Culture, Histoire et Patrimoine de Passy

Cahier d’Eugène Delale, Passy 1882, p. 16-27

Voir notre page concernant la présentation de ce « Cahier de mise au net » fait à l’école primaire de Passy par Eugène Delale, élève de 1ère Division.

Les 64 pages du cahier d’Eugène Delale présentent le contenu de 5 ½ semaines de travail, du lundi 27 février au mercredi 5 avril 1882, milieu de la semaine sainte, 3 jours avant le dimanche de Pâques. Pas moins de 30 problèmes et 32 travaux de français (17 dictées et 15 exercices de « style-rédaction » ou de « composition française »)ont été donnés par le maître pendant ces 5 semaines.

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 16 Lettre (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 16 Lettre (Coll. Jean Perroud)

Notre association CHePP a retranscrit l’intégralité de ce cahier : mais en dehors des premières pages, nous n’avons pas transcrit les « solutions résumées », les « opérations » et les solutions raisonnées » des problèmes ; seuls quelques fac-similés sont présentés.
Les rares erreurs ont été reproduites et signalées par un (sic).

Voici la transcription de la 2ème semaine : du lundi 6 au samedi 11 mars 1882

SOMMAIRE

Pages 16-17 Composition française du 6 mars 1882. Conséquences fâcheuses de l’ivrognerie.
Page 18 Du 6 mars 1882. Problème VII.
Page 19 Du 7 mars 1882. Composition française. Le devoir d’assistance envers les parents.
Pages 20-21 Problème VIII.
Page 22 Problème IX (schéma)
Pages 22-23 Dictée du 8 mars 1882 Le soldat
Pages 23-24 Style. – Rédaction. Le travail utile.
Page 25 Problème X
Pages 25-26 Dictée du 11 mars 1882. Campement des Bohémiens en Bessarabie.
Pages 26-27 Du 11 mars 1882. Problème XI.

CONTENU du CAHIER de mise au net

Pages 16-17

Composition française du (lundi) 6 mars 1882.

Conséquences fâcheuses de l’ivrognerie.

Voyageant par voies, par chemins, par monts et par vaux, l’inspecteur des écoles, dans ses longues tournées, voit beaucoup de choses, de bonnes, de mauvaises, de jolies et de laides.
Ecoutez bien cette histoire.
Elle est vraie et récente.
Elle contient du mal et du bien.

J’arrivai dans une commune perdue dans les bois. Il était midi passé, lorsque je rencontrai trois ouvriers qui se rendaient à leur travail.
Un moment après, j’entendis crier derrière moi : « Halte là ! on ne passe pas ! » Et en même temps, le plus jeune des ouvriers arrêtait une voiture chargée de charbon. Où était le charbonnier ? L’ouvrier monta sur le char, et trouva le charbonnier couché entre deux sacs de charbon, dormant à poings fermés. L’ouvrier pris (sic) la bride du cheval pour l’emmener chez ses parents. « Qu’a-t-il donc ce malheureux, lui dis-je aux (sic) passage ? – Il est en ribotte (sic). – Vous le connaissez donc. – Oui, il est du pays, et il est tout seul avec sa mère, qui est sans doute inquiète de ne pas le voir revenir. – Quel âge a-t-il ? – Il est du tirage cette année. – Est-ce que ça lui prend souvent de se mettre dans un pareil état ? – Non, jamais, et c’est le meilleur enfant du monde. »
Nous marchions ainsi côte à côte, lorsqu’un omnibus vint à passer. Les voyageurs jetèrent en souriant un coup d’œil de pitié sur la voiture. Et l’ouvrier avait bien eu la précaution de mettre le char un peu au bord pour laisser le passage à l’omnibus. Le charbonnier, secoué par la voiture se réveilla, et se leva pour nous regarder, avec les yeux hébétés et en s’étendant de tout son long sur la voiture.
« Ne bouge pas, ne bouge pas, » lui dit l’ouvrier en montant sur le char pour le rassurer.
L’ouvrier parvint enfin à le calmer un peu ; mais aussitôt l’ouvrier fut-il descendu que le charbonnier recommença ses débats désordonnés.
L’ouvrier remonta sur le char, pendant que je conduisis le cheval, lorsqu’une lutte allait s’engager entre les deux hommes percés (sic) sur les sacs vacillants.
Un troixième (sic) ouvrier arriva, qui était un ami du charbonnier. Il monta sur le char, et parvint enfin à calmer le charbonnier.
On allait arriver chez l’ivrogne, mais ici la monté (sic) était rude, et l’ouvrier faisait ce qu’il pouvait pour aider la bonne bête. On arriva enfin, et l’ouvrier me dit : « Voilà ici sa mère. » C’était une bonne femme, et, entendant les sonnettes du cheval, elle était vite venu (sic) ouvrir.

Page 18

Du (lundi) 6 mars 1882.

Problème VII. (voir les fac-similés ci-dessous)

On veut partager la somme de 627 fr. en 3 personnes de manière que la part de la 1ère soit à celle de la 2e comme 2/3 est à ¾ et que la part de la 2e soit à celle de la 3e comme 4/5 est à 8/7. Quelle doit être la part de chaque personne ?

Solution résumée (…)

Opérations (…)

Réponses : La première personne recevra 168 fr. ; la deuxième 189 fr. ; la troisième 270 fr.

Solution raisonnée (…)

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 18 - 19, problème VII (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 18, problème VII (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 19, problème VII (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 6 mars 1882, p. 19, problème VII (Coll. Jean Perroud)

Page 19

Du (mardi) 7 mars 1882

Composition française (voir les fac-similés ci-dessous)

Le devoir d’assistance envers les parents.

Canevas. – Vos parents, accablés par l’âge et les infirmités ne sont plus en état de gagner leur vie par le travail. – Vous écrirez à vos frères qui habitent loin de vous pour les inviter à s’entendre avec vous pour leur constituer une rente viagère.

Développement

Pages 20-21

Passy, le (mardi) 7 mars 1882 (voir le fac-similé ci-dessous)

Mes chers frères,
Je regrette que les besoins de la vie vous éloignent si loin de la maison paternelle ; car, malgré les lettres récentes que vous ai écrites, vous ne pouvez pas savoir ce qui se passe dans la famille.
Récemment, nos bons parents vous ont écrit, et vous on (sic) dit qu’ils se portaient très bien, et que leur position était à peu près satisfaisante. Mais cette lettre est inexacte. Accablés par le travail auquel ils se sont livrés et par le poids des années, nos bien-aimés parents ne sont plus en état de gagner leur vie. Comme vous le savez, ils n’ont pas beaucoup d’économies ; car ils les ont sacrifiés (sic) à nous donner une bonne instruction pour nous faire obtenir une position sociale.
Nos parents sont vieux ; mon père qui était jadis un homme laborieux, se rend à l’atelier appuyé sur un bâton ; ma mère ne peut vaquer à ses occupations : deux choses contribuent à l’en empêcher : sa vue baisse, et ses jambes faibles lui refusent le service. Moi seul, je vois leur misère, et il nous faut promptement y remédier. Le moment est venu, mes chers frères, de rendre à nos bons parents une partie des bienfaits dont nous avons été comblés dans notre enfance.
Plus je pense à mes premières années, plus la conscience me pousse à remplir mon devoir, c’est pour cela que je vous écris cette lettre, dans laquelle je vous fais connaître leur situation et la bonne idée que je vais vous communiquer ci-dessous, et je pense que vous l’affirmerez.
Vu les bienfaits dont nous avons été comblés, j’ai pensé vous dire de nous entendre et de procurer à nos parents une rente viagère. Nous sommes quatre ; nous leur donnerions chacun 200 francs par an, ce qui fait 800 francs en tout, et nous leur offririons cette somme au nouvel an pour leurs étrennes.
J’attends avec joie votre lettre affirmative.
Je vous renouvelle l’assurance de ma tendre affection.
Votre frère dévoué, Delale Eugène.

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 20 Lettre (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 20 Lettre (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 21 Lettre, fin (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 21 Lettre, fin (Coll. Jean Perroud)

Problème VIII

Quand la 1e qualité de beurre frais se vend 2 fr. 85 le kilogramme, et la 2e qualité 1 fr. 95 ; la 1e qualité donne par la cuisson 1 hgr 10 gr de déché (sic) par kilogramme, et la 2e qualité 1hgr 50. Dans ces conditions, on demande 1° le prix du kgr. de beurre cuit de chaque qualité ; 2° l’économie que réaliserai (sic) par an une famille qui consommerai (sic) annuellement 15 kgr. de beurre cuit de la 2e qualité, au lieu de faire usage du beurre de la 1e qualité.

Solution résumée (…)

Opérations (…)

Réponses : 1) Le kilogramme de beurre cuit de la 1ère qualité coûte 3 fr. 20 ; 2) Le kilogramme de beurre cuit de la 2ème qualité coûte 2 fr. 29 : 3) Cette famille réaliserait un bénéfice de 13 fr. 65.

Page 22

Problème IX (voir le fac-similé ci-dessous)

(schéma) Une fosse à fumier à (sic) la forme d’un trapèze dont la hauteur est 3 m 80  et les base (sic) 4 m 40 et 3 m 90. La valeur du fumier qu’elle contient est 94 fr. 60. Sachant que le mètre cube de fumier vaut 5 fr., on demande l’épaisseur de la couche.

Solution résumée (voir le fac-similé ci-dessous) : Volume du fumier ; surf. de la base ; épaisseur.

Opérations (voir le fac-similé ci-dessous)

Réponse : l’épaisseur de la couche est de 1 m 20.

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 22 problème IX (Coll. Jean Perroud)

Cahier d’Eugène Delale, 7 mars 1882, p. 22 problème IX (Coll. Jean Perroud)

Pages 22-23

Dictée du (mercredi) 8 mars 1882

Le soldat

Le soldat (,) jeunes gens, c’est l’homme auquel la patrie a confié la mission sacrée de veiller sur son honneur et de garantir son indépendance. En lui donnant l’uniforme et le fusil, elle lui a dit : « Prends cet équipement, prends ces armes. Désormais souviens-toi que tu te consacres à mon service, que tu deviens mon défenseur et que je compte sur toi. Rends-toi digne de la confiance que je te témoigne. La tâche que je t’impose est si noble que de nobles cœurs seuls peuvent s’en acquitter. Si modeste que paraisse ton role (sic), tu es l’homme utile par excellence dans la nation. Tandis que tu t’habitues au maniement des armes, que tu t’exerces à supporter le froids (sic), le chaud et la fatigue, que tu t’assouplis à l’obéissance, le pays, grâce à toi qui veilles sur lui, peut se livrer tranquillement aux travaux de la paix. Si vous n’étiez pas là, toi et tes camarades, le ( mots manquants) manqueraient de la sécurité sans laquelle ils ne sauraient se développer . Sois donc fier de ta mission. Et cet uniforme qui parle à tous les yeux de l’œuvre à laquelle tu vas consacrer cinq ans de ta vie, cet uniforme que portèrent tes aïeux sur tant de champs de bataille, respecte-le, garde-toi de le déshonorer.

(Rappel : pas d’école le jeudi)

Pages 23-24

Style. – Rédaction.

Le travail utile.

Passy, le (vendredi) 10 mars 1882.

Cher oncle,
J’ai profité de ce que nous avons eu quelques jours de vacances la semaine dernière pour assister à la fête de la ville voisine qui a été d’un aspect inaccoutumé. Les baraques des saltimbanques tenaient presque toute la grande place. Je me suis amusé près de deux heures à regarder la force et l’adresse dont ces hommes sont doués.
Revenant chez moi, je me disais : ces hommes ne feraient-ils pas mieux d’employer la force et l’adresse dont ils sont doués à un métier plus honnête, à l’agriculture ou à l’industrie par exemple ? ne gagneraient-ils pas plus honorablement leur vie ?
Au lieu de passer tout d’un coup des excès aux privations, d’une brillante recette à un gain nul, ne seraient-ils pas mieux d’être réunis en famille et ayant toujours une nourriture régulière ?
Au lieu de cette vie aventureuse, ne seraient-ils pas mieux au sein de leur famille, vivant comme de bons campagnards. Ils doivent avoir fait des études pour obtenir la force et l’adresse dont ils font preuve ; ils doivent aussi avoir dépensé de l’argent.
Je compare, cher oncle, cette vie aventureuse à la noble demeure du campagnard. Celui-ci, retiré dans  sa famille, vit en paix au milieu de sa femme et de ses enfants qui l’entoure (sic) ; tandis que le saltimbanque vit loin des siens, exposé à tous les dangers.
Je pense, cher oncle, que vous approuverez mon idée, et que vous y donnerez votre assentiment.
J’ai l’honneur d’être votre tout dévoué neveu, Delale Eugène

Page 25

Problème X 

Un vigneron remplit de raisons une cuve de la forme ci-contre (trapèze) ayant les dimensions suivantes 1 m 40 de diamètre intérieur au bas, 0 m 98 de diamètre à la ligne d’affleurement ; la hauteur 2 m 10. La quantité de vin n’est que les 3/5 du volume total. En outre, on admet que par l’éclaircissement, ce vin donne 6 p. % de lie. Nombre de litres de vin clair. Valeur à raison de 0 fr. 45 le litre.

Solution résumée (…)

Opérations (…)

Réponses : Cette cuve contient 1631 litres de vin clair ; Le vin coûte 733 fr. 95 centimes.

Pages 25-26

Dictée du (samedi) 11 mars 1882.

Campement des Bohémiens en Bessarabie. 

La horde s’épand à grand bruit. On plie les tentes, les chariots sont prêts à partir ; tout s’ébranle à la fois. Les voilà cheminant par les plaines désertes. Des ânes ouvrent la marche, portant dans des paniers des enfants qui se jouent.

Derrière viennent les maris, les frères, les femmes, les filles jeunes et vieux. Quelle bigarrure de haillons aux couleurs éclatantes ! Que de cris ! Quel tapage ! Aux refrains de la Bohême se mêlent les grognements de l’ours qui mord impatiemment sa chaîne. Les chiens hurlent à la cornemuse qui ronfle, tandis que les roues grincent sur le gravier de granit. Cohue, misère, sauvagerie ! Mais tout cela est si plein de vie et de mouvement !

Entre les roues des chariots, derrière des lambeaux de tapis, on voit briller le feu. La horde alentour apprête son souper. Sur le gazon les chevaux paissent à l’aventure. Un ours apprivoisé a pris son gîte auprès d’une tente. Les femmes chantent, les enfants crient, les marteaux font résonner l’enclume de campagne.

(Mérimée. Traduit de Pouchkine)

Note CHePP : Texte original « Les Bohémiens », poème de Alexandre Pouchkine, « Des Bohémiens, troupe bruyante, vont errant en Bessarabie ; aujourd’hui, sur la rive du fleuve, ils plantent leurs tentes déchirées. Douce comme l’indépendance est leur nuitée ; qu’on dort bien à la belle étoile! Entre les roues des chariots, derrière des lambeaux de tapis, on voit briller le feu. La horde alentour apprête son souper. Sur le gazon, les chevaux paissent à l’aventure. Un ours apprivoisé a pris son gîte auprès d’une tente. Tout est en mouvement au milieu du désert; on part demain à l’aube et chacun fait gaiement ses préparatifs. Les femmes chantent, les enfants crient, les marteaux font résonner l’enclume de campagne. Mais bientôt sur la bande vagabonde s’étend le silence du sommeil et le calme de la steppe n’est plus troublé que par le hurlement des chiens et le hennissement des chevaux. Tout repose, leurs feux s’éteignent, la lune brille seule dans le lointain des cieux, versant sa lumière sur la horde endormie.(…) »

Une version plus longue de ce texte de Mérimée sera donnée en dictée au Brevet élémentaire pour les « aspirantes », à Paris, le 26 mai 1915 (Journal des instituteurs, 62e année n° 13, dimanche 19 décembre 1915, p. 50) ; de même le 3 juin 1918 (INRP Manuel général de l’instruction primaire, 86e année, n° 6, 2 novembre 1918,  p. 71, préparation aux examens)

Pages 26-27

Du (samedi) 11 mars 1882.

Problème XI.

Dans un des plateaux d’une balance on met un cylindre de cuivre dont la densité est 8,85 ; le rayon du cylindre égale 0 m 08, sa longueur est de 0 m 25 ; dans le second plateau, on met une sphère d’un autre métal et le rayon de cette sphère est 0 m 15 ; la balance se tient en équilibre. Quelle est la densité du 2e métal ?

Solution résumée (…)

Opérations (…)

Réponse : La densité de ce métal est de3,146 millièmes.  

FIN de la 2ème semaine  

Voir les autres pages de notre site consacrées à ce cahier :

TRANSCRIPTION et/ou REPRODUCTION de l’INTEGRALITE du cahier :

– Cahier d’Eugène Delale, Passy, p. 1-15, semaine du 27 février au 4 mars 1882
– Cahier d’Eugène Delale, p. 28-38, semaine du 13 au 18 mars 1882
– Cahier d’Eugène Delale, p. 39-50, semaine du 20 au 25 mars 1882
– 
Cahier d’Eugène Delale, p. 51-64, semaine du 27 mars au 5 avril 1882

SYNTHESES :

– Rédactions et dictées patriotiques dans le Cahier d’Eugène Delale, Passy
– Cahier d’Eugène Delale, école de Passy Chef-lieu, 4 mars 1882 : Problème de géométrie VI 
– Enoncés des 30 problèmes du cahier d’E. Delale 
–  La protection des oiseaux insectivores enseignée aux écoliers de Passy, Cahier d’Eugène Delale, 24 mars 1882, p. 45

Autres pages sur…
  l’enseignement à Passy
– l’enseignement du tir dans les écoles primaires de Passy , à propos de l’’éducation civique, patriotique, républicaine et militaire de 1870 à 1914

à découvrir également…
 Le Journal scolaire de Passy, M. Dunand et la méthode Freinet

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