand tué le 20 juillet (voir ci-dessous)

Carte tirée de l’Historique du 35e RIC, page 20 : Barleux, en bas au milieu 

(Site gallica.bnf)

(Site gallica.bnf)

Extrait de l’Historique du 35e RIC, p. 19 à 21 (Site gallica.bnf) : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6331487c.r=.langFR

CHAPITRE VI LA SOMME (Du 19 Juin au 20 Août 1916) 
« Le régiment participe à l’offensive de la Somme. Il embarque à Comty et débarque à Villers-Bretonneux le 19 juin. Il bivouaque aux camps situés près de Morcourt le 20,
et prend position au Bois de La Vachedans la nuit du 20 au 21.
Le 24 juin, la préparation d’artillerie commence, très violente. Le régiment est mis en réserve à Chuignoles, du 27 au 30 juin.
Le 1er juillet, l’infanterie déclenche son attaque et progresse rapidement en direction de Péronne.
La droite avance plus vite que la gauche ;
le 35e colonial, du 4 au 6 juillet, garde la rive sud du canal depuis la ferme de Buzincourt jusqu’à Feuillères ». (lire la suite dans Vatusium 19, page 18)

Carte tirée de l’Historique du 35e RIC, p. 21 : Barleux, Biaches, La Maisonnette

(Site gallica.bnf)

(Site gallica.bnf)

« Du 20 au 24 juillet, le régiment attaque devant Barleux pour rectifier la ligne.
L’attaque réussit mais les troupes, (…) subissent des pertes sérieuses [dont un Passerand].
Le régiment est mis au repos à Cappy du 24 au 30 juillet.
Il subit, le 30 juillet, un violent bombardement d’obus à gaz, et réoccupe le secteur du 31 juillet au 18 août.
Le régiment, entraîné dans cette âpre lutte que fut la bataille de la Somme, n’a cessé de montrer malgré les conditions de combat très dures, dans la boue et sous le feu continuel de l’artillerie lourde
ennemie, qu’il n’avait pas perdu ses qualités d’offensive et de calme des vieilles troupes coloniales.
Plus de la moitié de l’effectif est hors de combat ; le chiffre suivant des pertes subies témoigne éloquemment en sa faveur. » (lire la suite dans Vatusium 19, page 18)

LES SOLDATS PASSERANDS en JUILLET 1916 dans la SOMME

PERTES de juillet 1916 : un Passerand mort pour la France, GROSSET-JANIN François David, classe 1898, 35e RIC. Ce soldat est cité dans la liste des « hommes de troupe » du 35e RIC tués dans la Somme (Historique du 35e RIC, page 22 site Site gallica.bnf)

19 JMO Grosset w2

Voir dans Vatusium 19, p. 18 la plaque déposée sur la tombe de la famille Grosset Janin au cimetière de Passy

3 Passerands BLESSES en juillet 1916 dans la SOMME : (lire les détails dans Vatusium 19, page 18)


AOUT 1916 dans la SOMME

Premiers résultats pour les Alliés
Fin juillet 1916 : On ne peut que constater l’échec de la percée sur la Somme
. Mais on poursuit l’offensive…
« Les premiers résultats de l’unité d’action européenne commencent à être engrangés : le 7 août, les Italiens ont pris Gorizia aux Autrichiens, bien trop occupés sur le front russe pour contenir la poussée sur l’Isonzo ; Verdun est dégagé et la Roumanie est à deux doigts d’entrer en guerre. Il n’est donc pas question de faiblir. On attaquera donc, encore et encore, en septembre et en octobre. » (J-Y Le Naour, p. 232)

« Les Allemands ont décidé d’abandonner toute idée de poursuivre leur effort à Verdun et ramené quelque 23 divisions sur la Somme. Ils sont ainsi en mesure de ralentir, en août, la poussée alliée, voire de lancer de violentes contre-attaques. Désormais, la bataille dégénère en une terrible lutte d’attrition. » : on ne vise plus que la diminution des effectifs de l’adversaire, son usure (P. Facon, p. 99).

Défense allemande « élastique »

« Les kilomètres de terrain que les Alliés grignotent aux Allemands donnent l’impression que ceux-ci sont à bout, dépassés, mais la réalité consiste tout simplement en l’adoption d’une nouvelle méthode de défense. Pour exposer le minimum de troupes à la mort sous les bombardements massifs, le commandement allemand opte pour le maintien d’un mince filet de soldats en première ligne et reporte le gros de ses hommes en deuxième ligne. Ainsi les Alliés dépensent-ils des centaines de milliers d’obus pour tuer peu de monde, ils avancent mais au prix de lourdes pertes quand les Allemands économisent leurs combattants au moyen de cette défense dite « élastique » ou « en profondeur ». (J-Y Le Naour, p. 232)

Une mer de boue
« Avec les pluies d’automne, le champ de bataille de la Somme est devenu une mer de boue gluante, un calvaire permanent, un véritable « porridge » comme disent les Tommies. » (J-Y Le Naour, p. 233)

Voir site webverman : bataille de la Somme en 1916.

Carte de Maurepas datant du 14 septembre 1916 disponible sur le site pages14-18.

LES SOLDATS PASSERANDS en AOUT 1916 dans la SOMME

1916 est l’année de la bataille de la Somme pour les chasseurs alpins.

Le 11e BCAP dans la Somme

Le bataillon tient l’Hilsenfirst pendant le printemps 1916 et participe ensuite à la bataille de la Somme : à l’est de Curlu, la brande Carrières, bois de Hem (20 juil.), sud de Maurepas (16 août), Mont-Saint-Quentin (12 sept.-oct. Puis le bataillon est ramené en novembre dans les Vosges où il termine l’année dans un secteur calme. (Sites Chtimiste et Wikipédia, art. 11e bataillon de chasseurs alpins)

Un Passerand du 11e BCAP, Gérard Narcisse, tué à Maurepas le 18 août 1916. Dans quelles circonstances ?

Extrait de l’Historique du 11e BCAP, p. 23 :
« Dès le 12 Août 1916, le 11e est prêt à remonter en ligne. On l’envoie attaquer au sud de Maurepas.
Mais les Prussiens ont placé les meilleurs de leurs régiments. N’importe « on les aura » crient nos Poilus ! Ils les auront.
Le 16 août, ils partent résolus, avancent à la hauteur des Bataillons voisins et font des prisonniers
de la Garde Impériale. […] Au cours de ces combats, les pertes sont cruelles. […] 150 Chasseurs tombent. » (Pas de JMO du 11e BCAP disponible pour 1916)

Le 22e BCAP dans la Somme en 1916 (juill-nov.) : Rancourt, Sailly-Saillisel (oct.), bois de Saint-Pierre-Waast. Puis les Vosges (déc.-janv. 17).

Voir détails dans le JMO du 22e BCAP, volume 1916, pages 52 à 54.

Carte de Maurepas, tirée du JMO du 22e BCAP, page 52

Carte de Maurepas, tirée du JMO du 22e BCAP

Carte de Maurepas, tirée du JMO du 22e BCAP

Extrait de l’Historique du 22e BCAP, p. 26 : Le 22e BCAP à Maurepas le 24 août 1916

Un Passerand du 22e BCAP, Théodule-Robert GAUDIN, tué et un blessé grave, Eugène PETIT-JEAN-GENAT, le 24 août 1916 à Maurepas. Pour un mauvais réglage de montre ?
« Le 13 août, le 22ème Bataillon de Chasseurs est transporté par camions jusqu’à Bouzincourt, au nord-ouest d’Albert, à dix kilomètres du front. Après quelques alertes, il est emmené le 20 août, toujours en camions, jusqu’à Bray-sur-Somme, où il débarque à la nuit tombante. (…) il débouche (…) en face des ruines du village de Maurepas, où il relève le 14ème Bataillon de Chasseurs. (…).
Mais les bombardements quotidiens ont complètement bouleversé le terrain. Tout est à refaire : la tranchée de première ligne est inexistante, les boyaux ne permettent d’avancer qu’en rampant dans leurs rigoles peu profondes, là où ils existent encore ; en bien des endroits, ils sont entièrement comblés.
L’attaque est prévue pour le 23 août.
Du 21 au 23, les chasseurs se transforment en terrassiers (…). L’artillerie allemande riposte énergiquement, s’appliquant surtout à couper les communications avec les positions arrière ; en avant des lignes, ses mitrailleuses balaient le plateau de Maurepas. L’objectif de la Brigade est délimité par le Petit Bois et le Bois de Riez.
Le 22ème B.C.A. a reçu la mission d’enlever le Chemin Creux et d’en occuper les positions sur une largeur correspondant à son front. Une reconnaissance effectuée au cours de la matinée du 23 permet de constater que les effets des tirs d’artillerie sont insuffisants et que l’ennemi a renforcé ses effectifs dans le Chemin Creux. L’attaque est reportée au lendemain. (lire la suite dans Vatusium 19, page 19)
« Le Lieutenant Corteyn indique à une pièce de sa section de mitrailleuses la position d’une arme automatique allemande qui prend le front en enfilade. Quelques bandes bien ajustées la font taire. Le Capitaine Vignat et le Lieutenant Chardonnet entraînent alors la deuxième vague jusqu’au Chemin Creux. Les sections pénètrent dans les tranchées, détruisent les mitrailleuses, grenadent les abris.
Le bataillon compte alors déjà trente-sept tués et près de deux cents blessés. (…)
Au cours des deux jours qui suivent, les compagnies procèdent à des coups de main qui élargissent vers l’est la zone conquise. Plusieurs contre-attaques ennemies sont repoussées. Mais le résultat d’ensemble de l’opération n’a pas été partout aussi favorable.
Au cours de la nuit du 26 au 27, les compagnies doivent abandonner les positions conquises et revenir sur leur base de départ… pour une reprise de l’ensemble de l’opération !
Le 27 août, la préparation d’artillerie reprend à 13 heures. Les compagnies, affaiblies par les pertes subies au cours de la première attaque, ont pour objectif le boyau des Ecervelés. Elles sont stoppées dès leur départ.
Les Allemands ont mis à profit notre repli pour mettre en place un nouveau plan de feu à base de mitrailleuses qui balaient le no man’s land. Elles causent des ravages dans nos rangs. Le groupe d’Eclaireurs de la 5ème Brigade, qui a été donné en renfort au bataillon, est pratiquement anéanti. Seule, la 5ème Compagnie, qu’entraîne le Capitaine Ponsard, parvient jusqu’à son objectif. Le Sous-lieutenant Tranié est tué au moment où il se porte en avant, sous une grêle de balles, pour ramener le corps de son chef, le Lieutenant Bender.
L’on s’enterre sur place, car l’ennemi concentre le feu de ses canons sur le Chemin Creux. Les communications avec l’arrière sont impossibles.
Trois jours durant, épuisés de fatigue et mourant de soif, les chasseurs se maintiennent sur place, sous les tirs d’artillerie qui causent des pertes élevées dans leurs rangs.
Le 30 août enfin, le bataillon est relevé et descend en deuxième ligne, en réserve de Division, au Moulin de Fargny. »

PERTES en août 1916, deux Passerands MORTS pour la France dans la SOMME, à Maurepas : voir ci-dessus (lire les détails dans Vatusium 19, page 19)
Quatre Passerands blessés en août 1916 à MAUREPAS :
RAPIN Michel Eugène
, classe 1916, 11e BCAP, blessé par un coup de feu à la cuisse droite reçu le 16 août 1916 au combat de Maurepas. Hôpital 13 de Bourbourg du 29 août au 30 septembre ; rejoint sa compagnie le 30 septembre 1916. Cité à l’ordre du 11e Bataillon n° 168 du 30 août 1917 : « Bon chasseur, a été blessé le 16 août 1916 à Maurepas en faisant bravement son devoir. » Décédera  le 14 octobre 1926, à 30 ans.
MABBOUX Eugène Ulysse, classe 1900, rappelé le 3 août 1914 au 51e BCAP ; déjà blessé le 25 septembre 1914 ; blessé le 17 août 1916 à Maurepas : fracture cuisse droite par éclat d’obus et plaie pénétrante ; pension invalidité de 60% : raccourcissement du membre inférieur droit, séquelles de plaie articulaire au genou droit (raideur et laxité articulaire).
PETIT-JEAN-GENAT Eugène, classe 1915, 22e BCAP, blessé à la main droite par éclat d’obus le 24 août 1916 à Maurepas ;  Médaille militaire décret du 31 décembre 1938, J.O. du 24 janvier 1939 ; réformé le 1er avril 1917. Pension permanente de 30% le 25 juillet 1938 : désarticulation index et médius droits. Bons moignons ; mouvements normaux. Accuse des douleurs sourdes au niveau de l’amputation.
PROVENCE Marc François, classe 1908, Réserviste rappelé à l’activité à la mobilisation générale le 3 août 1914 au 22e Btn de Chasseurs. Détaché à l’usine de Chedde le 25 mars 1915. Passé au 30e BCAP le 1er juillet 1916. Blessé le 26 août 1916 [sans doute Maurepas] : plaie du pouce droit par éclat d’obus.

Août 1916, autre Passerand remarqué pour son courage : CHÂTELARD
Louis Ernest, classe 1908, 22e BCAP (lire les détails dans Vatusium 19, page 19)

SEPTEMBRE 1916 dans la SOMME

Bouchavesnes, à droite au centre ; Guillemont, Combles et Ginchy, en haut au milieu ;
Thiepval, en haut à gauche
(Carte complète dans Vatusium 19, p. 17)

(site pierrickauger)

(site pierrickauger)

Attaques de début septembre 1916
« La mise en œuvre des opérations militaires est rendue difficile par une pluie incessante qui transforme le champ de bataille en bourbier. Une série de coups de boutoir permet la prise de plusieurs positions allemandes. »

« L’offensive, relancée le 3 septembre, semble retrouver du souffle et ranime les espérances de Joffre et de Foch. Tandis que les Français progressent vers Combles et s’emparent de Vermandovillers, tout en s’approchant de Chaulnes, les Britanniques prennent Guillemont. » (P. Facon, p. 100)
« Le 3 septembre, les attaques britanniques échouent à Guillemont, Ginchy, Thiepval et au bois des Fourcaux. La Ferme du Mouquet est prise par la 1re division australienne mais reprise par les Allemands. »

Extrait de l’Historique du 13e BCAP, p. 12

« En juillet, le 13e BCAP part pour la Somme après deux semaines d’instruction.
La bataille bat son plein. Le 13e va s’y distinguer à nouveau, dans un autre genre de combats,
après les longs mois de séjour dans les Vosges.
Amené fin août près de MAUREPAS, le 13e enlève le 3 septembre les défenses du FOREST,
qui avaient résisté à plusieurs attaques.
Revenu le 15 septembre à RANCOURT, après un court séjour à l’arrière et sans avoir reçu de renforts,
le 13e résistait victorieusement à une grosse attaque allemande. Ces deux périodes lui valurent de
nombreuses citations à l’Armée. » (site gallica.bnf)

« Le 4 septembre, au sud, la Xe armée française enlève toutes les premières positions allemandes entre Deniécourt et Vermandovillers. Soyécourt et Chilly sont pris, avec 2 700 prisonniers ; Chaulnes est directement menacée à partir de Lihons.

Le 9 septembre, les Britanniques prennent Ginchy. Une nouvelle offensive générale des Britanniques sur l’ensemble du front au nord de la Somme est prévue pour le 15 septembre. »

Le 12 septembre, la VIe armée française attaque au nord de la Somme mais ne parvient pas à atteindre ses objectifs. » Néanmoins, « la chute de Bouchavesnes, à 9 km dans les lignes allemandes le 12 septembre, marque l’apogée de la bataille et l’extrême limite de la progression française. » (P. Facon, p. 100)

Carte de la bataille de la Somme de juillet à novembre 1916 

Carte de la bataille de la Somme de juillet à novembre 1916 (site 14-18.crdp-limousin.fr)

Carte de la bataille de la Somme de juillet à novembre 1916 (site 14-18.crdp-limousin.fr)

 En raison du mauvais temps, Foch suspend l’offensive, le 18 septembre jusqu’au 25.

Aviation, TSF et artillerie

« Il existe des nouveautés tactiques dans cette bataille : l’aviation se lie plus étroitement avec l’artillerie pour guider par TSF les tirs sur les positions allemandes, et les aéronefs attaquent directement les soldats allemands dans leurs tranchées ou leurs trous d’obus avec leurs mitrailleuses. Ce harcèlement relève de l’arme psychologique car les avions tuent peu d’hommes mais leurs piqués sur les lignes sèment la panique. » (J-Y Le Naour, p. 233)

Nom de code « tank » …

Il y a pire que l’aviation. « Une arme nouvelle, qui suscite là aussi la frayeur des Allemands, fait son apparition sur le camp de bataille le 15 septembre : les tanks (nom de code « tank », réservoir). On a fait venir 36 de ces engins par chemin de fer puis on les a avancés en ligne durant la nuit, pour ménager l’effet de surprise.
Il s’agit du Mark I, un mastodonte d’acier de 30 tonnes qui n’a toutefois pas plus de 20 km d’autonomie, équipé de cinq mitrailleuses sur son modèle « femelle » et de canons sur son modèle « mâle ».

Char britannique Mark I 

Char britannique Mark I (site lautomobileancienne.com)

Char britannique Mark I (site lautomobileancienne.com)

Le 15 septembre à l’aube, les Allemands sont saisis d’épouvante. Même les soldats britanniques sont stupéfaits. « Juste avant l’heure H nous entendons un épouvantable vacarme et je me souviens d’avoir dit : « Que diable est-ce ? » Puis les tanks apparurent, l’un sur notre front, l’autre un peu plus loin. Nous étions absolument abasourdis. Nous ne savions quoi penser. Nous ne savions pas ce que c’était parce qu’on ne nous avait rien dit à leur sujet. C’était une vision stupéfiante. […] Les Allemands paniqués fuirent comme des lapins. » (J-Y Le Naour, p. 234)

Foch, « peu ouvert à la modernité, se moquait de l’aviation en 1914. En septembre 1916, il lâche à un correspondant du Times que « c’est une idée d’amateurs que de penser que les chars et les avions peuvent gagner une guerre ».
Le succès il est vrai n’est pas aussi foudroyant qu’on veut bien le dire. Flers est conquis facilement grâce aux chars, mais ailleurs les problèmes mécaniques se succèdent, les chenilles se bloquent et les chars finissent par former des cibles idéales pour l’artillerie ennemie. » (J-Y Le Naour, p. 234)

Autre photo du char britannique Mark I, par Ernest Brooks (This is photograph Q 2486 from the collections of the Imperial War Museums) Voir Vatusium 19, page 20

Leur utilisation, à l’avant de l’infanterie, permet au 22e Régiment royal canadien de prendre Courcelette, à la 15e division écossaise de prendre Martinpuich, tandis que la 47e London Division s’empare du bois des Fourcaux, la Division néo-zélandaise prend et occupe une position appelée Switch line entre le Bois des Fourcaux et Flers après 30 minutes de combat et la 41e division britannique s’empare de Flers et fait 4 000 prisonniers.

Mais, malgré les chars, « ils échouent à prendre Thiepval. » (P. Facon, p. 100)

Le 17 septembre, au sud de la Somme, Vermandovillers, Deniécourt et Berny-en-Santerre tombent aux mains de la Xe armée française qui fait 1 400 prisonniers.

L’offensive anglo-française conjointe débute le 25 septembre.
Le 26, Français et Britanniques entrent dans Combles évacué par les Allemands.

« La bataille n’en finit plus de s’enliser.

Tout à fait au nord, le 26 septembre, après l’utilisation de mines, les Britanniques prennent enfin la crête de Thiepval, « un objectif qu’ils devaient atteindre le 1er juillet ! » (J-Y Le Naour, p. 234-235)

Alentours de Thiepval, 14 septembre 1916

Alentours de Thiepval, 14 septembre 1916 (Source Internet)

Alentours de Thiepval, 14 septembre 1916 (Source Internet)

Le 28 septembre, l’offensive cesse pour consolider les positions acquises. (Wikipedia)

LES SOLDATS PASSERANDS en SEPTEMBRE 1916 dans la SOMME

Le 11e BCAP en sept.-oct. 1916
« Après un repos bien gagné, dans un coin délicieux de l’Oise, nos Alpins, le 12 Septembre,
ont l’ordre de s’en retourner face au Mont-Saint-Quentin qui domine et défend Péronne,
tandis qu’à gauche à Bouchavesnes, à droite au coude de la Somme, des unités moins éprouvées attaquent sans relâche. On fait appel aux hautes qualités morales de nos Poilus.
Pendant quarante jours, sous des bombardements d’une violence extrême,
dans des tranchées que la pluie affaisse et que l’on répare chaque nuit, ils tiennent malgré tout, en
améliorant leurs positions et dominant leurs adversaires.
Enfin, le 24 Octobre, alors qu’en traînée de poudre, se propage le bruit heureux d’une victoire sous Verdun, le Bataillon est relevé ; mais il laisse, éternels gardiens du sol sacré qu’ils ont sauvé,
deux Officiers.
En outre, 110 Sous-Officiers, Caporaux et Chasseurs ont été tués ou blessés au cours de cette longue et pénible période. Le 11e est alors embarqué pour les Vosges. » (Extrait de l’Historique, p. 23)

Le 22e BCAP
en 1916. Bataille de la Somme (juil.-nov.) : Rancourt, Sailly-Saillisel (oct.), bois de Saint-Pierre-Waast.Vosges (déc.-janv. 17).
Le 22e BCAP « est alerté, le 3 septembre, pour suivre jusqu’à la première ligne, à la hauteur du Chemin Creux, la progression des unités.
A peine guéri de ses blessures, le Chef de Bataillon Quinat reprend, le 5 septembre, le commandement du bataillon. Toujours en réserve, le 22 fournit chaque nuit des corvées de travailleurs pour assurer la remise en état des tranchées et réseaux de barbelés de première ligne.
Le 20 septembre, il quitte le champ de bataille, s’embarque à Maricourt pour Bougainville, d’où il repart le 25 pour aller se reconstituer à Beaufresne, près d’Aumale (Seine Inférieure). » (Extrait de l’Historique du 22e BCAP, p. 27. Un Passerand du 22e BCAP tué le 19 septembre 1916 (voir ci-dessous)

Septembre 1916, deux Passerands MORTS pour la France dans la SOMME : BOTTOLIER-CURTET Hyacinthe Joseph Maximin, classe 1916, 22e BCAP, BOSSONNEY Edmond André François, classe 1911, 2e canonnier conducteur au 26e Régt Artillerie (lire les détails dans Vatusium 19, p. 19-20)

« Avril 1916 à Mars 1918. Pendant cette période, l’A.C.D. 77 parcourt les différents fronts de l’Artois à la Suisse : Attaque de la Somme en août 1916. Repli stratégique des Boches sur la ligne Hindenburg (mars 1917). (…) » (Historique du 6e RAC, site gallica.bnf)

Un Passerand blessé en septembre 1916 dans la SOMME :
GUBERT Ulysse Adolphe, classe 1914, 159e RI (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

Septembre 1916, autre Passerand remarqué pour son courage : GERDIL MARGUERON Noël Mathurin, classe 1916, 327e RI (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

OCTOBRE 1916 dans la SOMME                                     

« Le mois d’octobre voit se multiplier les petites offensives localisées sans grand succès, les Français piétinent au sud de Péronne autour de Chaulnes et de Villers-Carbonnel. Les forces alliées sur le front de la Somme s’essoufflent. » (Wikipedia)

Les combats pour COMBLES et SAILLY-SAILLISEL, en haut à droite de la carte, en septembre-octobre 1916 

Les combats pour COMBLES et SAILLY-SAILLISEL, en haut à droite de la carte, en septembre-octobre 1916 (Site chtimiste)

Les combats pour COMBLES et SAILLY-SAILLISEL, en haut à droite de la carte, en septembre-octobre 1916 (Site chtimiste)

Le commandant Bréant commandant le 1er bataillon du 90e RI décrit la situation :  
5 octobre 1916. – « Les officiers du régiment avaient été convoqués à la mairie de Pissy par le général, qui nous a dit à peu près ceci « Le corps doit prendre part à l’offensive au nord de la Somme. (…) En Picardie, il ne s’agit plus, comme à Verdun, de résister coûte que coûte L’adversaire n’a plus l’initiative de l’attaque. Les positions qu’il occupe sont improvisées. Mais il faut prévenir nos hommes de certaines difficultés qui les attendent et qui résultent de notre situation de vainqueurs. Nous occuperons toujours un terrain ravagé par nous-mêmes et où il ne reste que des éboulements de terre et des ruines ; les chemins sont détruits, les communications précaires ; par conséquent les ravitaillements seront aléatoires. Il s’ensuivra d’inévitables souffrances, à moins que… à moins que nous n’arrivions à percer, enfin les lignes sans cesse renaissantes de l’ennemi, et à nous retrouver en terres neuves, dans les champs, parmi des villages encore épargnés. (…)

La division marchera donc d’abord, puis viendra le tour de la [nôtre]. Et ce sera peut-être elle qui aura le bonheur et la gloire de percer. » 

Ces derniers mots ayant soulevé un brouhaha de bonne humeur, le général a conclu, sur le même ton : « Mes chers camarades, il n’y a là rien d’impossible ! »
 (Site pages14-18)

LES SOLDATS PASSERANDS en OCTOBRE 1916 dans la SOMME

Deux Passerands blessés et/ou prisonniers en octobre 1916 dans la SOMME :
BOUCHARD Pierre Joseph Chérubin
, classe 1915, 67e BCAP, CHAPPAZ Henri Auguste, classe 1905, 97e RI (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

Carte de la Somme : La Maisonnette et Biaches, au milieu à droite ; Feuillères, au milieu ; Sailly-Saillisel, en haut à droite 

Wikipedia, art. bataille de la Somme

Wikipedia, art. bataille de la Somme

Octobre 1916, autres Passerands remarqués pour leur courage :
DESCRUY Clovis
, Classe 1910, au 11e BCAP, MILLION Léon François, classe 1911, 97e RIA (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

NOVEMBRE 1916 dans la SOMME

« Le 5 novembre, les Français attaquent Sailly-Saillisel mais ne parviennent pas à enlever le bois de Saint-Pierre-Vaast, les Allemands reprennent en partie le contrôle de Sailly-Saillisel.

Lire dans Vatusium 19, page 19 un extrait de l’Historique du 13e BCAP, p. 14 (Un Passerand tué le 10 novembre, voir ci-dessous) :

Au sud de la Somme, la Xe Armée française conquiert Ablaincourt et Pressoir, mais rencontre une forte résistance allemande ailleurs.

Après quelques succès au nord de Thiepval le 13 novembre : prise de Beaumont-Hamel, sur l’Ancre, au nord de la Somme, Saint-Pierre-Divion et Beaucourt-sur-l’Ancre, les Britanniques contrôlent la vallée de l’Ancre mais ne progressent plus.

Carte des combats au nord de la Somme : Hébuterne, Beaumont-Hamel, Saint-Pierre-Divion en haut à gauche ;
Sailly-Saillisel, St-Pierre-Waast,
à droite, au N.E. de Maurepas (Carte complète dans Vatusium 19, p. 17) 

site pierrickauger

site pierrickauger

Carte des combats au sud de la Somme : à Pressoir, Ablaincourt et Saint-Pierre-Waast. (P. Facon, p. 100)
Carte complète dans Vatusium 19, p. 17. 

site pierrickauger

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À partir du 18 novembre, les conditions climatiques se dégradent considérablement, pluie glaciale, neige et blizzard mettent en échec toutes les offensives. C’est la fin effective de la Bataille de la Somme.
Le 21 novembre, Haig décide l’arrêt des offensives britanniques. L’offensive de la Xe Armée française prévue en décembre est ajournée par Foch, le 11 décembre. » (Wikipedia)

18 novembre 1916 Fin de la bataille de la Somme.

Le 18 décembre, Joffre renonce définitivement à l’offensive mettant ainsi fin officiellement à la Bataille de la Somme ;

LES SOLDATS PASSERANDS en NOVEMBRE 1916 dans la SOMME

PERTES de novembre 1916, un Passerand MORT pour la France dans la SOMME :
PUGNET Anselme Alfred (surnom Canti)
, classe 1912 (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

Un Passerand blessé en novembre 1916 dans la SOMME :
BOUDION Henri,
classe 1916, 22e BCAP (lire les détails dans Vatusium 19, p. 20)

Carte de la Somme ; Maricourt, au milieu à gauche 

Wikipedia, art. bataille de la Somme

Wikipedia, art. bataille de la Somme

BILAN de la bataille de Somme

« En cinq mois, la percée tant attendue par laquelle Joffre espérait revenir à une guerre de mouvement s’est transformée une fois de plus en une bataille d’usure, comme à Verdun. Aucun des objectifs principaux n’est atteint. Plus d’un million de victimes pour l’ensemble des belligérants.

Malgré les très faibles gains territoriaux, les Allemands ont été très impressionnés par le bombardement de préparation des Alliés. Le haut-commandement allemand décide la guerre sous-marine à outrance (suite dans Vatusium 19, p. 20). » (Wikipedia)

« 12 kilomètres de gagnés sur le front anglais, 10 sur le front français, pour cinq mois de combats qui ont coûté la vie à plus de 200 000 Britanniques, 170 000 Allemands et 66 000 Français. (…). » (J-Y Le Naour, p. 236-237)

« Les défenseurs de Joffre, qui continuent curieusement à être actifs un siècle plus tard, oseront soutenir que le choix de la Somme et de la stratégie de l’usure était parfaitement adapté et qu’il allait fonctionner. Le front allemand, inlassablement raboté, allait céder. (…) « Avec la défense en profondeur, les Allemands laissaient frapper les Alliés dans un oreiller. Ils pliaient légèrement, leur moral était atteint devant la découverte d’un feu dont ils éprouvaient la supériorité pour la première fois depuis 1914, mais ils tenaient comme les poilus avaient tenu à Verdun. Poursuivre la bataille n’aurait servi à rien. La mémoire nationale pouvait donc oublier la Somme, ces « hécatombes sans résultat » » (Messimy), cet « horrible et inutile carnage » (Lloyd George), héroïser la résistance de Verdun et oublier celle des Allemands en Picardie. » (J-Y Le Naour, p. 236-237)

Sources et sites à consulter pour en savoir plus :

Wikipedia, art. bataille de la Somme https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme

Site Revue historique des armées, art. The Big Push : l’armée britannique sur la Somme :

https://rha.revues.org/4222

site acier et tranchées, blog de l’histoire militaire de la Grande Guerre) https://acierettranchees.wordpress.com/

Interview de Michaël Bourlet sur le site france24.com, art. « Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme »  http://www.france24.com/fr/20160629-grande-guerre-francais-bataille-somme-participation-combats-britanniques-poilus-tommies

site westernfront.gov.au http://www.ww1westernfront.gov.au/french/thiepval/beaumont-hamel.php#

site 14-des-armes-et-des-mots.fr  http://www.14-des-armes-et-des-mots.fr/page/fr/place/somme/

site lejdd.fr http://www.lejdd.fr/Societe/Images/Memoire-de-batailles/Le-trou-de-mine-de-la-Boisselle

site france3-regions Picardie  http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/centenaire-de-la-bataille-de-la-somme-5-heures-de-direct-sur-france-3-picardie-1031271.html

site webverman http://webverman.pagesperso-orange.fr/somme1.htm : bataille de la Somme en 1916

CARTES de la bataille de la Somme :
site france24.com, art. « Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme »  http://www.france24.com/fr/20160629-grande-guerre-francais-bataille-somme-participation-combats-britanniques-poilus-tommies

site pierrickauger https://pierrickauger.wordpress.com/2011/11/04/la-bataille-de-la-somme-de-joseph-foy/

site Aujourd’hui l’éphéméride d’Archimède http://aujourdhui.over-blog.fr/2016/07/1-juillet-1916-debut-de-la-bataille-de-la-somme.html

site 14-18.crdp-limousin.fr http://14-18.crdp-limousin.fr/blog/2016/07/01/2615-morts-pour-la-france-de-haute-vienne-en-1916/

Site chtimiste  http://chtimiste.com/batailles1418/combats/combles.htm

Artillerie  et chars
site cndp.fr/crdp-reims http://www.cndp.fr/crdp-reims/enseigner14-18/index2.php?page=theme&parag=themes/a1/b1/c2

site lautomobileancienne.com  http://lautomobileancienne.com/tank-mark-i-1916/

Historiques et JMO

Historique du 35e RIC Site gallica.bnf  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6331487c.r=.langFR

JMO du 22e BCAP, volume 1916 http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?&ref=SHDGR__GR_26_N_II

site 87dit http://87dit.canalblog.com/archives/2013/07/12/27625364.html

carte de la Somme dans Vatusium 19, p. 17 : site lechocduchampdebataille   http://lechoduchampdebataille.blogspot.fr/2015/09/retour-sur-la-bataille-de-la-somme.html ; ou site https://pierrickauger.wordpress.com/2011/11/04/la-bataille-de-la-somme-de-joseph-foy/

Bibliographie
Patrick Facon, Le grand Atlas de la Première Guerre mondiale, éd. Glénat, 2013

Jean-Yves LE NAOUR, 1916 L’enfer, éd. Perrin, 2014, livre CHePP disponible à la bibliothèque de Passy

Pierre Miquel dans la série romanesque « Les Enfants de la patrie », Fayard, 2002.

Voir nos autres pages sur
– Passy pendant la grande Guerre
en particulier
notre page consacrée au monument aux morts de Passy.

– Passy du XXe siècle à nos jours.

Découvrez aussi, sur notre site, la richesse et la variété du patrimoine de Passy :
 Les ex-voto du temple romain de Passy
– Le château médiéval de Charousse à Passy
– Le retable de la Chapelle de Joux, à Passy
– L’étonnant « Cahier » d’Eugène Delale, école de Passy, 1882
–  La méthode Freinet à l’école de Passy, 1932-1952
– La conduite forcée de 1947-1952 et la production hydroélectrique à Passy
– L’Arve des Gures aux Egratz, à Passy
– Vues panoramiques sur le Mont-Blanc depuis Passy
– L’inalpage dans les « montagnes » de Passy, « l’emmontagnée », et la « remuée » pendant l’été
– La gare de Chedde à Passy et la ligne Le Fayet-Chamonix
– La sculpture d’Albert FERAUD (1921-2008), La Porte du soleil (1973), sur la « Route de la Sculpture Contemporaine » à Passy
– La stèle de la Torchette à Passy et les commémorations du maquis de Montfort

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